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Toyota, Onnaing (Nord) : une intérimaire enceinte licenciée

lutte-de-classe

Brève publiée le 8 octobre 2014

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2410&id=25

Avec le Mondial de l'automobile, Toyota a fait la une des journaux grâce à la nouvelle version de sa voiture Yaris. Mais la station RTL, venue faire une journée spéciale à l'usine, s'est bien gardée de parler du cas de la jeune intérimaire de 23 ans venue dénoncer publiquement, à la porte de l'usine, l'injustice dont elle est victime.

Elle avait été licenciée quelques jours auparavant, alors qu'elle avait un contrat de six mois et que sa période d'essai était terminée, le jour même où elle avait dit à son chef qu'elle était enceinte.

À la mi-septembre, pendant trois jours, dans l'atelier où elle travaillait, la porte de séparation avec l'atelier Plastique était en panne. Plusieurs travailleurs avaient été indisposés par les émanations de solvants. Cette jeune intérimaire, qui avait mal à la tête et des nausées, était allée à l'infirmerie. Elle avait même attendu la pause, pour que personne n'ait à la remplacer sur la ligne durant son absence. Elle avait alors dit à son chef qu'elle était enceinte. L'après-midi même, elle recevait un coup de fil de sa société d'intérim lui annonçant que son contrat était rompu !

Cette travailleuse a alors contacté la CGT, qui a demandé à la direction de la réintégrer. Licencier une femme enceinte est non seulement une injustice, c'est aussi contraire au droit du travail, qui protège, au moins en théorie, les femmes contre ce genre d'abus. Mais la direction n'a rien voulu savoir.

Malgré le risque de ne pas retrouver facilement du travail, cette jeune femme, aidée par des militantes et militants de la CGT, a distribué un tract aux travailleurs de l'usine. Beaucoup ont été indignés et lui ont exprimé leur soutien.

Bien sûr, les tribunaux seront saisis de cette affaire. Il n'y a pas de raison de subir en silence l'arbitraire de Toyota, et plus largement du patronat.

Correspondant LO