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46ème jour de grève à La Poste dans le 92 : le vent commence à tourner

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Brève publiée le 2 mars 2012

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

46ème jour de grève à La Poste dans le 92
Le vent commence à tourner

Une vraie séquestration

Ce matin, les grévistes se sont de nouveau rassemblés devant le centre de Nanterre, cette fois-ci en soutien à Yann, convoqué lui aussi pour une « Enquête administrative ». La direction a essayé de trier les agents à l’entrée du centre en autorisant l’entrée aux seuls non-grévistes... Un gréviste a pu entrer dans l’établissement en se déclarant « non gréviste »... il a fait une prise de parole à l’intérieur et résultat : plusieurs collègues non-grévistes de Nanterre se posent la question de débrayer lundi. La direction était tellement énervée qu’elle l’a empêché de sortir pendant près d’une heure ! Une vraie séquestration, filmée et constatée par huissier ! Quant à la police, alertée par les grévistes, elle est arrivée après la bataille : aurait-elle autant tardé si c’est nous qui avions enfermé Sénat dans son bureau ?

« La fin d’un processus »

Lors des audiences qui se sont tenues aujourd’hui à Montrouge et Malakoff, le discours des grévistes a été clair : « On vient à vos audiences locales, on est prêts à discuter de tout, mais on ne reprendra le travail que quand tous les bureaux auront obtenu satisfaction. » A l’audience de Montrouge, SUD a désigné comme représentante une gréviste de Malakoff, et vice-versa... la boîte n’a pas du tout aimé : elle a été forcée de reconnaître qu’elle ne pourrait plus diviser les bureaux et qu’elle ne pourrait plus contourner les représentants syndicaux. Un cadre de la DOTC l’a même reconnu en off : la tentative de négociations séparées n’a pas permis de faire reprendre beaucoup de monde, c’est « la fin d’un processus », l’échec d’une tentative pour la boîte. Par ailleurs, quand nous avons estimé que la direction avait dépensé entre 100 000 et 200 000 euros en huissiers et vigiles, ce même responsable ne nous a pas contredit... Il est clair que les marges de manoeuvres de la boîte en termes de moyens financiers et de moyens de remplacement sont dans le rouge.

Opération crescendo

Du coup, la possibilité de faire céder la boîte devient de plus en plus crédible aux yeux des grévistes, et le vent commence à tourner après la période plus difficile de la fin de semaine dernière et ce début de semaine. A partir du moment où nous formons un bloc de grévistes et non plus une addition de bureaux, à partir du moment où il n’y a plus de différenciation grévistes/syndicalistes, le rapport de forces est en train de s’équilibrer. Pour qu’il bascule en faveur des grévistes, il faut désormais monter en puissance, en termes de nombre de grévistes et d’actions menées.