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51ème Congrès CGT, premières leçons

syndicalisme

Brève publiée le 23 avril 2016

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

https://npa2009.org/actualite/social-autres/51eme-congres-cgt-premieres-lecons

Deux des derniers votes du 51ème congrès de la CGT le résument mieux que tout. Le document d'orientation n'est approuvé que par 62,77 % des congressistes et la nouvelle direction confédérale est élue avec 91 % de voix.

Le contexte de mobilisation sociale a conduit la direction à prendre la posture légèrement radicale de l'introduction de Philippe Martinez. Cette posture a eu un double effet. D'abord un certain désarmement des critiques ciblant une mollesse dans l'orientation. Et, dans le même temps un discours général des médias dénonçant gauchissement, raidissement, durcissement de la CGT avec une instrumentalisation de l'affiche dénonçant les violences policières.

Dans le déroulement du congrès cela a permis de laisser s'exprimer une volonté de radicaliser le discours public tant dans la critique du gouvernement que celle de la CFDT. Mais la moulinette de la commission des amendements n'a pratiquement rien laissé passer, y compris la mise au placard du « syndicalisme rassemblé » pourtant évoquée par le secrétaire général.
La combinaison de la réactivation du sentiment de « forteresse assiégée » et les difficultés bien réelles à porter la mobilisation au niveau exigé par la violence des attaques gouvernement-patronat ont largement contribué à tempérer les ardeurs de celles et ceux qui souhaitaient s'opposer à la ligne confédérale.

Le refus, tant dans le document d'orientation que dans le déroulement du congrès de prendre en compte la répression, la criminalisation du mouvement social et notamment syndical est une faute politique dont les conséquences peuvent être lourdes dans le contexte de « guerre sociale » mis en scène par le pouvoir.

Reste à vérifier si l'orientation votée permettra à la direction confédérale de répondre aux échéances de la mobilisation en cours et de faire face aux échéances électorales à venir, dans lesquelles se jouera l'enjeu symbolique de la 1ère place dans la hiérarchie des organisations syndicales. L'Appel du congrès, tout en étant porteur d'ambiguïtés, peut être compris comme un engagement à construire la mobilisation. Un succès rebattrais les cartes. Un échec serait lourd de conséquences tant en ce qui concerne le rapport de forces que l'évolution de la CGT.

Robert Pelletier