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Avignon : Les éboueurs au bout du rouleau

lutte-de-classe

Brève publiée le 19 février 2015

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

Vaucluse Matin, 19 février 2015 :

L’amertume et la colère sont telles que ce sont les agents qui prennent le relais des syndicats. Chauffeurs et rippeurs du service collecte du Grand Avignon expriment un ras-le-bol général, qui se traduit d’ailleurs, confient-ils, par de nombreux arrêts maladies.

« On a l’impression d’être des merdes, aux yeux de tout le monde, des usagers, de la direction… On a le soutien de personne, même pas des chefs de service », lâche un jeune agent. « Quand on demande nos tickets resto, on nous traite de crève-la-faim ! », assure l’un de ses collègues.

« Les syndicats ne nous ont jamais suivis »

En juin dernier, déjà, les agents du service collecte écrivaient au nouveau président du Grand Avignon, Jean-Marc Roubaud. Un an après l’installation dans de nouveaux locaux, zone de Fontcouverte, « les dysfonctionnements restent tristement les mêmes », écrivent-ils.

La liste est longue : « Inexistence de la gestion des carrières des agents, stagiaires qui attendent leur titularisation depuis plus de trois ans, avantages pour les uns, mépris pour les autres, discriminations, injustices sont, entre autres, responsables d’une ambiance nauséabonde, d’instabilités morales et psychologiques au sein du service de la collecte. » Rappelant qu’ils assurent un travail pénible, ils demandent « un peu de considération. »

Depuis, plusieurs réunions ont eu lieu, la dernière le 2 février dernier. Les agents expliquent qu’ils ont fait plusieurs propositions « raisonnables pour désamorcer le conflit » (voir par ailleurs).

« Depuis, on n’a aucune réponse. Et les syndicats ne nous ont jamais suivis », racontent les éboueurs, prêts à faire grève. Soixante-dix chauffeurs et rippeurs sur 90 ont signé une pétition dans de sens. « Mais on ne peut pas faire grève sans les syndicats et la CFDT nous a demandé d’attendre trois mois ! » Du côté de la CFDT, Valérie Foeller, secrétaire générale adjointe, présente à la réunion du 2 février, explique : « Le dossier est en cours et je n’ai rien à vous dire. » Contacté, FO ne répond pas.