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Grève à la RATP du 17 au 20 juin

lutte-de-classe ratp

Brève publiée le 10 juin 2015

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

https://communismeouvrier.wordpress.com/2015/06/10/greve-historique-a-la-ratp-du-17-au-20-juin/

(societe.com)

Le réseau des bus de la RATP sera considérablement perturbé des 17 au 20 juin en raison d’une grève massive de ses régulateurs, qui dénoncent « des conditions de travail insupportables ».

Mobilisation massive des régulateurs

En région parisienne, 4500 bus circulent sur 347 lignes et enregistrent quotidiennement plus de 3 millions de voyages. Sans les 300 régulateurs qui assurent la fluidité du trafic, et l’information des conducteurs et des voyageurs, rien de tout cela ne serait possible. Or, ce sont précisément ces régulateurs qui vont se mettre en grève du 17 au 23 juin 2015.

Selon les syndicats, entre 80 et 90% des agents du Centre de Régulation et d’Information Voyageurs ont déjà notifié leur intention de faire grève du mercredi 17 juin à 21 heures au samedi 20 juin à 9 heures. Pour Cyrille Brown, délégué CGT de la RATP, avec une telle proportion d’agents grévistes, « la circulation des bus sera très impactée ».

Charge de travail insupportable

La Régie Autonome des Transports Parisiens a revu en 2013 son organisation dans le cadre du « Plan Bus 2025 », et surtout du projet de transports du Grand Paris. Au passage, comme les régulateurs parisiens avaient moins de bus à gérer que leurs homologues européens, leur nombre a été considérablement réduit, passant de 500 à 300 salariés. Parallèlement, le nombre de lignes a augmenté.

Syndicats et personnels veulent par leur mouvement protester contre des conditions d’exercice de leurs missions devenues délétères, à cause des « effectifs sous dimensionnés au regard de la charge de travail ». Les risques psychosociaux se sont selon eux accru, et avec eux les risques d’accidents du travail dus à la pression subie. Pour Jean-Pierre Plault, de la CFE-CGC, « avec 40% d’effectifs en moins pour faire le même travail, la charge de travail n’est aujourd’hui plus supportable ».