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Royal Monceau, Paris : le ras-le-bol des soutiers des palaces

lutte-de-classe

Brève publiée le 8 octobre 2014

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2410&id=32

Mardi 7 octobre, les salariés du palace Royal Monceau manifestaient à plus d'une centaine dans les beaux quartiers de Paris, continuant leur grève commencée le 2 octobre. Jamais encore une grève n'avait eu lieu dans cet hôtel de luxe.

Femmes de chambres et équipiers exigent l'amélioration de leurs conditions de travail et une augmentation du taux horaire de 2 euros, soit environ 300 euros brut d'augmentation mensuelle. Ils sont encouragés par le succès de la récente grève des femmes de chambre des hôtels de luxe Park Hyatt de Paris-Vendôme et Madeleine.

Outre les salaires qui ne dépassent pas 1 300 à 1 400 euros par mois, soit des montants inférieurs à ceux en vigueur dans nombre d'autres hôtels de luxe, dont certains qui appartiennent pourtant au même groupe, les conditions de travail sont très pénibles. L'hôtel, qui à l'ouverture en 2010 comptait 431 employés, n'en compte plus que 356. Il y a un tel travail à abattre que, souvent, les femmes de ménage ne peuvent pas quitter le travail à l'heure, et que la direction les rappelle pour venir travailler lorsqu'elles sont en repos. Pour les équipiers chargés de faire le nettoyage des vitres, miroirs et autres objets de luxe, le travail est délicat car tout ce mobilier luxueux et fragile est dangereux à déplacer.

Ce palace, propriété d'un fonds souverain qatari, loue des chambres et suites qui coûtent de 850 euros à 25 000 euros la nuit. Ainsi les propriétaires empochent près de deux ans de salaire d'un employé pour chaque nuit louée dans ces dernières suites. De quoi largement satisfaire les revendications des grévistes... et même au-delà !

Aline RETESSE