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Les routiers en lutte ce lundi

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Brève publiée le 16 mars 2015

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

RTL, 16 mars 2015 :

Les syndicats du transport routier ont lancé dans la nuit du dimanche 15 mars une grève à durée indéterminée. Ils veulent pousser le patronat à revenir à la table des négociations salariales et plusieurs mouvements de blocage ont lieu dans le pays.

Une dizaine de voitures et un camion mènent actuellement une opération escargot sur l’autoroute A1 dans le sens Lille-Paris. Cette opération est menée par des routiers affiliés à la CFDT, qui se rendent jusqu’au péage d’Arras et reviendront ensuite à Lille.

Un mouvement social est également en cours sur la N4, à hauteur de la sortie Châtres (Seine-et-Marne), vers la province. La sortie est bloquée par les poids lourds. Un ralentissement s’est formé en amont et remonte jusqu’à Tournan-Brie (Seine-et-Marne).

Les chauffeurs routiers bloquent le dépôt pétrolier de Bassens (Gironde), depuis 3h, ce matin. Ils bloquent également les camions sur l’A84 dans le sens Rennes-Caen, aux abords du périphérique de Caen. À 6h, une quinzaine de routiers se préparaient à bloquer le rond-point des vaches, près de Rouen.

Des blocages sont également en préparation à Reims et à la raffinerie de Donges, près de Saint-Nazaire. Un blocage est en cours dans les zones industrielles de Witry-Lès-Reims et Tinqueux-Moulin-de-l’Écaille.

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  PARIS, 16 mars 2015 (AFP) - Barrages filtrants, blocages d'entrepôts ou de ronds-points, opérations escargot: des routiers sont en grève lundi pour obtenir une reprise des négociations salariales, multipliant des actions en régions qui ont perturbé les conditions de circulation, ont constaté les bureaux régionaux de l'AFP.

      Le mouvement, à l'appel de l'intersyndicale (CFDT,CGT, FO,CFTC, CFE-CGC), a démarré dimanche soir, mais c'est tôt lundi matin qu'il s'est étendu. Les syndicats demandent au patronat de reprendre le dialogue sur les salaires, rompu le 9 février.

      Ainsi, dans le Bas-Rhin, une "petite centaine" de militants en colère, installés depuis dimanche soir, continuaient lundi matin à bloquer un entrepôt de marchandises Auchan de la zone industrielle de Duppigheim. "Nous ne laissons passer que les voitures mais aucun camion", a expliqué à l'AFP Pascal Vaudin, secrétaire général CFDT des transports du Bas-Rhin.

      A 13h00, les routiers ont prévu une manifestation escargot sur l'autoroute A4, au nord de Strasbourg.

      Au nord de Toulouse, les salariés avaient entamé dès dimanche soir un blocage au centre routier de Castelnau d'Estrétefonds et "une cinquantaine de camions bloquent toujours l'accès" lundi matin, a indiqué la gendarmerie, précisant que "l'ambiance est calme".

      Par ailleurs, selon le Centre régional d'information routière (CRICR), l'accès à l'A62 en direction de Bordeaux "est bloqué pour les poids lourds". "Nous maintenons le blocage jusqu'à ce que les patrons reviennent à la table des négociations. Cela durera le temps qu'il faut", a indiqué à l'AFP Stéphan Pouget, secrétaire Midi-Pyrénées CFDT Route.

      A la barrière de péage de Reventin Vaugris (Isère), le barrage installé dimanche soir par une cinquantaine de manifestants a pris fin vers 3H00 lundi matin, selon la gendarmerie et Vinci Autoroutes. Au total, près de 400 poids lourds ont été arrêtés en amont du péage.

      Au nord de Bordeaux, une cinquantaine de manifestants bloquent depuis 3H00 l'accès au dépôt pétrolier de Bassens. Entre 60 et 70 camions ont pu y accéder mais se retrouvent bloqués à l'intérieur.

      En Haute-Normandie, deux points de blocage ont été mis en place lundi, peu après 07H00, à Rouen, en zone industrielle au sud et au sud-ouest de la ville. "Nous avons placé des barrages filtrants", a expliqué à l'AFP Bruno Petit, délégué CFDT. Une trentaine de poids lourds participent aux blocages.

      Les barrages ne concernent que les poids lourds, les automobilistes étant autorisés à passer après avoir reçu un tract expliquant les raisons du mouvement. 

      "C'est quand même lamentable de constater que nos employeurs n'arrivent pas à comprendre que les chauffeurs routiers ne veulent pas finir leur carrière en étant toujours au Smic", a déclaré M. Petit.

      Dans la région de Lille, la grève a perturbé la circulation. Vers 6h30, une opération sur l'A21 a occasionné 10 km de bouchon entre Lens et Douai. Par ailleurs, depuis 6h30, deux voies de droite en direction de Paris sur l'A1 sont neutralisées, entraînant "au maximum 23 km de ralentissement sur l'A1", a indiqué le Centre régional de circulation routière.

      En revanche, la région Sud-Est semblait épargnée lundi matin, aucune action n'étant signalée.

      Les grilles salariales dans le transport routier de marchandises (près de 330.000 salariés fin 2013) sont bloquées depuis 2012. Depuis, la totalité des minima conventionnels est passée, à l'exception d'un seul, sous le salaire minimum.