[RSS] Twitter Youtube Page Facebook de la TC

Actualités et analyses [RSS]

Lire plus...

Newsletter

Twitter

Poursuite de la grève des éboueurs de Lyon et manif devant la mairie PS

lutte-de-classe

Brève publiée le 26 mars 2012

Tweeter Facebook

Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

LYON, 26 mars 2012 (AFP) - Une centaine d'éboueurs ont manifesté lundi à Lyon sous les fenêtres du bureau de Gérard Collomb, maire PS de la ville où débutait une troisième semaine de grève du ramassage des ordures, motivée par un refus du redécoupage de la collecte entre secteurs public et privé.

"C'est la troisième semaine que l'on attaque, ça commence à faire long, mais les collègues sont toujours déterminés", a déclaré devant les manifestants massés devant l'hôtel de ville, Myriam Camusso, secrétaire générale FO du Grand Lyon (agglomération lyonnaise), en charge de la collecte des ordures.

Mme Camusso a appelé M. Collomb, également président du Grand Lyon, à recevoir une délégation de grévistes, qui prévoient une grande manifestation devant l'hôtel de ville mercredi, avec le soutien de collègues venus de Rhône-Alpes et d'Auvergne.

"On essayera de ne pas tomber dans le piège de Gérard Collomb qui est de nous mettre la population à dos", a expliqué de son côté Jamel Mohamed, de la CGT.

Epaulés par l'intersyndicale CGT-CFTC-CFDT-FO-FAFPT-Unsa-Ugict/CGT, les grévistes ont distribué des tracts dénonçant une "privatisation" progressive de la collecte des ordures ménagères et fait signer une pétition appelant M. Collomb à "ouvrir des négociations".

La poursuite de la grève a été votée massivement lundi, comme chaque jour depuis le 12 mars. Les grévistes étaient encore 40% (contre 41% vendredi) parmi les 400 éboueurs employés par la communauté urbaine, selon le Grand Lyon. La collecte en zone de service public a pu être assurée à 67%, a précisé le Grand Lyon, alors que les sacs poubelles s'amoncellent dans plusieurs arrondissements de Lyon et de Villeurbanne, couverts par la régie publique.

Les manifestants ont dénoncé un "appel à des intérimaires pour +casser la grève+".

Le Grand Lyon a lui avancé des concessions, proposant notamment de créer dix nouveaux postes et d'améliorer les conditions de travail.