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    Loi Travail: les sms de menaces de Gattaz à la présidente de la CGC

    Khomri syndicalisme

    Brève publiée le 13 mars 2016

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    (Le Parisien) Il y a des sms que leurs auteurs préféreraient ne pas voir publier. Vendredi soir, le site des Echos a dévoilé les messages que Pierre Gattaz aurait envoyés à la présidente de la Confédération des cadres, CFE-CGC, Carole Couvert.

    Le président du Medef la menace de ne plus la soutenir si elle persiste dans son opposition au projet de loi El Khomri sur le marché du travail. 

    «L'attitude de la CGC est incompréhensible et nuisible. Vous avez déjà planté la loi MDS (ndlr : Modernisation du dialogue social). Vous n'allez pas nous planter la loi MEK (ndlr : Myriam El Khomri)», écrit le dirigeant patronal. Puis il ajoute : «Si vous persistez dans cette attitude "cgtiste" sur cette loi, le Medef en tirera toutes les conséquences sur nos discussions en cours». Et il se fait  plus précis : «Ce que je veux dire c'est que nous (ne) vous soutiendrons plus dans votre combat pour les cadres si vous plantez la loi MEK».

    Toujours selon «Les Echos», Carole Couvert aurait répondu qu'elle ne «fonctionnait pas à la menace» : «Je suis la porte-parole de 160 000 adhérents et mon mandat sur le projet de loi a été voté à l'unanimité». 

    «On ne dévoile pas une conversation privée entre gens de bonne compagnie», a réagi Pierre Gattaz depuis Rabat où il est accompagné de plusieurs journalistes dont une journaliste de l'AFP. Le patron des patrons soutient le projet de loi El Khomri et estime qu'un retrait serait «dramatique». Président de l'UIMM et négociateur social du Medef, Alexandre Saubot juge également dans une interview au JDD ce dimancheque «le renoncement (ndlr : à la loi Travail) serait suicidaire pour notre pays».

    La CFE-CGC, comme tous les autres syndicats, demande le retrait de l'introduction d'un plafonnement des indemnités prud'homales versées en cas de licenciement abusif, qui atteindrait au maximum 15 mois de salaire pour un salarié ayant au moins 20 ans d'ancienneté. La CFE-CGC est également opposée à l'introduction du référendum en entreprise et à la précision des motifs de licenciements économiques.

    Le gouvernement doit faire le bilan lundi de ses concertations avec les partenaires sociaux après les avoir rencontrés en début de semaineFrançois Hollande a promis des «corrections», mais il exclut un retrait.