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51e congrès CGT : Mercredi 20 avril

syndicalisme

Brève publiée le 22 avril 2016

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

http://www.frontsyndical-classe.org/2016/04/51e-congres-mercredi-20-avril.html?utm_source=flux&utm_medium=flux-rss&utm_campaign=not-for-profit-charities-causes

Les traits saillants de la journée :

débat d'orientation

débat sur la construction des luttes

débat sur le Syndicalisme rassemblé

émouvante intervention de Rim Hidri des Fralib : voir son intervention à l'adresse : http://www.rougemidi.org/spip.php?article9170

adoption de l'appel du congrès aux travailleurs appel en ligne :

http://www.frontsyndical-classe.org/2016/04/l-appel-du-51e-congres-de-la-cgt.html

intervention de Nicholas ALLEN, syndicaliste américain du secteur de la consommation rapide

La journée va donc être consacrée principalement et en premier lieu au débat sur ledocument d'orientation et ses 5 thèmes et à celui sur l'adoption de l'appel du congrès aux travailleurs.

De très nombreux intervenants où se mêlent le compte-rendu de situation d'entreprises, de secteurs d'activité, de mise en valeur d'expériences de lutte et l'intervention sur des thèmes divers : Comités régionaux, formation syndicale, syndicalisation et nouvelles formes de salariat, syndicalisation jeunesse et carte permanente.

Mais dans le vif débat engagé entre congressistes et les rapporteurs de commission qui veillent au grain 2 thèmes ont dominé les échanges : la nécessaire construction des luttes, la grève reconductible réclamée comme réponse à l'intransigeance gouvernementale sur la destruction et le contournement du code du travail et le syndicalisme rassemblé dont de très nombreux délégués ont réclamé qu'il soit abandonné comme référence.

Les interventions faisant souvent référence s'agissant de l'exigence de conduire le mouvement actuel à la victoire aux enseignements découlant de l'échec de luttes passées comme en 2010 avec la contre-réforme des retraites.

Sur la question du Syndicalisme rassemblé de très nombreux délégués ont réclamé un vote séparé, pour certains afin de pouvoir approuver le document d'orientation lui-même.

Le congrès étant souverain il s'agit d'un droit des délégués.

Mais ils se sont heurté à une fin de non-recevoir et à des manoeuvres dilatoires diverses (on passe à autre chose, on donne la parole à d'autres sur un autre sujet, on fait intervenir des personnalités extérieures ou il est question de diffuser un film) pour ne pas donner suite à cette demande pressante et légitime.

Dans le déroulement du congrès il s'agit d'un déni de  démocratie et d'un mépris à l'égard du rôle des militants et des délégués en contradiction totale avec l'antienne sur le rôle indispensable du syndiqué.

C'est que "l'attachement vicéral" proclamé au syndicalisme rassemblé dans le préambule au document d'orientation révèle la dépendance aux directives et aux orientations de la CES dont la CFDT fait partie. Il s'agit donc en contradiction avec l'expérience militante de la trahison permanente des dirigeants de la CFDT de continuer à les protéger de la colère qui monte.

Et de préserver les illusions d'une orientation syndicale de "dialogue social" et de "négociations" que la brutalité de l'offensive réactionnaire de l'oligarchie, des pouvoirs et des institutions (européennes en particulier) met à mal dans les bases militantes et dans l'opinion en général.

A ce propos les réponses de Gilbert Garrel secrétaire général des cheminots répondant pour la commission aux délégués sont d'une pauvreté affligeante : l'adoption en 1995 du syndicalisme rassemblé résulterait du souci de sortir de l'isolement et du repli sur soi, de ne plus se recroqueviller qui aurait caractérisé l'attitude de la CGT. En oubliant de dire qu'en fait c'est pour adhérer à la CES dans ces années là que la CGT a accepté les conditions posées par la CES ET la CFDT (Nicole Notat) et qui incluaient implicitement une relation privilégiée avec la CFDT en parallèle au départ de la FSM.

Il est vrai qu'avec les trahisons récurrentes des dirigeants de la CFDT il devient très difficile de défendre cette relation privilégie et que les dirigeants confédéraux admettent l'erreur de cette orientation à présent en préconisant l'unité sans exclusion mais sans partenaire privilégié.

Mais pourquoi alors continuer à s'arc-bouter sur la référence au syndicalisme rassemblé?

Nul doute qu'à l'intérieur de la CGT le combat doit se poursuivre pour que la proclamation de l'identité de classe de l'organisation ne soit pas qu'une déclaration de façade et que soient levées les incohérences d'une stratégie.

Nous reviendrons demain sur le thème 4 abordé en fin de séance ce mercredi et qui porte sur le syndicalisme européen et mondial mais qui en quelque sorte recouvre et prolonge les questions relatives aux alliances nationales et les rapports intersyndicaux.

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PAROLES DE CONGRESSISTES

"faire de ce congres les braises d'un incendie social"


 

"il ne s'agit pas de sortir de la crise mais du capitalisme"


 

"la question de la proprété des entreprises est au centre du syndicalisme de classe comme l'a montré la bataille des Fralib"


 

en matière d'engagement dans les luttes "on ne peut pas sortir du 51e congrès comme on est sorti du 50e" à l'époque de la lutte contre l'ANI

"en finir avec les journées saute-mouton"

"la financiarisation c'est le cancer de l'industrie"

"j'aurais souhaité qu'on ouvre le congrès avec les Goodyear et les Air France et qu'on ne renvoie pas ça à jeudi!"

"nous avons besoin d'un syndicalisme intégral face à un capitalisme global"

"l'histoire montre que la CGT s'est toujours développé dans la lutte"

Ambroize Croizat cité ; " Jamais nous ne tolérerons qu'un seul des avantages de la sécurité sociale soit en péril"

"la forme de lutte la plus pertinente c'est celle qui rassemble le plus de salariés et c'est eux qui décident s'ils vont partir en grève ou non"

"de l'argent il y en a dans les caisses du Panama"