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    Grève des salariés du groupe Hersant

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    Brève publiée le 5 juin 2012

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    PARIS, 4 juin 2012 (AFP) - Des salariés des titres appartenant au Groupe Hersant Media (GHM) sont en grève lundi pour défendre l'emploi menacé, selon eux, par le rapprochement avec le Belge Rossel.

    Conséquence de la grève, les journaux des pôles "Champagne Ardenne Picardie" et "Quotidiens normands" ne paraîtront pas mardi, selon la direction du groupe.

    A l'appel du SNJ (Syndicat national des journalistes) et de la Filpac (CGT), des salariés de GHM se sont réunis lundi midi à Paris devant le ministère du Travail pour "défendre les emplois du groupe" et le "plurialisme" des médias en région.

    "On demande aux nouveaux pouvoirs publics de reprendre en main le dossier du rapprochement du groupe GHM avec Rossel et que les salariés soient plus entendus", a indiqué la secrétaire générale de SNJ, Elisabeth Ehrmann, qui travaille à l'Union.

    Une délégation a été reçue par un conseiller du ministre du Travail, Michel Sapin, promettant de "faire remonter le dossier auprès du ministère du Redressement productif".

    "On attend mieux du gouvernement, ce n'est pas suffisant au regard du prix à payer. On veut notamment que les licenciements soient gelés", a indiqué Isabelle Galland, secrétaire de rédaction SNJ-CGT à l'Union.

    Près de 600 emplois seraient menacés dans le cadre du rapprochement du groupe belge Rossel avec le groupe Hersant, criblé de dettes à hauteur de 220 millions d'euros, selon le syndicat.

    "On demande également des comptes à notre actionnaire principal, Philippe Hersant, qui vend ses actifs en métropole aux prix de saignées considérables au niveau de l'emploi mais qui parallèlement développe ses journaux en Suisse", a souligné Elisabeth Ehrmann.

    Le tribunal de commerce du Havre doit statuer le 21 juin sur l'avenir de la Société normande de presse d'édition et d'impression (SNPEI), qui édite Paris Normandie et les quotidiens de la Pointe de Caux (Le Havre Libre, Le Havre Presse et Le Progrès de Fécamp). Trois offres de reprise sont à l'étude, dont celle du groupe Rossel.

    GHM négocie la vente de son pôle Champagne-Ardennes (CAP) au groupe Rossel et a présenté début mai aux syndicats un projet de plan social. Parmi les conditions suspensives pour la reprise du quotidien normand et des titres associés, "il faut qu'il y ait l'aboutissement de la négociation avec les journaux de Champagne-Ardennes-Picardie", a indiqué Elisabeth Ehrmann.

    Victime d'une chute de ses ventes et de ses recettes publicitaires, Paris-Normandie avait été placé en redressement judiciaire le 29 février dernier.

    Les journalistes des Nouvelles Calédoniennes, appartenant également au Groupe Hersant Media, ont organisé lundi à Nouméa un "débrayage solidaire" avec la grève lancée en métropole.

    Groupe Hersant Media, reconstruit sur les décombres de l'empire de Robert Hersant après la reprise de ce dernier par Serge Dassault, contrôle quelque 27 titres de presse, dont L'Union, L'Ardennais, L'Est Eclair, La Provence, Nice Matin, Var Matin et Corse Matin.

    Le Groupe Rossel quant à lui est le premier groupe de presse francophone en Belgique, avec notamment Le Soir, quotidien de référence du royaume.