[RSS] Twitter Youtube Page Facebook de la TC

Actualités et analyses [RSS]

Lire plus...

Newsletter

Twitter

Mead emballages (Indre) : les dégâts du capitalisme

Par Correspondants (30 juin 2010)
Tweeter Facebook

Sans attendre les avis des instances consultatives de l’entreprise, la direction de Mead Emballages a brutalement annoncé aux salariés la fermeture du site de Châteauroux le 2 juin 2010. Les salariés de cette entreprise en parfaite santé et hautement performante, qui fabrique des cartons d’emballages alimentaires (Kronenbourg, Heineken…), sont bradés sur l’autel du capitalisme pour engraisser un peu plus les actionnaires. Aussitôt après avoir annoncé cette nouvelle aux salariés, les représentants de la direction sont partis par une porte dérobée et se sont engouffrés dans une voiture pour quitter au plus vite Châteauroux… Cette lâcheté, préparée depuis longtemps, est inhérente au capitalisme. À Châteauroux, ce sont 254 salariés qui se retrouvent à la rue avec tous les drames humains que cela comporte.

Les salariés ont aussitôt décidé d’occuper l’entreprise afin que la direction honore les engagements du plan social qu’elle avait annoncé il y a quelques mois. Bien conscients que l’outil de travail est à eux, ils se relaient 24h/24 afin d’empêcher que celui-ci soit retiré de l’entreprise.

Depuis cette occupation, les belles âmes de la gauche bourgeoise du PS se sont rendus sur le site (avec la presse bien sûr !), alors qu’on ne les avait pas beaucoup vues lors de la grève dure qu’a connue cette entreprise l’an passé… Il est curieux de constater qu’aucun, de Sapin à Weber (député européen) en passant par Laignel, n’ait évoqué à aucun moment le système capitaliste comme responsable. Amnésie également sur les décrets d’application d’une loi contre les licenciements qui n’ont jamais été promulgués par le PS lorsqu’il était au pouvoir… Les salariés ont même reçu la visite de Jean-François Mayet, sénateur-maire UMP de Châteauroux, alors que le même déclarait il y a quelque temps que si la boîte fermait, « ce serait de la faute des syndicalistes qui ne veulent rien entendre » !

Le comité NPA I.N.D.RE (Internationaliste, Novateur, Démocratique, REvolutionnaire), basé à Argenton, a soutenu dés le début la colère et la détermination des salariés à occuper les lieux et à barricader les entrées : visites régulières, collage contre les licenciements, communiqué de presse, article dans le journal du comité distribué sur les marchés, participation à la manif devant la Préfecture pendant l’entretien des « patrons voyous » avec le Préfet… Le combat des salariés est tout à leur honneur et ils ont par ce fait déjà gagné leur dignité contrairement aux patrons qui, eux, ne méritent aucun respect.

La direction vient de faire quelques minimes concessions sur le PSE, mais demande en échange aux salariés, par un odieux chantage, d’abandonner l’occupation de l’usine et de renoncer à toutes démarches judiciaires concernant le premier plan signé et non respecté.

Ce n’est que par la convergence des luttes et l’auto-organisation des travailleurs que nous pourrons avancer vers la destruction du capitalisme. Les syndicalistes de Rencast, autre usine de Châteauroux en lutte l’an passé, l’ont bien compris, eux qui après avoir sauvé leur entreprise et obtenu qu’aucun licenciement n’ait lieu, ont soutenu ceux de la Mead lors de la grève de 2009.

Télécharger au format pdf

Ces articles pourraient vous intéresser :

Lutte de classe

Rencontre nationale du 10 juin du Front Social

Près de 500 personnes se sont réunies ce samedi 10 juin pour la rencontre nationale du Front social. D’après le recensement, le Front Social compte à la date de la rencontre nationale 23 regroupements locaux. 13 d’entre eux étaient présents. 102 structures ont rejoints officiellement le Front Social, parmi elles 79 structures syndicales (des syndicats SUD en priorités), 23 associations. Des représentant-e-s de 40 structures observatrices (non encore signataires) sont venu-e-s à cette journée organisée dans l’annexe de la Bourse du Travail, rue du Temple à côté de la place de la République, dans la salle Hénaff. Lire la suite...

Télécharger en pdf Tweeter Facebook