[RSS] Twitter Youtube Page Facebook de la TC

Actualités et analyses [RSS]

Lire plus...

Newsletter

Twitter

Conférence des 19 et 20 mars : un bilan difficile à établir

Les délégué-e-s ont voté un texte presque unanimement, un texte qui se délimite des réformistes, et qui donne quelques axes programmatiques. A quatre voix près, la catastrophe de ne pas critiquer les attitudes des directions syndicales a été évitée. Dans un contexte où les syndicats conservent une influence importante sur les mobilisations mais où beaucoup de travailleurs/euses se méfient de la politique de leurs directions, le parti se devait d'exprimer un avis sur cette question.

Mais aucun pas en avant décisif n'a été fait dans les clarifications politiques du parti : les portes paroles de la PFC (au nombre de deux sur quatre) et Philippe Poutou interprètent les textes selon leur propre ligne politique, et la campagne du NPA ressemblera probablement beaucoup à celle de 2012. Or, depuis 2012, il y a eu l'échec de Syriza, la création de Podemos, un approfondissement de la crise économique, une montée du FN et de ses idées, un unanimisme républicain pour justifier une politique raciste et des guerres impérialistes. Une campagne qui continue de se contenter de mesures d'urgences, en étant floue sur les délimitations programmatiques avec les réformistes ne sera pas à la hauteur des enjeux.

Les camarades de la PFB ont beaucoup insisté sur le fait que nos différences ne représenteraient que 20% de nos programmes respectifs. Peut-être. Mais il est absurde d'envisager cette question d'une manière comptable, sans comprendre la nature de ces 20%. Nous n'insistons pas ici sur les fameux 80%, mais concentrons-nous sur les différences :

- expliquer et dénoncer le rôle des directions syndicales et des directions du mouvement ouvrier est une chose indispensable : c'est la seule manière de faire comprendre que la “mentalité” des travailleu-r-se-s n'est pas une fatalité mais la conséquence d'une politique de dialogue social et de trahisons qui leur ont fait perdre confiance dans leurs forces.

- défendre des revendications qui s'articulent systématiquement à la nécessité de la rupture avec le système capitaliste est pour nous une question centrale. Sans ça, toutes nos “mesures d'urgence” se résument au catalogue d'un syndicat radical.

- parler de la perspective d'une autre société. Là encore, il s'agit d'un besoin vital à notre classe : montrer que le capitalisme n'est pas un horizon indépassable.

Depuis la création du NPA, ces questions fondamentales sont évitées. Dès qu'on les évoque, on est des “purs” qui entendent faire “la chasse” aux réformistes en interne. Cette manière de caricaturer les camarades est un refus net du débat. Si nous ne nous reconnaissons pas dans les principes fondateurs du NPA (qui entretiennent volontairement le flou sur les questions programmatiques en disant tout et son contraire), nous nous reconnaissons en revanche dans sa volonté initiale de “rassembler le meilleur de la tradition du mouvement ouvrier”. Pourtant, cela n'avancera jamais si les débats en sont pas permis !

Soulignons que dans ce contexte le rôle de la PFB a été central : les enjeux entre les PFA et C étaient très clairs. Et les débats politiques auraient été certainement plus approfondis si les camarades de la B n'avaient pas mis toute leur énergie à les empêcher, en faisant le chantage à l'unité du parti, et en expliquant qu'il ne fallait se réunir que pour parler de ce qui nous rapprochait. On pourrait résumer leur ligne politique en disant “débattre, c'est diviser”.

La création de la plateforme A pourra, nous l’espérons, permettre des avancées dans le parti. On peut déplorer qu'une telle alliance des gauches – que nous appelions de nos voeux depuis la création du NPA - n'ait pas eu lieu plus tôt. Nous gardons des désaccords en interne de cette plateforme (nous sommes par exemple les seuls en son sein à avoir voté la motion anti-raciste, qui nous paraît très importante dans la période). Nous avons aussi des désaccords sur les objectifs qu'elle se fixe: selon nous elle doit impulser les débats dans le parti et permettre les clarifications politiques alors que des camarades en son sein limitaient son rôle à l'obtention d'une candidature NPA, quel que soit son contenu. Mais les 41% recueillis par la PFA montrent qu'il n'est pas illusoire de croire qu'un jour le NPA pourra être à celles et ceux qui veulent lui donner un profil ouvertement révolutionnaire.

Télécharger au format pdf

Ces articles pourraient vous intéresser :

NPA

Les nouveaux clivages du journal Le Monde, les présidentiables et nous.

Le site Lemonde.fr a publié vendredi dernier un petit article interactif qui se propose de positionner les présidentiables (bien que certains, comme Jean-Frédéric Poisson, soient retournés à leur bocal) sur des plans d'oppositions différentes que le clivage "gauche/droite" - qui perd son sens subjectif dans la population tant les gouvernements d'alternances se succèdent sans véritable changement ni amélioration pour les salarié-e-s. L’exercice est intéressant, mais presque tous les clivages politiques que propose Le Monde sont présentés d’une façon qui nous condamne à penser « dans le système ».

Lire la suite...

Télécharger en pdf Tweeter Facebook

NPA

Un CPN qui lance la campagne Poutou, mais sur une base confuse et sans que la PfA soit capable de porter une alternative

Après ce CPN désastreux pour la pfA, il est urgent de repartir de l’avant, d’élaborer un programme alternatif à celui de la majorité et de peser ensemble sur la campagne Poutou. Ce CPN a au moins eu le mérite de lancer celle-ci, comme en témoigne aussi la motion signatures. Mais le combat pour le succès de la campagne est indissociable du combat pour son contenu – pour une campagne Poutou la meilleure possible ! Lire la suite...

Télécharger en pdf Tweeter Facebook