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Un appel de 14 organisation grecques contre le mémorandum

Grèce international

Lien publiée le 19 août 2015

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Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

https://npa2009.org/actualite/un-appel-de-14-organisation-grecques-contre-le-memorandum

La veille du vote par le Parlement grec (Vouli) du nouveau mémorandum imposé par la troïka, les représentants de 14 organisations de la gauche radicale grecque ont lancé un appel à la mobilisation populaire et à la constitution de comités de lutte contre l’austérité, que nous reproduisons ci-dessous.

Cet appel, selon Aghios Nikolas Fokidas et Stathis Kouvelakis (membres de la Plateforme de gauche de Syriza) « est considéré comme la première étape officielle vers la constitution d’un nouveau front politique qui regroupera une large palette de forces de la gauche radicale en opposition avec le mémorandum et la volte-face néolibérale du gouvernement » d’Aleksis Tsipras. Notons que parmi les organisations signataires, outre la gauche de Syriza, il y a des organisations fondatrices de la coalition comme Antarsya ainsi que des courants en rupture avec la direction du Parti communiste (KKE).

Sans surprise la Vouli a adopté le mémorandum, par 222 voix contre 64, le matin du 14 août grâce au soutien des députés de la Nouvelle Démocratie, du PASOK et de To Potami, qui avaient appelé à voter « oui » lors du référendum du 5 juillet dernier (près de 62 % des votants ont alors rejeté l’austérité). Cependant parmi les députés de Syriza 32 ont voté contre ce référendum, 11 se sont abstenus et 1 s’est absenté, réduisant ainsi le soutien à la coalition gouvernementale dirigée par A. Tsipras à 118 votes, alors que selon les règles politiques grecques un gouvernement minoritaire doit toujours s’assurer au moins 120 voix dans la Parlement. Le gouvernement Tsipras s’apprête à poser la question de confiance après le 20 août et il pourrait alors ne pas bénéficier de ces voix, provoquant ainsi des élections anticipées dans un délai d’un mois. Selon Aghios Nikolas Fokidas et Stathis Kouvelakis, de telles élections seraient « un premier test pour le nouveau front anti-austérité qui se cristallise autour de la Plateforme de gauche ». (réd. Inprecor)

Non au nouveau Mémorandum ! Appel à la lutte et à la mobilisation à travers le pays

Jeudi, le 13 août 2015

Les soussignés, représentant un large éventail de forces et d’organisations de la gauche, rejettent le troisième mémorandum présenté aujourd’hui au Parlement et appellent à de grandes luttes unitaires pour annuler tous les mémorandums et imposer une nouvelle orientation progressiste pour le pays.

La signature d’un nouveau mémorandum par un gouvernement qui a été élu pour abolir les deux précédents équivaut à une catastrophe majeure pour le peuple grec et la démocratie. Le nouveau mémorandum signifie encore plus d’austérité, la restriction des droits des citoyens et la perpétuation du régime de tutelle imposé au pays. Le nouveau mémorandum est un renversement complet du mandat du peuple grec qui, lors du référendum du 5 juillet, a rejeté dans leur intégralité les politiques néolibérales d’austérité et de dépendance néocoloniale.

Tout au long des cinq dernières années, le peuple s’est opposé par tous les moyens possibles à la peur et au chantage et a lutté pour une Grèce souveraine, démocratique, reconstruite, juste et indépendante.

Comme ce fut le cas pour les précédents, ce mémorandum doit trouver en face de lui la résistance le plus large d’une société unie et déterminée. Nous continuerons dans la voie du 5 juillet jusqu’à la fin, jusqu’au renversement de la politique de mémorandums, avec une solution de rechange pour le lendemain, pour la démocratie et la justice sociale en Grèce.

La lutte contre le nouveau mémorandum commence maintenant, avec la mobilisation du peuple dans tout le pays. Pour développer et gagner ce combat, il est nécessaire de mettre en place une organisation populaire à tous les niveaux et dans tous les domaines sociaux.

Nous appelons à la constitution d’un vaste mouvement politique et social dans l’ensemble du pays et à la création de comités de lutte contre le nouveau mémorandum, contre l’austérité et contre la mise sous tutelle du pays. Ce sera un mouvement unitaire à la hauteur des aspirations du peuple à la démocratie et à la justice sociale.

La lutte qui a conduit à la victoire du « non » le 5 juillet se poursuit et va gagner !

Signataires : Panagiotis Lafazanis, Plateforme de gauche de Syriza – Courant de gauche ; Alekos Vernardakis, Renouveau communiste ; Nikos Galanis, Intervention de gauche ; Dimitris Kavouras, Organisation de reconstruction communiste (regroupement d’anciens militants du KKE) ; Kaltsonis Dimitris, Association Yannis Kordatos (regroupement d’anciens militants du KKE) ; Panagiotis Mantas, DIKKI – Gauche socialiste (regroupement d’anciens militants du PASOK au sein de Syriza) ; Antonis Ntavanelos, Plateforme de gauche de Syriza – Gauche ouvrière internationaliste (DEA) ; Andreas Pagiatsos, Xekinima (section grecque du Comité pour une Internationale ouvrière) ; Spyros Sakellaropoulos, ARAN – Recomposition de gauche (fondatrice d’Antarsya) ; Dimitris Sarafianos, ARAS – Regroupement anticapitaliste de gauche (fondateur d’Antarsya) ; Maria Souani, Lutte ouvrière (réseau de militants du KKE) ; Themis Tzimas (ancien membre du Conseil national du PASOK) ; Lambros Heetas, Initiative des 1000.