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    Grève des routiers: infos

    lutte-de-classe

    Brève publiée le 26 janvier 2015

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    Infos transmises par un camarade routier ce matin

    Nous en sommes à une quinzaine de points de blocage, d'autres devraient se mettre en place dans la journée ce qui montrerait que nous sommes dans une action d'ampleur au moins identique voire un peu plus importante que lundi dernier même si c'est un peu moins spectaculaire pour les médias.

    À 9h00, contact avec le ministère des transports, les patrons ont appelé et appellent pour demander à l'État d'intervenir afin de débloquer les blocages. Refus de celui ci. C'est au moins la preuve que nous leur faisons mal.

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    PARIS, 26 jan 2015 (AFP) - Les routiers ont mis à nouveau en place, lundi, après un week-end de pause, des blocages de sites industriels et de logistique, pour pousser le patronat à revenir à la table des négociations salariales.

          Ils visent des sites logistiques et les grosses entreprises adhérentes des organisations patronales, qui refusent de renouer le dialogue avec les syndicats depuis la dernière séance de négociation mardi.

          "On bloque les zones pour empêcher les camions de sortir et même de rentrer", a indiqué Jérôme Vérité (CGT).

          Près de l'aéroport de Nantes-Atlantique, une cinquantaine de militants syndicaux se sont ainsi postés sur la zone industrielle de Saint-Aignan Grandlieu vers 5H00, selon Thierry Mayer (CGT).

          De nombreux camions étaient bloqués lundi matin aux différents ronds-points de la zone industrielle, ainsi que toutes les entreprises de logistique autour de l'aéroport, d'où les poids lourds ne sont pas sortis, a constaté un photographe de l'AFP.

          Le but est de "toucher au porte-monnaie deux acteurs principaux (ndlr, Charles André et Norbert Dentressangle) de la FNTR (organisation patronale) qui n'appliquent que les minima sociaux et freinent les discussions pour l'amélioration de la convention collective", a expliqué M. Mayer.

          Une cinquantaine de grévistes CGT, FO, CFTC empêchent les poids lourds de sortir de la zone industrielle d'Ifs, près de Caen, où sont basées plusieurs sociétés de transport routier (STEF, Rivière, Vire transport, transports Nicole), a constaté un photographe de l'AFP.

          Par ailleurs, des salariés de la plateforme logistique de Système U, présente sur cette zone, se sont également mis en grève.

          Près de Chambéry, dans la zone industrielle de Bissy, les routiers se sont mobilisés dès dimanche 22H, selon leurs représentants. Lundi matin, une quarantaine d'entre eux bloquaient une trentaine de camions à l'entrée de la zone, d'où les poids lourds ne pouvaient pas non plus sortir, selon Antoine Fatiga (CGT).

          Autour de Dunkerque, les accès à l'ancienne raffinerie de Mardyck et au Dépôt de pétrole côtier (DPC) de Saint-Pol-sur-Mer, sont restés fermés, selon FO.

          A Bordeaux, une société de transport appartenant au représentant régional de la FNTR, la société Lacassagne qui "ne transporte pas de denrées périssables", est dans la ligne de mire depuis 07H00, a indiqué le responsable de la CGT Gironde, Marc Rosa.

          Selon les syndicats, des actions sont aussi organisées à Angers et Compiègne. D'autres sont en place ou en cours de mise en place à Clermont-Ferrand, Montpellier et Toulouse, notamment.

          A Rennes, les chauffeurs routiers doivent se réunir lundi après-midi pour décider d'une éventuelle action mardi matin qui ciblerait de grosses entreprises, selon la CGT.

          Après un week-end de pause, l'intersyndicale (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC) a repris un mouvement visant à obtenir une augmentation salariale de 5% pour tous les salariés du transport routier.

          La CFDT prévoit de mener à son tour des actions à partir de mercredi.

          Les fédérations patronales assurent ne pas être "en capacité" d'aller au-delà de ce qu'elles ont consenti durant les négociations, soit 1 à 2% d'augmentation selon les coefficients, alors qu'un tiers des entreprises du secteur sont dans une situation "critique".