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Montreuil : la révolte gronde chez les agents municipaux

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Brève publiée le 9 juillet 2015

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

Le Parisien, 8 juillet 2015 :

Si l’été sera chaud à Montreuil, ce ne sera pas uniquement à cause de la canicule. Les rapports entre la mairie et ses agents sont bouillants. A tel point que trois syndicats, CGT, FSU et FO, ont écrit une lettre ouverte au maire PC Patrice Bessac pour dénoncer sa gestion du personnel. Qui n’exclut pas un mouvement de grève général à la rentrée.

« Logique comptable scandaleuse », « des conséquences humaines désastreuses », « politique d’austérité », les mots sont durs mais traduisent visiblement une grande souffrance. Fin juin, ils étaient 450 à manifester devant la mairie et début juillet, un peu moins de 200. En cause : leurs conditions de travail.

Services publics en moins. « Le maire s’attaque à la petite enfance et à l’éducation, ce n’est pas un bon signe, s’insurge Claire Huot, déléguée CGT des territoriaux. S’il y a des coupes à faire, il devrait voir plutôt de la tranquillité publique ». Ainsi, les centres de loisirs seront fermés le 13 juillet et la semaine de Noël. Durant cette semaine-là, les crèches aussi seront closes. L’accueil matinal dans certaines écoles sera regroupé. « Nous devons faire des économies, reconnaît Frédéric Molossi, élu PS en charge du personnel. Nous avons fait nos choix en fonction de la fréquentation. ».

Agents sous pression. D’après les syndicats, environ 100 postes équivalents temps plein (ETP) devraient disparaître (sur 2 500). Aucun remplacement n’est fait en dessous de 4 mois d’absence. « Résultat, la charge de travail se répartit entre les agents, poursuit Claire Huot. On leur demande de faire des efforts alors qu’à côté, les diverses directions générales se renforcent en personnel et les salaires de ces cadres manquent de transparence ».

Selon les syndicats, cette situation ne serait pas étrangère aux 11 % d’absentéisme enregistré en mairie. « Le taux d’absentéisme n’a pas évolué depuis l’ère Voynet, se défend Frédéric Molossi. Cent ETP, c’est juste pour ne pas augmenter la masse salariale avec le jeu mécanique des augmentations annuelles, mais cela ne veut pas dire que nous supprimons 100 postes. Quant aux grilles salariales, elles sont publiques. Enfin, nous avons un taux d’encadrement à la direction des services parmi les plus bas. »

Manque de concertation ? « On ne nie pas les contraintes budgétaires mais la mairie pourrait au moins en parler avec nous, regrette Bernard Grenouillet, secrétaire FSU. Le comité emploi, par exemple, qui regroupe direction et syndicats, s’apparente plus à de l’information qu’à de la concertation ». La CGT a ainsi calculé qu’en 9 mois, elle n’a rencontré le maire qu’à deux reprises. Dont la dernière fin juin. « On nous a presenté plein de graphiques mais sans explications claires pour justifier cette politique d’austérité, regrette Claire Huot. « Ma porte est ouverte à tous les agents, affirme élu en charge du personnel. Et à partir de septembre, il y aura des rendez-vous réguliers avec les syndicats pour bâtir les budgets. »