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La Poste - Orléans (Loiret) Grève contre la réorganisation

lutte-de-classe

Brève publiée le 11 mai 2012

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2284&id=49

Il a fallu trois jours de grève presque unanime du personnel du centre de distribution du courrier d'Orléans-Droits de l'homme pour que, le vendredi 4 mai, la direction remballe son projet de réorganisation (comprendre : suppressions de postes et allongement des tournées) prévu au mois d'août prochain.

Le projet prévoyait de supprimer encore neuf tournées de facteur et trois postes. Cela fait des années que des tournées sont supprimées, entraînant une charge de travail et une flexibilité plus grandes pour ceux qui restent. Il est fréquent que les facteurs rentrent de tournée à 14 heures et plus, au lieu de 12 h 30, et doivent assurer d'autres tournées en plus de la leur, et la direction rechigne à leur payer les heures supplémentaires.

La colère des grévistes était d'autant plus grande que la direction nationale, devant la pagaille généralisée engendrée par le manque d'effectifs, a décidé de geler les réorganisations. La direction locale faisait donc du zèle en voulant maintenir coûte que coûte les suppressions prévues en août.

La veille encore, elle refusait de prendre en compte les revendications des grévistes, expliquant entre autres que les suicides de postiers et la souffrance au travail n'étaient que « coïncidences ». Une directrice affirmait il y a peu que « ce qui préoccupe les facteurs, c'est le chiffre d'affaires de La Poste ». La direction espérait que les grévistes se lasseraient, pour la raison que les derniers mouvements « n'avaient pas dépassé deux jours », Elle a aussi embauché une trentaine d'intérimaires pour la distribution des plis électoraux.

Mais les responsables ont pu prendre la mesure de la colère, quand le deuxième jour les grévistes sont venus crier leurs revendications sous les fenêtres de la direction, située à dix kilomètres du centre, puis le lendemain quand ils ont envahi les bureaux où se trouvaient les directeurs qui, cette fois, s'étaient déplacés.

Leur détermination et leur dynamisme ont payé, puisque moins d'une heure après la direction cédait et annonçait le gel des réorganisations jusqu'à l'automne.

Correspondant LO