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    Résumés des 70 à 72è jours de grève des postiers de Neuilly

    lutte-de-classe

    Brève publiée le 13 janvier 2016

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    Résumé du 70ème jour de grève des postiers de Neuilly (mercredi 6 janvier)

    La grève tient à Neuilly, la direction ouvre la porte à la discussion sur la question des suppressions d’emplois

    Après un compte-rendu auprès des non-grévistes de Neuilly de la séance de négociation de la veille, les grévistes de Neuilly se sont rendus à la DSCC où démarrait un réunion CHSCT sur la mise en application dans le 92 de "Factéo" (smartphones permettant à la direction d’ajouter des tâches aux facteurs), réunion suivie pour eux, d'une nouvelle rencontre avec la direction. A ce CHSCT (en fait une instance de coordination des différents CHSCT locaux), la direction n'avait qu'un but, que soit votée rapidement une expertise départementale sur "Factéo" pour mettre en place rapidement les smartphones-mouchards. Pendant 1h30, les représentants du personnel ont expliqué que cela ne pourrait pas être le cas, qu'il n'étaient qu'en séance d'information du CHSCT, et non pas de consultation. En effet, l'ancien DSCC, Arnaud Saint Guilhem, avait établi l'ordre du jour tout seul en fixant une séance de consultation. Or, cet ordre du jour aurait dû être établi en concertation avec le secrétaire du CHSCT de NOD, ce qui n'avait pas du tout été le cas. La direction après une suspension de séance, a été contrainte de reculer. Le précédent directeur avait voulu faire du 92 un département « pilote » concernant factéo… résultat le 92 et le 91 sont à notre connaissance les deux départements où La Poste n’est pas parvenue à imposer Factéo.

    Puis a démarré une nouvelle audience de négociation avec les grévistes. La direction reconnaît désormais par écrit qu’elle est prête à revoir le nombre de suppressions de tournées. Cette inflexion du discours de la boîte ne signifie bien sûr pas qu'elle va céder immédiatement, mais elle semble tenir compte du fait que la grève tiendra autant de temps qu'il le faudra. Les grévistes ne se font pas d’illusions : c’est la mobilisation des facteurs à Neuilly et dans les autres établissements qui a amené la direction à infléchir son attitude, c’est le rapport de forces à Neuilly et dans le département qui sera déterminant quant à l’issue de la grève.

    Résumé des 71ème et 72ème jours de grève des postiers de Neuilly (jeudi 7 et vendredi 8 janvier 2016)

    Première avancée dans les négociations, les grévistes restent mobilisés

    Jeudi : toujours le lien grévistes-non-grévistes

    La journée de jeudi a été marquée par une nouvelle réunion du personnel avec les non-grévistes de Neuilly. 3 jours d’affilée, les grévistes ont été capables de maintenir un lien constant avec les non-grévistes. Ce jeudi, ils leur ont rendu compte de la négociation de la veille.

    Peur sur la PFC II

    Les grévistes ont appris que lors de la grève de la veille des agents de la Plate Forme Colis de Moissy contre l’introduction de la sous-traitance, des forces de police avaient été envoyées en nombre de peur que les grévistes du 92 ne viennent se joindre à leurs collègues du colis. Comme quoi, c’est bien la convergence des centres, au-delà des frontières entre départements et entre métiers que craignent les patrons !

    Vendredi matin a commencé sur une note négative pour les grévistes. Un cadre de Neuilly a exercé une pression sur les non-grévistes de Neuilly en les menaçant de sanctions s’ils se regroupaient avec les grévistes au moment du Tri Général, perturbant ainsi la prise de parole. Les grévistes ont réagi en faisant le tour position de travail par position de travail après le TG pour tirer le bilan avec les collègues et les convaincre que si ce genre de pression se renouvelait, il fallait une réaction forte et unanime.

    Débrayage à Courbevoie

    Les grévistes de Neuilly se sont ensuite rendus à Courbevoie : le directeur de centre a infligé un avertissement à Redouane, représentant local de SUD. Le prétexte : la direction prétend que prendre la parole pendant le TG pour rappeler que le temps imparti pour effectuer le tri doit être respecter, et non prolongé à cause du sous-effectif. Par ailleurs, les agents de Courbevoie veulent le comblement du sous-effectif et que ce dernier ne soit pas comblé par des heures supp obligatoires qui ne seraient plus payées au forfait. En somme, le directeur de Courbevoie sanctionne Redouane parce qu’il fait respecter les règles de la dernière réorg, des règles fixées par la Poste elle-même, tout en ne respectant pas les règles (le paiement des heures supp est un usage en vigueur depuis des années, la direction ne peut pas y mettre fin unilatéralement) ! 20 collègues, c’est-à-dire une bonne majorité du bureau, ont débrayé en exigeant d’être reçus par le directeur. Celui-ci n’est arrivé qu’en cours de matinée dans le bureau, espérant que les collègues reprendraient le travail. Au lieu de cela, les facteurs de Courbevoie se sont rendus en délégation de masse dans son bureau et ont été nombreux à prendre la parole en défense de Redouane et pour exiger le maintien du paiement des heures supplémentaires au forfait. Une audience est prévue lundi, en attendant les collègues de Courbevoie ont reconduit la grève pour samedi.

    Première avancée dans les négociations… les grévistes ne baissent pas pour autant la garde !

    La négociation de vendredi a débouché sur une avancée significative : la direction propose de ré-installer le service Cedex à La Défense. La discussion peut donc s’engager sur ce point important, que la direction avait considéré comme « incoutournable » depuis des mois ! C’est la preuve que la direction peut reculer. Cependant, la direction ne s’engage pas encore sur une durée pour laquelle ce retour s’opérerait. Quant à toutes les autres revendications (emploi, sécabilité, licenciement de Jérémy et autres sanctions disciplinaires, régime de travail…) la direction n’a pour l’instant formulé aucune proposition précise.

    L’après-midi ce sont les représentants de 12 centres, y compris Neuilly, qui se sont réunis en Coordination des bureaux. Ils et elles ont discuté de participer à la journée interprofessionnelle de la fonction publique du 26 janvier prochain. En fonction de l’évolution de la situation à Neuilly et plus généralement de l’attitude de la direction départementale, ils sont prêts à la perspective d’une mobilisation plus importante si elle s’avère nécessaire.

    Pour aider les grévistes à tenir, continuez à donner à la caisse de grève 

    - caisse de grève en ligne https://www.yoongo.com/fr-c-caisse-de-greve-des-postiers-du-92 ou envoyer vos chèques à SUD Poste 92, 51 rue Jean Bonal 92250 La Garenne-Colombes, mention solidarité grévistes au dos du chèque