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Samedi, au-delà des émeutes, quelque chose de très fort s’est produit !

Par Nastrit Daul (13 février 2017)
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Le rassemblement de ce samedi à Bobigny fût loin d'être ce que nous présentent seulement les médias, a savoir un simple déchaînement de violences.

Au contraire : cela faisait bien longtemps qu'un tel rassemblement, regroupant majoritairement des habitant.e.s des quartiers populaires, n'avait pas eu lieu.

Dès 16 heures, la place devant le tribunal de grande instance de Bobigny était noire de monde. La tension était perceptible dans la foule, tant due à la colère suite au viol de Théo par 4 policiers que par les prises de paroles successives, très engagées.

Successivement ont été dénoncées les violences policière systématiques que subissent les habitant.e.s des quartiers populaires. Il a été rappelé que chaque jours, les contrôles au faciès étaient de rigueur, auxquels s'ajoutent des insultes racistes, des attouchements, des coups et blessures.

Les intervenant.e.s ont aussi rappelé le lien direct entre la gestion ultra-repressive des quartiers populaires et l'ordre colonial imposé en Afrique.

Au delà de ces dénonciations, un très vif sentiment anti-policier régnait dans le rassemblement, d'autant que des flics et des baqueux, armures et flasballs en main surplombaient la foule.

Des « flics, porcs, assassins », « tout le monde déteste la police » ou encore « Zyed, Bouna, Théo et Adama, on n'oublie pas, on n'pardonne pas » étaient régulièrement scandés par la foule.

Vers 17h30 ont éclatés des affrontements auxquels la police a jugé bon de mettre fin en aspergeant littéralement la place de gaz lacrymogènes et en tirant sur la foule depuis la passerelle, tout en cadenassant progressivement le parc, réduisant progressivement les issues possibles.

S'en sont suivis des affrontements dans toute la ville ainsi que 37 interpellations après un saccage en règle de mobilier urbain, distributeurs de billets et magasins.

Au delà de ces affrontements, une chose s'est dégagée nettement de ce rassemblement : la volonté d'en découdre avec cet État raciste, dans lequel des flics violeurs et des meurtriers sont protégés par la justice.

Face à cela, l'organisation est la solution. La marche pour la Justice et la Dignité du 19 mars s'annonce comme étant une date très importante pour ces combats.

#justicepourthéo

#justicepouradama

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