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Fonctionnaires norvégiens en grève

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Brève publiée le 24 mai 2012

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

OSLO, 24 mai 2012 (AFP) - Des milliers de fonctionnaires norvégiens ont entamé jeudi une grève après l'échec de négociations salariales, affectant principalement des écoles, des crèches et même des prisons dans l'ensemble du pays.

Quelque 30.000 des 600.000 fonctionnaires du pays prennent part à la grève, selon les chiffres de l'agence de presse NTB. Le nombre de grévistes pourrait toutefois augmenter prochainement si les syndicats et les autorités publiques ne trouvent pas un accord sur les salaires.

Des écoles, des crèches, la police et les douanes sont notamment touchées. Une prison a également dû être fermée et les prisonniers transportés dans d'autres centres de détention, selon NTB.

D'après l'agence norvégienne, pour la première depuis 28 ans des fonctionnaires d'échelon national se mettent en grève dans ce pays de 4,7 millions d'habitants riche en pétrole.

La ministre norvégienne de l'Administration publique Rigmor Aasrud a souligné dans un communiqué que le gouvernement social-démocrate a proposé une augmentation des salaires de 3,75 % qui "assurerait une hausse du pouvoir d'achat à l'ensemble des fonctionnaires".

Les syndicats, eux, demandent que l'augmentation chez les fonctionnaires soit comparable à celle obtenue par les salariés du secteur privé, soit près de 4,3%.

Le gouvernement "propose une augmentation inférieure à celle obtenue par les employés du privé, ce n'est pas réaliste", estime pour sa part le négociateur en chef du syndicat représentant les enseignants et le personnel des crèches, Arne Johannessen, dans un communiqué.

Près de 8.500 membres de ce syndicat se sont mis en grève jeudi matin, mais pas à Oslo où les négociations se poursuivent.

Le principal syndicat norvégien LO a également critiqué le refus des autorités de satisfaire à "la demande juste, d'une augmentation comparable à celle accordée au reste des travailleurs".

"La grève était donc inévitable", déclare le chef de LO, Roar Flaathen, dans un communiqué.