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    Contribution pour le 19e congrès de l’UD CGT du 94

    syndicalisme

    Brève publiée le 2 novembre 2014

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-163.html

    Contribution pour le 19e congrès de l'Union Départementale CGT du 94

    Les 14, 15 et 16 octobre se tenait à Villejuif le 19e congrès de l’Union départementale du Val-de-Marne.

    Nous publions ici la contribution d’un camarade.

    AUTOUR DU TEXTE D’ORIENTATION VIE REVENDICATIVE

    Pour les trois prochaines années qui nous séparent du prochain congrès de l’UD du Val-de-Marne, investissons-nous autour du plan d’action suivant : -Augmentation des salaires : pas de salaire inférieur à 1500 euros nets, pas de salaire ou de revenu supérieur à 6000 euros

    -Titularisation ou CDIsation de l’ensemble du personnel à contrat précaire

    -Lutte pour les embauches jusqu’à résorption du chômage par un plan de baisse du temps de travail avec maintien des salaires

    -Opposition aux privatisations, pour le renforcement des services publics et le développement de nouveaux secteurs socialisés à l’échelle des localités ou du département, sous gestion directe des travailleurs et des usagers/patients/consommateurs

    -Lutte dans les différentes branches d’activité pour adapter les dépenses publiques et les investissements aux besoins réels des populations et du respect de notre environnement

    -Droit de partir à la retraite à taux plein après 60 ans ou après 37,5 annuités de cotisation

    COÛT DU CAPITAL

    Alors que l’offensive du patronat et de son gouvernement contre les droits et les intérêts des travailleurs s’est engagée au nom de la compétitivité du travail, notre syndicat pose la question du coût du Capital. Le patronat s’assure effectivement la soumission de la masse salariée par une offensive politique de grande ampleur. Elle vise à ce que nous acceptions baisse des salaires et augmentation du temps de travail au nom de la pression de la concurrence internationale, au nom de la nécessité d’attirer les investissements qui devraient relever les taux de croissance du pays et nous sortir de la crise.

    Nous devons effectivement retourner l’argument patronal, en menant la contre-offensive idéologique contre le coût exorbitant du Capital. Mais nous aurions intérêt à préciser. Le Capital se matérialise en une classe bien réelle, celle des capitalistes et du reste de la bourgeoisie qui s’enrichissent aux dépens du travail de la masse des travailleurs exploités. Nous aurions intérêt à cibler les hauts revenus, concrètement, par une campagne en faveur d’un plafonnement des salaires et des revenus.

    Cette campagne devrait être déclinée dans chaque entreprise et chaque branche, par des actions revendicatives. Proposons de lutter pour l’augmentation des salaires de la majorité en récupérant les moyens par la baisse des « salaires » des cadres de direction, puis en réduisant et en supprimant les profits versés aux actionnaires. Prouvons encore par là que de cette manière, nous pouvons réduire les coûts de production et accroître la compétitivité de produits et services !

    Pour améliorer radicalement les conditions de vie de la majorité, attaquons-nous aux privilèges des 4% de la population. En plafonnant leurs revenus à 6000 euros, la collectivité récupère 300 milliards d’euros de revenus à redistribuer tous les ans!

    -Pour un salaire minimum à 1500 euros nets, pas de revenu supérieur à 6000 euros

    PROTECTION SOCIALE-SANTÉ

    Pour contrer le matraquage du pouvoir autour du trou de la sécurité sociale, pour assurer la baisse du prix des médicaments, mettre un terme au gaspillage et garantir la prise en charge collective des frais de santé et d’accompagnement des personnes âgées, nous devons mener bataille autour de deux axes principaux :

    -la fin des exonérations de cotisations sociales faites aux entreprises -la socialisation des entreprises du secteur pharmaceutique

    -le développement d’un secteur coopératif et associatif pour la prise en charge des personnes âgées

    SERVICES PUBLICS

    Menons contre-offensive aux tentatives de l’État, de ses régions ou des municipalités de sabordage de l’ensemble des services publics, jusqu’à la santé et l’éducation, pour les transformer en autant de sources de profit pour la bourgeoisie.

    -Mobilisons les habitants, usagers, patients ou contribuables contre les politiques de marchandisation -Neutralisons les politiques de mise en concurrence du secteur privé et du secteur public en organisant la lutte commune pour l’emploi et les salaires, l’amélioration de la qualité de vie au travail et des services rendus, par branche d’activité et en embrassant ainsi ensemble, secteur public et secteur privé

    -Opposons au principe de socialisation des pertes et de privatisation des bénéfices celui de la satisfaction des besoins sociaux par la gestion démocratique et collective de l’ensemble de la production de biens et services. Socialisons les entreprises bénéficiaires, socialisons les bénéfices !

    AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE ET GRAND PARIS MÉTROPOLE

    Nous sommes concernés parles politiques d’aménagement du territoire en tant que travailleurs, habitants, usagers. Nous voulons décider !

    -Faisons de chaque Union départementale et Union régionale autant de contre-pouvoir salarié aux institutions étatiques ! Pour que les aménagements nécessaires soient définis selon les besoins de tous et chacun, la gestion de l’aménagement doit revenir à la collectivité dans son ensemble.

    -Opposons à la dictature des politiciens, de leurs technocrates et des réseaux d’influence patronale la constitution de grandes assemblées locales et régionales pour coordonner les délégués des syndicats des entreprises représentés sur le territoire, avec leurs associations d’habitants, d’usagers et de consommateurs.

    -Faisons le choix d’harmoniser la répartition de l’activité économique sur les différents territoires de façon à réduire les temps de transport et ainsi réduire les pollutions pour une amélioration générale et radicale de notre qualité de vie -Pour lutter contre les inégalités entre les villes, optons pour une socialisation des ressources à l’échelle régionale et nationale et répartissons les moyens selon les besoins de chaque commune et de leurs habitants

    DROITS, LIBERTÉS ET ACTION JURIDIQUES

    Le gouvernement de gauche entend remettre en cause le fonctionnement des Conseils des prud’hommes. La remise en cause des élections prud’homales au bénéfice d’une juridiction non élue représenterait un nouveau recul démocratique.

    Mais il est trop évident que les rendus des Conseils des prud’hommes sont trop longs, l’issue trop incertaine pour que nous nous contentions de l’existant.

    Dans toute la mesure possible, le Conseil des prud’hommes doit devenir le dernier recours. Nous devons le dire clairement. Les batailles de procédures ne peuvent pas se substituer à la mobilisation des travailleurs, aux grèvespour appuyer nos demandes et faire plier le patronat dans le cadre d’une action de soutien et de solidarité.

    Les organisations syndicales professionnelles et leurs délégués doivent gagner la capacité de résoudre les contentieux, à l’échelle de l’entreprise ou du groupe d’entreprises, directement avec le patronat, sans passer par les prud’hommes et les conseillers patronaux. Nous devons renforcer nos syndicats, faire participer largement les salariés aux mobilisations syndicales, car c’est l’action directe contre le patronat qui est la procédure la plus rapide et la plus efficace pour obtenir pleine satisfaction et éviter ainsi l’écueil de compromis désavantageux.

    Chaque syndicat professionnel, chaque syndicat d’entreprise ou de branche doit s’ériger en juge pour arbitrer les conflits au sein des collectivités et entre collectivités de travailleurs, et surtout, pour rendre les verdicts qui condamneront le patronat et son régime de dictature. Les travailleurs doivent s’en remettre aux organes de démocratie syndicale pour organiser la défense de tous et chacun, par l’action directe et collective.

    LES MÊMES DROITS POUR TOUS LES SALARIÉS ET PAS DE SALARIÉS SANS DROITS

    Le patronat a recours à la main-d’œuvre étrangère sans droit pour abaisser les salaires des travailleurs, dégrader les conditions de travail, dissoudre les solidarités. Nous devons renforcer notre campagne pour la régularisation et la naturalisation des travailleurs sans-papiers présents sur le territoire.

    Aux syndicats de chaque entreprise et de chaque branche de s’emparer du problème. Le tort fait aux travailleurs sans-papiers est un tort fait à tous les travailleurs.

    Mais conjointement à cette action, nos syndicats doivent également mettre un terme, dans les entreprises, à l’utilisation d’une main-d’œuvre étrangère, via la sous-traitance ou via le recours à des travailleurs détachés, dans le seul but de remplacer les travailleurs nationaux. Dans cette perspective, notamment dans les secteurs du bâtiment, des transports ou de l’agroalimentaire, le mouvement syndical doit se mobiliser pour contrôler les embauches à l’échelle de chaque entreprise et branche d’activité.

    VIE REVENDICATIVE DE L’UNION SYNDICALE RETRAITÉ(E)S

    Pour la satisfaction des revendications des retraités, mobilisons les travailleurs occupés ! Assurons la solidarité intergénérationnelle dans les objectifs que nous portons et dans la lutte ! Les manifestations des retraités pour le respect de leurs droits doivent être appuyées par des débrayages et des actions d’envergure dans les entreprises.

    -Pas de retraite inférieure à 1500 euros nets -Droit de partir en retraite à taux plein après 60 ans ou après 37,5 annuités (les travailleurs qui ont commencé à travailler tôt ne doivent pas être pénalisés par rapport à ceux qui sont entrés plus tard dans la vie active) -Prise en charge du coût de l’accompagnement des personnes âgées par la collectivité -Inspection syndicale dans les maisons de retraite pour s’assurer la qualité des soins et des services -Développement de maisons de retraite coopérative sous gestion des travailleurs et des familles

    ORGANISATION ET VIE SYNDICALES

    Les Unions locales doivent devenir la maison des syndiqués. Au sein de chaque UL, le travailleur doit être sûr de pouvoir retrouver des camarades. Dans toute la mesure du possible, les locaux des UL doivent être accessibles aux travailleurs le matin, le midi et surtout, le soir ! Il est incompréhensible que tant d’UL soient fermés dès la fin d’après-midi ! Après le travail, les camarades doivent pouvoir se retrouver à l’UL ! Les travailleurs en recherche de conseil ou d’un cadre fraternel d’échange doivent savoir qu’ils seront bien accueillis à l’UL ! Aujourd’hui, nous constatons que trop peu d’effort est fait dans ce sens.

    Trop souvent, les UL ne sont ouvertes qu’à des heures de bureau.

    Cela peut paraître très secondaire à certains, mais il devrait nous importer que les locaux au sein duquel nous accueillons les nouveaux camarades syndiqués et sympathisants soient plus agréables. Refaire la peinture intérieure, remplacer les moquettes imbibées de crasse, nettoyer les vitres, restaurer l’enseigne de notre syndicat qui donne sur la rue, l’aménagement d’un coin table et chaises où les camarades peuvent échanger sans gêner autour d’un café, l’ensemble de ces éléments matériels ont leur importance qui permettent de favoriser notre développement et le crédit de nos organisations. Ces éléments ne doivent pas être négligés et nécessitent une implication plus large des syndiqués à la vie de leur UL.

    DIRECTIONS SYNDICALES

    Les fonctions premières des directions syndicales départementales sont -d’aider à la syndicalisation sur l’ensemble du département -d’aider à l’organisation, au développement et à la convergence des luttes à l’échelle des différents secteurs d’activité

    Dans cette perspective, l’UD a charge de prendre l’initiative de campagnes de syndicalisation en coopération avec les fédérations et leurs syndicats. L’UD doit mettre ses moyens matériels et militants au service de telles campagnes.

    À ce jour et dans le cadre de la réforme territoriale du gouvernement, il serait nécessaire de mener une grande campagne de syndicalisation en direction de l’ensemble des agents territoriaux. Cette campagne pourrait prendre la forme suivante : -convocation d’assemblées du personnel de chaque ville précédé d’une série de collages et de diffusions de tracts vers l’ensemble des services municipaux -élaboration et vote de plateformes revendicatives sur la base des besoins concrets du personnel dans chaque municipalité -organisation d’une assemblée départementale des délégués des employés municipaux -présentation du cahier revendicatif auprès des élus des municipalités, du département et de la région mais aussi des associations d’habitants, des associations sportives et culturelles, de toutes les forces organisées impliquées dans la vie des municipalités -coordination de notre assemblée départementale avec les syndicats et travailleurs mobilisés des autres départements d’Île-de-France -Invitation des syndicats des entreprises du département à envoyer leurs délégués aux assemblées départementales et à l’assemblée régionale IDF pour déterminer un projet cohérent avec les besoins réels et librement déterminés des travailleurs et des habitants -dans chaque municipalité, mise en pratique immédiate de tous les objectifs visés qui ne dépendent que de nos capacités de gestion autonome : passage des vacataires en CDI, organisation du travail, gestion démocratique des services…

    -constituer autour de nos organisations syndicales et des associations d’habitants un véritable gouvernement régional capable de supplanter les institutions étatiques

    ORGANISATION ET SYNDICALISATION

    Pour renforcer nos organisations, il nous faut savoir redéfinir les raisons de se syndiquer. Le travailleur doit se syndiquer autour d’une promesse faite aux autres membres du syndicat, une promesse d’entraide et de solidarité.

    Le syndicat représente une protection individuelle autant seulement que les syndiqués forment ensemble un collectif capable de parler d’une même voix à leur employeur, de lutter et de prendre les initiatives qui manifesteront l’existence et la force de leurs liens solidaires.

    Le travailleur ne doit pas syndiquer pour bénéficier d’une modeste ristourne sur les frais d’avocat. Les banques et les compagnies d’assurance savent de mieux en mieux couvrir les frais de procédure aux prud’hommes maintenant. Le syndicat fait démonstration de son intérêt comme cadre de démocratie salariée et d’organisation de l’action directe. En dehors de cela, il n’est plus qu’une coquille vide faisant office de kapo dans l’entreprise, et d’interlocuteur médiatique aux ordres pour les gouvernements et le patronat.

    Nous avons l’ambition d’organiser une majorité de salariés. Mais le développement du mouvement syndical ne doit pas se faire aux dépens des capacités du syndicat à être force de défense des syndiqués eux-mêmes et force d’entraînement pour les couches non organisées. Si le groupe des syndiqués d’une entreprise n’est pas capable de mobilisation pour défendre un des leurs, ce groupe syndical ne vaut pas grand-chose du point de vue syndicaliste. Un tel syndicat risque même de compromettre le syndicalisme en général en démontrant son impuissance. Un syndicat formé d’adhérents incapables de se réunir et d’agir en commun est condamné à disparaître, et ses représentants condamnés au licenciement ou à devenir les jouets du patronat.

    Il faut le constater aujourd’hui, beaucoup de travailleurs sont réticent à se syndiquer pas par peur des représailles, car le cadre syndical est incapable de proposer à leurs membres autre chose qu’une action aux prud’hommes en cas de licenciement abusif par exemple. Nous n’insisterons donc jamais assez sur la nécessité de constituer et renforcer un collectif solidaire comme préalable à la constitution d’un nouveau syndicat, formé des travailleurs dont les qualités morales garantissent l’avenir du développement et de l’action efficace du syndicat.

    Les progrès de l’organisation syndicale sont ainsi subordonnés au développement des rapports de solidarité entre les travailleurs. Que les syndicats fassent leurs la devise du « Un pour tous et tous pour un » ! Si l’un des nôtres est menacé de sanction ou d’un licenciement abusif, nous réagissons sans attendre, en délégation auprès des employeurs et en grève s’il le faut ! Chaque syndiqué doit être capable de se mouiller pour ses camarades. C’est cela, la base du syndicalisme, le sens trop souvent oublié du mot solidaire.

    Pour être capable de renforcer nos organisations, le syndicat doit mettre en confiance les travailleurs dans leurs capacités collectives pour l’amélioration de leur cadre de travail et leurs conditions de vie. Dans cette période d’offensive généralisée du pouvoir capitaliste contre le monde du travail et alors que le mouvement syndical est affaibli dans sa capacité à se faire craindre des représentants de l’État, l’heure est au renforcement de nos bases. Nous devons renforcer nos bases pour être en capacité demain, de peser dans le destin du pays tout entier.

    Aujourd’hui, penser qu’en multipliant les manifestations nationales interprofessionnelles sur des thèmes généraux, contre l’austérité, la défense de la sécurité sociale, pour l’emploi, nos salaires et nos retraites permettraient d’infléchir la politique du gouvernement, c’est se méprendre sur la volonté de la gauche bourgeoise, c’est se méprendre sur nos propres capacités de mobilisation. Dans la période, nous devons reconstruire à la base, reconstruire à l’échelle de l’entreprise et du groupe d’entreprise, par service et par branche en multipliant les démonstrations que la lutte paie. Voilà notre priorité.

    Mais pour cela, il ne faut pas se fixer tout d’abord des objectifs hors d’atteinte. Nous ne ferons pas bouger d’un pouce la politique de Manuel Valls par une manifestation pacifique de 50 000 syndiqués et sympathisants dans les rues de Paris. Par contre, la pression collective d’un groupe de travailleurs déterminés peut avoir raison de multiples problèmes qui pourrissent le quotidien au travail des salariés en entreprise ou en établissement. Dans la perspective de notre reconstruction, commençons par le plus facile. Commençons par nous fixer des objectifs qui améliorent l’organisation du travail sans contredire au premier abord les intérêts matériels du patronat ; demande d’aménagement d’une salle de pause par les syndiqués, la baisse du son radio dans un magasin, la demande de formation pour quelques collègues, la présentation de nos candidats à l’embauche, la mise en place de bourses pour offrir la possibilité aux salariés d’organiser leurs remplacements entre eux... De cette manière, nous consolidons à peu de frais notre assise auprès des collègues et nous renforçons les liens entre le groupe initial. Continuons ensuite par des objectifs qui coûtent de l’argent à l’entreprise, qui représentent une atteinte à l’autorité du dirigeant et qui vont obliger à des premiers débrayages, mais qui s’inscrivent encore dans la sphère de décision de notre employeur direct; des menus travaux d’aménagement au sein d’un magasin, la CDIsation de collègues à contrat précaire, la demande de mutation d’un cadre. Prenons ainsi le temps de renforcer nos bases dans chaque unité d’un groupe d’entreprises pour, à une nouvelle étape, fixer des objectifs plus avancés comme sur les grilles de salaires, la baisse du temps de travail,des embauches massives ou les politiques d’investissement, qui sont déterminées centralement.

    Ce que les syndiqués peuvent obtenir de leurs propres faits qu’ils l’obtiennent ! Ce que l’on peut gagner à l’échelle locale, gagnons-le immédiatement et consolidons nos capacités pour aller de l’avant et gagner des améliorations profondes de nos conditions de travail et de vie.

    Nous devons proportionner nos objectifs de lutte immédiats à nos capacités organisationnelles. De cette façon, nous pouvons obtenir satisfaction, faire démonstration de notre intelligence collective et gagner de nouveaux travailleurs à notre organisation.

    UNE COMMISSION DÉPARTEMENTALE UGICT, POUR QUOI FAIRE ?

    Est-ce que nous devons nous opposer à la syndicalisation des cadres et ingénieurs au sein de la CGT ? Nous ne le pensons pas. Mais la grande question autour de la syndicalisation des cadres à notre syndicat est la suivante : sur quelle base ces catégories s’engagent auprès de la masse des salariés ?

    Le syndicat comme défenseur des intérêts généraux des travailleurs gagne à élargir son champ d’action et d’organisation à l’ensemble des catégories de travailleurs. La solidarité interprofessionnelle dont nous nous faisons les porteurs s’inscrit également dans notre projet de réappropriation sociale des instruments de production et d’échange industriels. Pour réorganiser dans les meilleures conditions la gestion de la production des biens et des services selon les besoins de tous et chacun, le concours des différentes catégories de travailleurs est nécessaire.

    Mais nous ne pouvons pas faire l’impasse sur un élément qui a la plus forte importance. Une partie des cadres et des ingénieurs sont des travailleurs dont les revenus élevés et la position dominante dans la hiérarchie de l’entreprise les rapprochent des milieux bourgeois plutôt que des milieux des travailleurs exploités. Le risque de la syndicalisation de ces éléments cadres et ingénieurs est d’intégrer au syndicat une catégorie qui peut naturellement trouver son intérêt à maintenir les rapports d’exploitation et de domination capitaliste dans l’entreprise pour peu que les principaux actionnaires et leurs premiers représentants leur garantissent une position supérieure. Quelles garanties disposons-nous pour que ces éléments ne transforment pas le syndicat en instrument de leurs ambitions propres, dans l’intérêt contraire des salariés exploités ? Nous voyons déjà dans beaucoup d’entreprises se constituer une hiérarchie syndicale parallèle où le chef syndicaliste qui est un cadre ou un gérant privilégié, s’assure la gestion et la subordination du personnel en même temps que les remerciements du patron.

    Notre syndicat ne peut accepter d’être dirigé par les cadres ! Aucun de nos syndicats ne doit se plier devant les intérêts particuliers d’une élite privilégiée de cadres d’entreprise à 4 ou 10 000 euros par mois. Ces catégories de cadres supérieurs qui veulent se syndiquer dans notre syndicat sont les bienvenues autant qu’ils acceptent de se battre aux côtés des autres membres du syndicat pour la fin de l’exploitation salariale et la fin du régime de domination patronale et autocratique dans l’entreprise.

    Les préalables à l’intégration des cadres dans un syndicat CGT, il sont donc l’accord sur l’objectif d’une réduction radicale des écarts de salaire, d’une gestion collective des entreprise avec élection, mandatement impératif et droit de révocabilité des directeurs et cadres.

    Les cadres qui refuseraient le principe de l’égalité salariale et de la démocratie salariée dans l’entreprise doivent être refusés par notre syndicat. Notre syndicat est un outil d’émancipation collective des travailleurs exploités, non pas un appareil de soumission de la majorité des travailleurs au bénéfice d’une technocratie bourgeoise d’entreprise.

    La commission UGICT doit servir à nouer des liens avec les couches supérieures des cadres et ingénieurs pour recevoir leur aide financière, récolter toutes les informations « confidentielles »,et mener en leur direction une propagande inlassable autour du programme de classe égalitaire de la CGT en vue de coopter leurs éléments les plus dignes de confiance.

    REPRÉSENTATIVITÉ SYNDICALE, UN ENJEU PRIMORDIAL POUR TOUTE LA CGT

    Notre syndicat doit gagner en représentativité au sein de la classe salariée. Nous sommes bien d’accord là dessus, soit. Mais représentatif dans la seule mesure où notre orientation syndicale est partagée largement par les travailleurs. Gagner des voix aux élections sur la base d’un affadissement de nos objectifs et d’un abandon de nos méthodes d’action directe n’a aucun intérêt. La force et l’influence du syndicat se mesurent à la capacité d’organiser les solidarités entre les travailleurs les plus conscients, et dans la capacité d’entraînement des autres couches salariées.

    Oui, le syndicat est et doit rester une avant-garde. Vouloir élargir le mouvement syndical aux éléments les plus arriérés du salariat, adapter nos objectifs à ces éléments les plus arriérés pour assurer une meilleure représentativité électorale, c’est condamner notre organisation à la compromission, à la défaite et à notre propre disparition en tant que défenseur des intérêts matériels et moraux des travailleurs.

    L’élargissement de la représentativité de notre syndicat doit concorder donc avec l’avancement des idées syndicalistes que nous portons et avec le renforcement de nos organisations et nos capacités de mobilisations. En dehors de cela, notre représentativité n’est qu’illusoire. Nous devons aller contre le malheureux préjugé électoraliste. Pour faire plier le patronat, nous devons faire force.

    LE RÔLE DES ÉLUS ET MANDATÉS

    Le rôle des élus et mandatés de la CGT doit se comprendre en rapport direct avec le groupe de syndiqués qu’ils représentent. Les élus et délégués isolés ont trop peu de poids. Nous devons donc absolument nous efforcer de constituer les collectifs de syndiqués qui contrôleront et justifieront les droits des délégués et élus syndicaux.

    À ce titre, le rôle des UL et des UD doit être celui d’appuyer l’action des syndiqués isolés jusqu’à ce qu’une structure stable et autonome soit constituée. Nous devons former des militants capables de constituer et faire évoluer un collectif de travailleurs, d’animer des assemblées régulières, d’organiser et de mener les luttes victorieuses.

    La réforme de 2008 votée par la direction confédérale de la CGT qui interdit de mandater des délégués syndicaux avant la convocation d’élection de délégués du personnel constitue un frein à la défense des premiers noyaux de syndiqués dans les entreprises. Face à la répression patronale, les premiers syndiqués sont donc plus que jamais obligés de travailler en quasi clandestinité jusqu’à la formation d’un collectif suffisamment fort. Les UL et les UD doivent les y aider absolument, avec tous les moyens disponibles, et notamment par la mobilisation de militants extérieurs pour les tractages, les prises de contact et les coups de force si nécessaires.

    DÉVELOPPER ENSEMBLE LES MOYENS FINANCIERS DE NOS AMBITIONS EN VAL-DE-MARNE

    Pour nous développer, nous avons besoin de moyens financiers.

    Pour quelles dépenses ? Pour l’impression de tracts et affiches, brochures et cahiers de formation, pour disposer de matériel informatique et d’impression, pour louer ou entretenir des salles de réunions, assurer le déplacement des syndiqués lors de certaines manifestations, ou encore rétribuer des permanents capables d’assurer le suivi des dossiers juridiques et de certaines tâches administratives.

    Les cotisations versées par les membres du syndicat sont la condition de notre indépendance par rapport à l’État, ses gouvernements, et le patronat. Le pouvoir capitaliste cherche toujours à dompter les organisations syndicales salariées en les achetant littéralement. À titre de dernier exemple, la direction de Monoprix a proposé plusieurs milliers d’euros à chaque section d’entreprise CGT.

    Notre mouvement doit s’appuyer sur la base des syndiqués et sur ceux-là uniquement.

    Nos capacités financières doivent exactement correspondre à nos capacités réelles, au nombre de nos cotisants. Nous devons élargir le nombre de syndiqués en les convainquant de l’intérêt de l’organisation solidaire des travailleurs par entreprise, métier, branche et secteur d’activité.

    Les syndiqués cotiseront avec d’autant plus d’enthousiasme si d’une part, le syndicat mobilise ses moyens dans le cadre d’interventions sur le terrain et d’autre part, si les comptes des syndicats sont absolument transparents aux syndiqués eux-mêmes et à leurs délégués et si le contrôle ainsi que la répartition des dépenses revient directement aux congrès syndicaux.

    Aussi, pour élargir notre audience, renforcer nos organisations, multiplier les adhésions, il nous faut de toute urgence mener une guerre sans merci contre toutes les formes d’abus qui sont non seulement coûteux et inacceptable, en soi, mais qui contribuent encore à salir le mouvement syndical dans son ensemble en alimentant la défiance et le rejet de toute action syndicale parmi un grand nombre de salariés. Il faut parler de l’habitude que certains délégués ont, entre autres exemple, de se faire rembourser leurs déjeuners restaurant par les caisses syndicales. Nous ne pouvons accepter ce type d’abus symptomatique. Qui peut justifier de telles dépenses au commun des travailleurs ? Comment peut-on justifier que 5 mois de cotisations vont servir à nourrir gracieusement un permanent ou un quelconque délégué ?

    La conduite des responsables syndicaux doit être exemplaire. La conduite des syndiqués dans leur ensemble doit être exemplaire. Le syndicat doit porter les valeurs d’entraide, de solidarité, de probité, de respect de la parole donnée, d’honneur et de fraternité contre l’égoïsme et la vénalité de nos ennemis.

    En renforçant la gestion démocratique de nos syndicats, nous devons être capable de contrôler précisément les comptes et les dépenses de nos organisations, restaurer des règles de conduite digne des valeurs que porte notre mouvement, et ainsi motiver des travailleurs aujourd’hui désabusés à s’engager parmi nous.

    PÔLE EUROPE-INTERNATIONAL

    Nous inscrivons notre action syndicale dans le cadre de la défense des intérêts généraux des travailleurs, de France et du monde entier.

    Mais notre engagement en faveur de la solidarité internationale des travailleurs et des peuples s’oppose en tout à l’idéologie de gauche libérale qui veut que nous acceptions le recul social ici, au nom de la paix, de l’élargissement de l’Union européenne et de l’ouverture des frontières.

    La CGT doit être en tête de la lutte contre le recours aux travailleurs détachés, qui permet aux employeurs de s’exempter de cotisations sociales. Nous ne pouvons accepter que des centaines de milliers de travailleurs indigènes soient ainsi remplacés par des travailleurs étrangers dont les capacités de défense collective sont particulièrement affaiblies. Une campagne syndicale contre le recours aux travailleurs détachés dans les secteurs les plus directement concernés comme l’agroalimentaire, l’agriculture, les transports, le bâtiment devraient être rapidement organisés en association avec les syndicats de tous les pays européens.

    Plus largement, nous devons nous battre pour que le tissu économique de chaque nation offre la possibilité à tous et à chacun de « travailler et vivre au pays ».

    Dans cette perspective, le mouvement syndical doit absolument mener bataille pour harmoniser le niveau de développement économique à l’échelle de chaque région, de chaque pays, de l’ensemble de l’Europe et du monde.

    Si dans le cadre national, nous devons absolument poser la question de la répartition harmonieuse du temps de travail entre les actifs, nous devons à plus forte raison défendre la perspective d’une nouvelle répartition de l’activité industrielle à l’échelle internationale. Faute de quoi, des centaines de millions de paysans et d’enfants des villes des pays et régions périphériques auront encore à subir l’exil économique forcé vers les grands pays industriels où le chômage continu à s’accroître et les crispations identitaires se radicaliser.

    Les syndicats des différents pays d’Europe et du monde doivent donc être capable de se coordonner à l’échelle de chaque branche et secteur économique de façon à premièrement : -aligner par le haut les conditions de travail et le niveau de vie des travailleurs concernés -gagner les capacités d’orienter et la main d’œuvre en surnombre vers les régions et secteurs en pénurie de travailleurs

    Deuxièmement : -peser sur l’orientation des investissements des différentes entreprises et groupes vers les pays qui accusent le plus grand retard de développement économique -organiser des transferts de compétence en formant un personnel qualifié dans les pays d’émigration -développer un mouvement coopératif et mutualiste international lié au mouvement syndical et multiplier les projets de développement sous direction syndicale

    CONTRE LE PROJET DE MODIFICATION DES STATUTS

    La commission exécutive sortante soumet aux délégués du 19e congrès des statuts de l’UD que nous ne pouvons accepter.

    POUR PORTER LES VALEURS D’UNE RÉPUBLIQUE DES TRAVAILLEURS

    Au Titre III, Article 8, nous lisons : « L’affiliation d’un nouveau syndicat à la CGT est acquise sauf opposition de sa fédération ou de l’Union départementale, relative à l’indépendance, au respect des valeurs républicaines ou à son périmètre. »

    À quoi correspond « le respect des valeurs républicaines » ?

    Nous posons la question : quelle République ?

    Nous interprétons comme suit la fonction du syndicat : un instrument de lutte en vue de la prise en gestion collective de la production et d’échange, garante de notre émancipation véritable. Nous opposons donc aux institutions républicaines liées au régime de propriété et d’exploitation de classe, la perspective d’une nouvelle République, des travailleurs et consommateurs associés. Les lois garantes de la propriété bourgeoise et de la subordination des salariés aux injonctions patronales, nous voulons que notre syndicat en soit un ennemi juré. Notre syndicalisme de lutte contre l’exploitation capitaliste et ses effets doit ouvrir la perspective et porter en lui les institutions nouvelles qui garantiront le bien-être et la liberté aux travailleurs.

    CONTRE LA DISPERSION ORGANISATIONNELLE, POUR ASSURER ET RENFORCER LE LIEN ORGANIQUE ENTRE LES TRAVAILLEURS OCCUPÉS, LES SANS-EMPLOIS ET DES GÉNÉRATIONS

    Au Titres IV, Article 9, on nous propose de « crée un syndicat multi professionnel pour permettre l’accueil provisoire des syndiqués individuels. », volonté qui est réaffirmée encore à l’Article 12, «un Syndicat Multi Professionnel Départemental » devrait être constitué « sous la responsabilité de la Commission Exécutive dont l’objet est d’accueillir -les syndiqués individuels (…) -les salariés privés d’emploi(…) »

    1ère remarque

    Est-il besoin de créer de nouvelles structures syndicales ?

    Alors que sur l’ensemble du département, nos effectifs sont en sérieuse baisse, que nos Unions locales peinent à rassembler, la constitution de nouveaux syndicats qui doublent la fonction des Unions locales risque d’éparpiller nos forces sans créer la dynamique attendue.

    Ce n’est pas en multipliant les organisations syndicales que nous saurons rassembler plus largement.

    Au contraire, je pense qu’il nous faut plutôt concentrer nos forces militantes au sein des structures existantes et organiser les nouveaux membres autour de celles-ci.

    Première possibilité : les syndiqués isolés rejoignent les Unions locales les plus proches de leur lieu de travail ou d’habitation. L’UL est le cadre « multi professionnel » vers lequel les travailleurs doivent trouver aide individuelle et conseil pour développer leur propre activité syndicale.

    Deuxième possibilité : l’Union Départemental ou les UL dirigent le syndiqué isolé vers le syndicat de la branche du nouveau syndiqué. À charge des fédérations et de leurs organisations d’accueillir les nouveaux membres et de les organiser.

    Le syndicat est un outil de lutte et un cadre de solidarité qui tient sa force de l’organisation des salariés sur leur lieu de travail. Constituer de nouvelles organisations de syndiqués sans attache, c’est pénaliser le renforcement des bases existantes.

    2e remarque

    Est-ce que les salariés sans emploi doivent être organisés à part ?

    Nous ne pouvons pas accepter la perspective de constituer des syndicats de chômeurs.

    Cela ne signifie certainement pas que nous devons nous opposer à toute initiative de constitution de comités de sans-emplois par exemple. De tels comités peuvent être d’un grand intérêt s’ils permettent de mobiliser des travailleurs non organisés dans la lutte pour des embauches. Ces comités peuvent représenter un intermédiaire vers l’engagement au sein de structures permanentes ; les organisations syndicales.

    Mais l’organisation des salariés privés d’emploi dont nous supposons qu’ils sont déjà syndiqués, ou bien qu’ils ont fait la démarche de se syndiquer nous paraît être une erreur. La conséquence d’une telle politique est l’isolement des travailleurs sans-emploi par rapport à leur secteur de production.

    Nous devons refuser de faire faire un pas en arrière aux camarades et collègues qui perdraient leur emploi. Si un camarade perd son emploi, le camarade reste à son syndicat.

    Plutôt que de constituer des organisations artificielles « multi professionnelle », nous devons au contraire chercher à renforcer les liens organiques entre les syndicats et sections de chaque entreprise et de chaque branche et encore entre les branches de chaque grand secteur économique. Nous devons encourager les syndiqués à rester organisés au sein de leurs syndicats professionnels.

    La force du syndicat se situe dans la production, d’abord. C’est la capacité des travailleurs à stopper et reprendre la production, puis prendre à leur charge la gestion des entreprises qui donne la puissance au syndicalisme.

    Les privés d’emploi doivent garder le lien organisationnel avec leur syndicat d’appartenance, dans toute la mesure du possible. C’est le syndicat d’entreprise, de branche et du secteur, c’est la fédération syndicale qui sont les mieux à même de connaître et d’anticiper les besoins de la production, de faire jouer la solidarité des camarades pour assurer la réembauche et la formation des syndiqués sans-emploi.

    À l’Article 15, nous lisons : « Le collectif Départemental Jeunes CGT -constitué sous la responsabilité de la Commission Exécutive de l’UD, il a pour mission de -proposer une activité adaptée aux syndiqués de moins de 35 ans, -Rechercher toutes les formes adaptées à la syndicalisation des jeunes salariés -veiller à la prise de responsabilité des jeunes dans la CGT »

    Mais quelle est cette « activité adaptée aux syndiqués de moins de 35 ans » ? Que notre Commission Exécutive nous présente d’abord cette « activité adaptée au moins de 35 ans » et qui ne serait plus adaptée aux plus de 35 ans pour que nous puissions juger de l’intérêt d’un collectif Départemental Jeunes CGT !

    Mais de quoi parle-t-on ?

    Je ne connais pas d’activité spécialement adaptée aux moins de 35 ans. Je ne connais pas un syndicalisme des moins de 35 ans et un autre syndicalisme des plus de 35 ans.

    Encore une fois ; nous nous dispersons ! Je dis Danger !

    Ce n’est pas en multipliant les structures, les différents syndicats « multi professionnels » et les « collectifs jeunes » que nous trouverons les moyens de nous renforcer. De cette manière au contraire, nous cloisonnons et dispersons nos forces vives entre des structures adjacentes qui ne peuvent trouver aucune racine dans la réalité du travail et d’une intervention syndicale concrète.Et de cette manière, faute de résultat, nous nous épuiserons. De cette manière, nous nous affaiblirons.

    Oui, il faut élargir nos bases. Oui, il faut former nos nouveaux adhérents. Oui, il faut multiplier les initiatives pour rendre confiance à la grande masse des salariés dans le combat collectif. Dans le syndicat, toutes les générations s’y retrouvent et les responsabilités doivent être accordées, sur la base des options syndicales défendues, à nos délégués volontaires, élus et mandatés.

    POUR UN CONTRÔLE DÉMOCRATIQUE SUR LES DÉPENSES FINANCIÈRES

    Au Titre V, Article 25

    « La Commission financière de contrôle examine les comptes au moins trois fois par an. Par ailleurs, elle fournit un rapport à la commission exécutive lors de l’approbation des comptes, une fois par an lors d’un Comité Général ou d’un Congrès »

    Nous ne pouvons que protester vivement contre cette proposition d’amendement. La Commission financière doit continuer à fournir un rapport à chaque Comité Général et à chaque congrès, et non pas aux seuls membres de la commission exécutive mais à l’ensemble des délégués mandatés aux deux instances.

    Si nous sommes partisans d’élargir le pouvoir des salariés dans les entreprises, si nous sommes partisans de la transparence des comptes dans les entreprises, ce n’est pas pour accepter l’opacité des comptes, au sein de notre propre syndicat. Si notre syndicat doit préfigurer dans son fonctionnement l’organisation de l’économie future, alors le pouvoir d’approuver ou de rejeter ne peut être restreint à une quelconque commission.

    Les finances de l’UD intéressent l’ensemble des syndicats du département. Et c’est au congrès que les délégués doivent trancher les questions de dépense. Et le congrès n’a pas pour seule fonction d’approuver des comptes déjà établis. C’est encore les choix de nos dépenses à venir qui doivent faire l’objet de débats dans nos différents syndicats et sections, puis encore discutés et tranchés par nos délégués mandatés réunis en congrès.

    Les moyens dont nous disposons doivent être mobilisés suivant les besoins de notre développement qui sont soumis à décision collective, et donc au congrès qui est l’instance souveraine de notre Union Départemental, faut-il le rappeler ?