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Salaire de la peur chez SNOP à Etupes

lutte-de-classe

Brève publiée le 23 juin 2015

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

France Bleue, 22 juin 2015 :

Depuis ce lundi matin, une soixantaine de salariés de l’entreprise SNOP à Etupes est en grève illimitée pour réclamer une hausse des salaires.

Devant les portes de l’usine, le climat est détendu mais la détermination est là.

Après un mois de discussions et de négociations, les syndicats estiment que la direction ne va pas assez loin : alors que la CGT demande une augmentation de 4,5% des salaires, la direction de l’équipementier automobile, qui emploie 275 salariés, ne veut pas aller au delà de 1,5%.

https://communismeouvrier.wordpress.com/2015/06/23/salaire-de-la-peur-chez-snop-a-etupes/

Même chose pour la prime de participation, les syndicats demandent 1500 euros mais la direction propose dix fois moins.

« On ne peut pas accepter des broutilles »

Rachelle Dorcy est déléguée CGT du personnel de SNOP à Etupes. Elle estime que l’entreprise, qui a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaire de 709 millions d’euros, a les moyens d’augmenter les salariés de manière conséquente, sans compter le versement de 4 millions d’euros par an de dividendes aux actionnaires dans les trois ans à venir.

Pas question dans ces conditions de se contenter de broutilles.

Il y a deux ans, la question des salaires avait déjà mobilisé le personnel de SNOP à Etupes

En 2013, une grève avait déjà éclaté dans l’entreprise toujours à propos des salaires. Après 3 jours de blocage, les salariés avaient obtenu une quarantaine d’euros d’augmentation.

Mais cette fois, les grévistes ont bien l’intention de ne pas céder et de négocier au rabais, d’où cet appel à la grève illimitée. Reste à savoir si la mobilisation pourra durer dans le temps à quelques jours des vacances d’été.

A noter que ce mouvement de grève touche d’autres sites de SNOP en France, à Besançon, à Cousance dans le Jura, à Gacé dans l’Orne ou encore à Brioude en Haute-Loire.