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Vers une poursuite de la grève dans les aéroports

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Brève publiée le 23 décembre 2011

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

PARIS (Reuters) - Les syndicats s'orientaient vendredi soir vers une poursuite de la grève des agents de sécurité qui perturbe les aéroports français depuis une semaine mais les grévistes se sont mis d'accord en début de soirée pour initier des consultations avec l'ensemble des adhérents.

Une nouvelle réunion de discussions à Paris, sous l'égide du médiateur nommé par le gouvernement, a été suspendue vendredi soir pour que les syndicats puissent discuter des dernières propositions faites par les organisations patronales. "Il n'y a pas de reprise du travail prévue demain (samedi), le mot d'ordre c'est de consulter", a déclaré à Reuters un membre du syndicat Force ouvrière.

"La proposition ultime (des organisations patronales) consiste en une prime de performance individuelle portée à un mois de salaire au lieu du demi-mois actuel et d'ouvrir une négociation sur les conditions de travail", a-t-il dit.

Les représentants des grévistes demandent des hausses de salaire allant jusqu'à 200 euros par mois - une revendication que le patronat juge irréaliste - et l'amélioration de leurs conditions de travail.

Ils disent gagner 1.543 euros bruts par mois, dont une partie en primes, et travailler avec des horaires décalés et le dimanche.

La grève a été reconduite pour un huitième jour mais le trafic est désormais proche de la normale dans les aéroports français.

"En dépit de la poursuite du mouvement social des agents de sûreté et, grâce aux mesures prises, aucun temps d'attente significatif aux contrôles de sûreté n'est enregistré", a annoncé vendredi soir Aéroports de Paris, la société qui gère les aéroports franciliens de Roissy-Charles-de-Gaulle et d'Orly.

TEMPS PERDU

Malgré les protestations des syndicats, y compris dans la police, le gouvernement a mis à exécution sa menace de demander aux forces de l'ordre de se substituer aux grévistes afin que les passagers ne soient pas "pris en otage" pour Noël.

Un préavis de grève a été déposé parallèlement par plusieurs syndicats du secteur aérien, dont le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), du 6 au 9 février, pour protester contre une proposition de loi UMP visant à encadrer le droit de grève dans ce secteur.

François Hollande, candidat socialiste à l'élection présidentielle, a regretté jeudi le temps perdu dans la gestion du conflit.

"Il y a des jours et des jours qui ont été perdus car le gouvernement aurait dû susciter une négociation beaucoup plus tôt", a-t-il déclaré à la presse en marge de la visite d'une librairie à Paris.

Evoquant le préavis de grève des pilotes, l'élu socialiste a dénoncé un manque de sérieux du gouvernement. "Tout cela n'est pas cohérent, pas sérieux, pas contenu dans une stratégie d'ensemble, relève de l'improvisation, du coup de menton", a-t-il dit.

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http://ouvalacgt.over-blog.com/article-surete-aeroports-la-greve-se-poursuit-la-confede-se-prend-les-pieds-dans-le-tapis-94193474.html

La grève des agents de sûreté sur les aéroports se durcit et s'étend. Nous publions le communiqué de l'Union Locale de Roissy au 7ème jour de grève, communiqué à faire connaître largement comme le soutien aux camarades. Ainsi, les camarades des Unions Locales du Pas de Calais descendent demain vendredi pour apporter leur soutien aux grévistes, dont le combat prend jour après jour valeur de symbole. C'est en effet le droit de grève et d'organisation qui est en cause, à côté de la lutte pour les salaires et contre la précarité.

De son côté la Confédération se prend les pieds dans le tapis et sort un communiqué absolument calamiteux, dont le titre est en lui-même parfaitement significatif : "Avant de toucher au droit de grève, il faut négocier sur les revendications".

Waahh ! Il fallait oser, comme nous l'ont fait remarquer plusieurs lecteurs... Autrement dit, si vous négociez sur les revendications, vous pouvez toucher au droit de grève...

Un communiqué officiel, un communiqué confédéral, quelle honte ! Voilà ce qui traîne dans la tête de nos dirigeants confédéraux, voilà jusqu'où ils sont en fait prêts à aller. Si c'est une erreur d'écriture, c'est en tous les cas un lapsus révélateur, comme on dit !

Pour notre part, les choses sont claires, c'est du côté de l'Union Locale de Roissy que nous soutenons la CGT !