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Toulouse: les dépôts de bus à nouveau bloqués mardi matin

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Brève publiée le 3 avril 2012

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

TOULOUSE, 3 avr 2012 (AFP)

Les deux dépôts de bus de Toulouse étaient bloqués mardi depuis 5h00 pour la deuxième journée consécutive en raison d'un conflit sur les revendications salariales du personnel de la régie de transports publics Tisséo, a-t-on appris auprès de l'exploitant.

Le dépôt de la ligne de tramway reliant la banlieue nord-ouest au centre, qui avait été épargné lundi, a été bloqué jusqu'à 08h00, mais le service a ensuite été très perturbé.

En revanche les deux lignes de métro automatique de Toulouse ne sont pas touchées par le conflit.

Les syndicats CFDT, CGT, FO et Sud ont déposé un préavis de grève reconductible, prévoyant une heure de grève des agents à la prise de leur service, pour dénoncer le blocage des négociations annuelles obligatoires sur des questions de compensation de l'inflation.

Le mouvement est particulièrement sensible en première partie de journée car des piquets de grève empêchent la sortie des bus bien plus longtemps que la durée officielle du débrayage.

Lundi, le blocus n'a été levé qu'à partir de 11h00, et, selon la direction, le service a ensuite pu être assuré à environ 85%.

La direction propose aux syndicats 1,6% d'augmentation salariale pour 2012 mais la clause de sauvegarde, qui permet de compenser l'inflation, est plafonnée à 2% de relèvement des salaires, contrairement à ce qui était pratiqué depuis l'entrée en vigueur de ce système en 2008; la compensation était alors intégrale.

Le directeur général de Tisséo Olivier Poitrenaud indiquait lundi que l'entreprise était arrivée quasiment au bout des propositions qu'elle peut faire dans un "contexte économique difficile". "La porte reste ouverte mais pas pour ouvrir de nouvelles négociations", assure-t-on mardi à la direction.

"Pourquoi faire alors ?", rétorque le délégué de Sud Franck Delperier. "Si c'est comme cela, on va dans le mur. Il n'y aura pas de transport de toute la semaine", ajoute-t-il, en estimant à 80% le taux de grévistes parmi les conducteurs.