[RSS] Twitter Youtube Page Facebook de la TC

Actualités et analyses [RSS]

Lire plus...

Newsletter

Twitter

Toujours plus loin dans l’abjection : pour avoir le privilège d’être français, les immigrés doivent démontrer leur adhésion aux valeurs de la bourgeoisie française

Par Gaston Lefranc ( 1 février 2010)
Tweeter Facebook

Le 2 février, Éric Besson (ministre de l’immigration) a refusé la nationalité française à un ressortissant étranger dont la femme (française) porte le voile intégral. C’est la première fois que la naturalisation par le mariage est refusée pour ce motif. Aujourd’hui, pour devenir français, il faut passer un entretien individuel avec un agent de la préfecture, afin de « vérifier l’assimilation à la communauté française ». C’est sur la base de cet entretien que Besson a pris cette décision. En juin 2008, le Conseil d’État avait déjà rendu un arrêt confirmant le refus d’octroyer la nationalité française à une Marocaine en prétextant une « pratique radicale de la religion incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française ».

Ainsi, pour qu’un étranger puisse devenir français, il doit se soumettre à une police de la pensée qui doit vérifier son adhésion aux « valeur de la république ». C’est un procédé néocolonial qui impose que l’étranger se prosterne devant les valeurs de la bourgeoisie du pays d’accueil.

Les gouvernements bourgeois n’ont aucune raison de s’arrêter de stigmatiser les populations les plus exploitées et les plus fragilisées. C’est d’autant plus écœurant qu’ils se drapent derrière le drapeau de l’humanisme. Face à ces opérations de plus en plus abjectes, les marxistes révolutionnaires doivent organiser l’ensemble des travailleurs pour s’opposer à ces opérations qui visent les couches les plus fragiles du prolétariat. Ils doivent avoir le courage de torpiller l’unité nationale autour du consensus républicain bourgeois, et de ne faire aucune concession aux préjugés racistes qui sont enracinés au sein du prolétariat français. Le NPA doit s’adresser à l’ensemble des travailleurs, quelle que soit leur pratique religieuse, pour déjouer les manœuvres du gouvernement et bloquer les dispositifs qui visent à stigmatiser la population d’origine immigrée.

Télécharger au format pdf

Ces articles pourraient vous intéresser :

Racisme d’État/Violences policières

19 mars : la marche pour la Justice et la Dignité a été un succès

Ce dimanche 19 mars, un front de lutte radical et déterminé à fait irruption dans la campagne présidentielle.

À l'appel de 14 familles victimes de crimes policiers dont celles d'Ali Ziri, d'Abdoulaye Camara ou encore de Rémi Fraisse et de nombreuses organisations de luttes contre les violences policières tel le collectif Urgence notre police Assassine, [dont la porte-parole Amal Bentounsi grâce à lutte sans treve réussi à faire condamner le policier assassin de son frère], la marche pour la Justice et la Dignité à été un succès malgré une invisibilisation médiatique systématique.

Lire la suite...

Télécharger en pdf Tweeter Facebook

Édito

De Calais à Stalingrad, de Beaumont-sur-Oise en Paca : le tour de France du racisme et de l’impunité

Indignation, dégoût et mépris. Voilà ce que l'on peut retenir de cette semaine pendant laquelle le gouvernement de « monsieur 4% » continue sa sale besogne. Face a la surenchère sécuritaire étalée lors des primaires de la droite, les copinages FN-LR anti-migrants ou encore la continuation des manifs de flics réclamant toujours un permis de tuer (malgré une nouvel assassinat), l’État s'est inscrit dans la continuité de sa politique sécuritaire, évacuant le campement de Stalingrad après avoir détruit la « jungle » de Calais. Lire la suite...

Télécharger en pdf Tweeter Facebook

Racisme d’État/Violences policières

« Faisons front ! » : meeting de Jussieu contre l’islamophobie et les racismes d’État

Ce vendredi 21 octobre avait lieu à l'université de Jussieu un important meeting organisé conjointement par le comité de mobilisation de la fac et l'association d'étudiant-e-s Averroès. Celui-ci s'inscrivait dans la continuité du meeting à Tolbiac du 6 octobre, mais aussi dans le contexte des meetings interdits plus récemment à l'université d'Évry et à Tolbiac. Avec une affluence d'environ 200 personnes, il constituait un véritable événement dans la vie de cette fac immense qui passe pour une des moins politisées de la capitale. Les cinq interventions depuis la tribune ont été saluées par de vifs applaudissements et des slogans politiques repris en chœur. Lire la suite...

Télécharger en pdf Tweeter Facebook

Répression / Violences policières / Racisme d’État

Meeting unitaire : «En France la peine de mort est abolie mais pas la mise à mort»

Jeudi dernier, deux mondes séparés se sont rencontrés lors d'un meeting à la fac de Tolbiac mettant au centre la dénonciation de la répression et des violences policières. D’un côté des jeunes, des étudiant.e.s, des syndicalistes, qui ont pu faire l'expérience de la répression d'Etat au printemps dernier dans leur mobilisation contre la loi travail. De l’autre, des militant.e.s de l’antiracisme politique, des proches ou parent.e.s de victimes des violences policières, bien au fait de cette réalité éprouvée quotidiennement, et cela depuis des décennies déjà, dans les quartiers populaires ou plus généralement par les personnes non-Blanches. Dans la salle comble, les différentes parties ont clairement affirmé la nécessité et la volonté d'arriver à lutter ensemble, au-delà de ce premier pas, pour obtenir justice et faire vraiment reculer les violences et le racisme d'Etat. Lire la suite...

Télécharger en pdf Tweeter Facebook