[RSS] Twitter Youtube Page Facebook de la TC

Actualités et analyses [RSS]

Lire plus...

Newsletter

Twitter

Imbroglio juridique autour de la situation de Veninov

Par Jean Veymont ( 9 octobre 2011)
Tweeter Facebook

(Suite de notre article du mois d’août)

L’usine Veninov de Vénissieux (Rhône) est toujours occupée par ses salariés qui attendent depuis deux mois le dénouement d’une situation juridique et financière. La 4ème table ronde, le 3/10 à la Préfecture, comme les précédentes n’a débouché sur rien de concret d’autant que le lendemain Véninov était au TC Nanterre où Gordon Brother conteste la date de cessation de paiement retenue par le Tribunal (novembre 2010).

Faute d’échange des pièces entre les deux parties (Alkor-Vénilia/ Gordon Brothers) l’audience a été renvoyée et l’affaire sera plaidée le 25 octobre. Chez les salariés, la déception est grande, la colère, aussi. « Ils cherchent à gagner du temps. Ils pensent que plus ça traîne, plus on va abandonner ! » commente Stéphane Navarro CGT

À la sortie de l’audience, selon le mandataire judiciaire chargé du dossier « les chances de reprise sont… quasi inexistantes. Pour moi, aujourd’hui, la reprise de l’activité sur le site, ce n’est plus une hypothèse, c’est un mirage, du moins dans ces conditions. Il n’y a pas d’investisseur crédible (Windhager-Garden). Il ne précise pas par quelles parties de l’usine il est intéressé, n’est pas disponible avant le 25 octobre, n’a pas d’avocat en France… Bref, ce n’est pas sérieux. Il y avait un temps pour une reprise sans interruption de l’activité, c’était jusqu’à la fin du mois de juillet. Cela a été un échec. Aujourd’hui, nous sommes dans un autre temps, celui de la justice. »

Et ce temps de la justice pourrait prochainement, probablement avant l’audience du 25 octobre, prendre la forme d’une assignation de Gordon Brothers devant le tribunal de commerce. Ce qui pourrait signifier paradoxalement la fin des espoirs d’une reprise rapide de l’activité car cette procédure pourrait être très longue, probablement une, voire deux années, surtout s’il y a appel de la part de Gordon Brothers.

Le liquidateur judiciaire a accordé un nouveau délai d’une dizaine de jours pour qu’un repreneur se manifeste plus concrètement Quant au préfet, il se donne jusqu’à la fin du mois d’octobre pour trouver une solution de reprise. Le député de la circonscription, André Gerin avance l’idée de la création d’une coopérative ouvrière, mais pour cela, il faudra faire sauter le verrou représenté par Gordon Brothers……autant dire que cette solution est plus qu’improbable.

Une assemblée générale aura lieu le vendredi 7 octobre à 9 h 00.

Certes, l’imposture révèle les magouilles financières de ces capitalistes voraces qui entraînent dans leur tourbillon prédateur et dévastateur les 87 travailleurs mais le chemin est encore long pour que leurs droits soient reconnus. Aujourd’hui, ils ont besoin de soutien moral, financier car la procédure engagée sera longue et le résultat n’est pas acquis. Les travailleurs de Veninov ne se battent pas pour d’hypothétiques indemnités de licenciement mais pour leur dignité de travailleurs à savoir la sauvegarde de tous leurs emplois. Par leur lutte déterminée et unitaire, ils sont un exemple pour toute la classe ouvrière en butte à la barbarie de ce capitalisme exterminateur et obscène.

Télécharger au format pdf

Ces articles pourraient vous intéresser :

GM&S

Face aux fermetures de site, plans sociaux, chantages patronaux... Se battre pour la nationalisation sous contrôle des travailleurs/ses des entreprises !

Mettre en avant la nationalisation sous contrôle des travailleurs/euses, couplée avec des mesures de rupture avec la libre concurrence, c’est revendiquer une perturbation des règles du jeu capitaliste (propriété privée des moyens de production et libre concurrence) et cela permet de faire le pont avec la défense de notre projet de société communiste.

Lire la suite...

Télécharger en pdf Tweeter Facebook

Ordonances Macron

Sur le meeting de la Bourse du travail du 26 juin organisé par Ruffin contre les ordonnances de Macron : des bonnes intentions mais aucune stratégie pour gagner

Dans une chaleur étouffante, il soufflait un bol d'air frais dans la grande salle de la Bourse du travail. Mais les différentes interventions n'ont au final pas abordé la question centrale : comment faire pour empêcher Macron de faire passer ses ordonnances ? Avant que Ruffin conclut en disant « rendez-vous début septembre pour un nouveau meeting » (!), une syndicaliste s'est imposée et a fait une magnifique intervention : il faut préparer une vraie mobilisation, c'est-à-dire une grève, avec occupation des lieux de travail. Cette intervention a été ovationnée, et Ruffin a lamentablement botté en touche : « c'est pas cet été qu'on occupera » ; « on doit d'abord argumenter, lever une espérance ». Lire la suite...

Télécharger en pdf Tweeter Facebook