[RSS] Twitter Youtube Page Facebook de la TC

Actualités et analyses [RSS]

Lire plus...

Newsletter

Twitter

Allègements records de cotisations sociales : c’est le salaire différé des travailleurs qui est amputé !

Une nouvelle fois, les exonérations de cotisations ont explosé en 2008 : +13,1%, après +13,5% en 2007 et +13,6% en 2006 ! Elles représentaient 30,7 milliards d’euros en 2008, ce qui correspond au fameux déficit record de la Sécurité sociale prévu pour 2010. Principale mesure responsable cette hausse spectaculaire en 2008 : les exonérations de cotisations sur les heures supplémentaires (qui représentent 2,8 milliards d’euros).

La baisse des cotisations sociales payées par les patrons est une baisse du salaire différé. Certes, l’État compense (partiellement) ces exonérations en alimentant les caisses de la Sécurité sociale. Mais cette compensation n’est pas neutre, puisque ce sont alors essentiellement les travailleurs qui financent, via les impôts (prélèvement sur leur salaire direct), leur protection sociale. Avec les exonérations de cotisations – que celles-ci soient ou non compensées par l’État – il y a donc une baisse du salaire total et corrélativement une hausse des profits.

Même si elles sont plus « indolores », les exonérations de cotisations sociales sont tout aussi inacceptables que les baisses du salaire direct. Il faut revendiquer la suppression de toutes les exonérations, sans lesquelles il n’y aurait pas le fameux « trou » de la Sécurité sociale.

Salaire

La distinction entre cotisations « salariales » et cotisations « patronales » est une distinction purement comptable : les cotisations « salariales » apparaissent sur la feuille de paie et constituent, en sus du salaire net, le salaire brut (si bien qu’elles peuvent apparaître comme une déduction du salaire net, et donc « payées » par le salarié) ; les cotisations « patronales n’apparaissent pas sur la feuille de paie. Mais les deux types de cotisations sont payés par le patron, qui paie donc l’ensemble du salaire (direct et indirect). Le salaire direct va directement dans la poche du salarié, alors que le salaire indirect (ou différé) est mutualisé sous forme de prestations sociales.

Salaire
Source : slovar.blogspot.com

Télécharger au format pdf

Ces articles pourraient vous intéresser :

GM&S

Face aux fermetures de site, plans sociaux, chantages patronaux... Se battre pour la nationalisation sous contrôle des travailleurs/ses des entreprises !

Mettre en avant la nationalisation sous contrôle des travailleurs/euses, couplée avec des mesures de rupture avec la libre concurrence, c’est revendiquer une perturbation des règles du jeu capitaliste (propriété privée des moyens de production et libre concurrence) et cela permet de faire le pont avec la défense de notre projet de société communiste.

Lire la suite...

Télécharger en pdf Tweeter Facebook

Ordonances Macron

Sur le meeting de la Bourse du travail du 26 juin organisé par Ruffin contre les ordonnances de Macron : des bonnes intentions mais aucune stratégie pour gagner

Dans une chaleur étouffante, il soufflait un bol d'air frais dans la grande salle de la Bourse du travail. Mais les différentes interventions n'ont au final pas abordé la question centrale : comment faire pour empêcher Macron de faire passer ses ordonnances ? Avant que Ruffin conclut en disant « rendez-vous début septembre pour un nouveau meeting » (!), une syndicaliste s'est imposée et a fait une magnifique intervention : il faut préparer une vraie mobilisation, c'est-à-dire une grève, avec occupation des lieux de travail. Cette intervention a été ovationnée, et Ruffin a lamentablement botté en touche : « c'est pas cet été qu'on occupera » ; « on doit d'abord argumenter, lever une espérance ». Lire la suite...

Télécharger en pdf Tweeter Facebook