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Résumés des 26, 27, 28è jours de grève des postiers de Neuilly

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Brève publiée le 27 novembre 2015

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

Résumé du 27ème jour de grève des postiers de Neuilly (mardi 24 novembre 2015)

La mobilisation de Neuilly tient et oblige la direction à se repositionner

Ce matin, une prise de parole a eu lieu à Malakoff avec les agents, concernant le projet de réorganisation (5 suppressions de tournées, mercredi sécable, nouveaux services...). La quasi-unanimité des collègues s’est prononcée en faveur d’une expertise. La non-transparence sur le mode de calcul du temps de travail et le « vol » de temps de travail ainsi mis en oeuvre par la direction agace en particulier les collègues.

Suite à leur engagement pris la veille, les grévistes de Neuilly se sont déplacés auprès de leurs collègues de Levallois, qui ont tout simplement exigé d’obtenir les mêmes avancées sur les effectifs et les heures supplémentaires (paiement au forfait, volontariat) que les autres bureaux du départements qui se sont récemment mobilisés (Châtenay, Clichy, Puteaux-La Défense, Bois-Colombes/La Garenne, Colombes), ainsi que le passage en grade 1.3 de plusieurs collègues (qui permet une augmentation de salaire). Les collègues ont exigé que leur directeur produise un écrit, ce qu’il a fait. Les collègues exigent que les garanties soient données jusqu’à la prochaine réorganisaion et non seulement jusqu’au 31 décembre. En attendant, les facteurs de Levallois ont décidé de refuser la sécable inopinée jusqu’à nouvel ordre.

Les grévistes se sont ensuite rendus à la mairie de Neuilly : l’objectif était d’être reçus et de demander à la mairie d’intervenir auprès de la direction pour qu’une négociation ait lieu. Au bout d’une heure d’attente dans le hall, les grévistes ont constaté que de nombreux policiers fortement armés commençaient à les « environner ». C’est alors que le directeur de cabinet leur a envoyé un mail soutenant explicitement la direction de La poste et  menaçant les postiers d’une intervention policière.

La direction quant à elle avait fait courir le bruit que les facteurs de Neuilly reprendraient le travail suite aux importantes retenues sur salaires opérées dans le week-end... et comme la grève tient, elle s’est vue obligée en cours de journée de proposer une audience pour mercredi prochain... à condition de ne plus faire de prise de parole et d’appels à la grève dans les autres bureaux ! Les grévistes discuteront de comment répondre à cette proposition d’audience conditionnelle... dans tous les cas, ils n’ont pas dit leur dernier mot.

Résumé du 28ème jour de grève des postiers de Neuilly (mercredi 25 novembre 2015)

Les grévistes tapent à toutes les portes pour pousser la direction à négocier

Ce matin a eu lieu une réunion du personnel à Levallois, où les collègues ont discuté des perspectives de mobilisation si la direction ne donnait pas satisfaction à leurs revendications. Les collègues ont décidé de ne pas toucher aux plis électoraux d’ici jeudi de la semaine prochaine.

Après une AG pour faire le point sur l’attitude de la direction (pas de nouvelles de sa part concernant la confirmation de l’audience) et sur les perspectives, les grévistes de Neuilly se sont rendus auprès de l’Inspection du Travail. En détaillant les raisons du conflit et en expliquant l’attitude déloyale de la direction, les grévistes ont trouvé une oreille attentive et ont formulé une proposition que l’Inspection du Travail nomme un médiateur dans le conflit.

Ils se sont ensuite rendus à la Préfecture, où ils ont été reçus sur le tas par la directrice de cabinet. Les postiers ont indiqué à la Préfecture, qui a le pouvoir d’imposer une médiation, qu’ils étaient disponibles pour une telle intervention.

La direction n’a toujours pas répondu clairement si elle acceptait oui ou non une audience. Que cela soit au niveau de l’Inspection du Travail ou de la Préfecture, les grévistes ont donc été clairs : si la direction joue avec le feu, elle prend le risque de porter le conflit à un niveau supérieur.

Résumé du 29ème jour de grève des postiers de Neuilly (jeudi 26 novembre 2015)

Nouvelle provocation de la direction !

Les grévistes se sont retrouvés ce matin à Neuilly, en respectant la condition qui leur avait été soumise par la direction : ils n’ont pas appelé d’autres bureaux à la grève dans la perspective d’une négociation... qui a finalement été repoussée à aujourd’hui. La direction n’ayant fait parvenir aucune confirmation de l’audience, les grévistes se sont rendus ce matin à la direction nationale du Courrier, boulevard Brune à Paris. Voyant des postiers du 92 s’approcher, le service de sécurité a immédiatement fermé les accès, enfermant dehors des cadres se rendant à leur travail ! Quand le responsable de la Sûreté a fini par comprendre que les grévistes ne cherchaient pas à entrer sur le site mais demandaient seulement à être reçus, une délégation a finalement été introduite auprès de deux responsables des relations sociales. Juste avant que la délégation ne soit reçue à Brune, les grévistes ont reçu par SMS la nouvelle à 11h : la direction départementale ne sera pas présente à l’audience prévue à midi, seul le directeur local sera présent.

Un délégué syndical du 92 et un représentant de la Fédération SUD se sont néanmoins déplacés sur le lieu de l’audience, et ont pu constater que le directeur de Neuilly n’avait pas de mandat de négociation, autrement dit pas de propositions à faire !

Au moment où la direction avait exigé des grévistes qu’ils ne se rendent pas dans les autres centres pour qu’une négociation se tienne, cela avait prouvé une chose : c’est l’extension de la grève qu’ils craignent le plus. Mettre en avant cette condition pouvait s’expliquer par deux motifs : soit la direction voulait réellement se diriger vers une réelle négociation, soit elle cherchait à gagner du temps. Désormais, il est clair que la direction cherchait à gagner du temps. L’approche de la période électorale explique cela : les professions de foi sont en train d’arriver dans les bureaux de poste, et le 92 est comme par hasard l’un des seuls départements (le seul ?) où la distribution des plis électoraux est payée (1h pour 130 plis). C’est bien évidemment pour tenter de passer sans encombres cette période charnière sans provoquer de mécontentement dans d’autres bureaux que Neuilly que la direction a procédé de cette manière. En se moquant ouvertement des grévistes de Neuilly, et en tentant d’acheter la paix sociale dans le reste du 92, La Poste joue à un jeu dangereux.

Pour soutenir les grévistes :

- Chèques à l'ordre de Sud Poste 92
51 rue Jean Bonal
92250 La Garenne Colombes
(avec la mention solidarité grève au dos du chèque)

- La fête des postiers du 92 aura lieu samedi à partir de 20h30, à la MJC des Pâquerettes, 20 rue des Paquerêttes à Nanterre. Venez nombreuses et nombreuses !!! Aidez les grévistes de Neuilly à tenir !!!

 

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