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Autocrate, sécuritaire, anti-pauvres, anti-migrants: Collomb devient ministre de l’Intérieur

Brève publiée le 19 mai 2017

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

https://paris-luttes.info/autocrate-securitaire-anti-pauvres-8169

Le maire de Lyon est le nouveau ministre de l’Intérieur, c’est-à-dire le premier flic de France, responsable en chef de la répression des mouvements sociaux, des petits délits et de la chasse aux migrants. Revue de ses œuvres à Lyon en guise d’adresse à celles et ceux qui vont devoir s’opposer à ses hommes et à ses actions sur le terrain. Article paru sur le site libertaire lyonnais Rebellyon.

Alors que la nomination de Gérard Collomb au ministère de l’Intérieur vient d’être annoncée par le premier ministre Édouard Philippe, nous vous proposons une sélection d’articles publiés sur Rebellyon ces dernières années et qui permettent de dresser un portrait d’un homme politique que, malgré nous, nous connaissons bien.

Un apparatchik du PS aux idées pas très neuves

Gérard Collomb est élu depuis précisément 40 ans puisque c’est en 1977 qu’il entrait pour la première fois en fonction comme conseil municipal de la ville de Lyon. Depuis, il a enchaîné, souvent en parallèle, tous les types de mandats locaux : maire d’arrondissement, député, sénateur, maire de Lyon et enfin président de la communauté urbaine lyonnaise puis de la Métropole.

Il y a 30 ans Collomb promet la retraite à 60 ans, aujourd’hui il fête ses 69 ans et ne semble pas vouloir lâcher l’affaire [1]

24 juin 2016

Cumulard patenté, ce qui l’a conduit à être l’un des sénateurs les moins présents en séance et à être sanctionné pour cette raison, il ne se contentait pas d’être à la fois sénateur du Rhône, maire de Lyon et président de la métropole du Grand Lyon. Jusqu’à sa nomination comme ministre, il présidait aussi de longue date la plupart des sociétés d’économie mixte de Lyon et notamment celles chargés de l’aménagement urbain, des hôpitaux ou encore des transports en commun. Sa manière de faire : avoir la main sur tout ce qui passe en ville, le tout avec une mégalomanie certaine.

Au Sénat, bonnet d’âne et petite amende de 2 000 € pour Gérard Collomb

22 janvier 2016

Collomb nouveau président du Sytral ! Gégé is the new Godfather !

Après l’Annulation de l’élection municipale de Vénissieux, Bernard Rivalta, le président de Sytral, perdant son poste d’élu vénissian, et donc en même temps d’élu communautaire, n’a plus le droit de siéger au syndicat des transports en commun du (...)
17 février 2015

Collomb se paye un pèlerinage au Vatican aux frais de la Métropole

29 novembre 2016

Membre du PS, dont il incarne l’aile droite depuis longtemps, il a suivi la dérive idéologique de son parti et, comme la quasi-totalité de l’échiquier politique, s’est totalement converti à la doxa néolibérale. Soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, ses politiques locales pourraient préfigurer la modèle que ce dernier voudrait imposer. En effet Gérard Collomb a fait de Lyon un démonstrateur de la ville néolibérale, construite main dans la main avec les patrons, industriels et promoteurs locaux et faite de partenariats publics-privés, de course aux investisseurs et d’évacuation des pauvres.

(...)

La tête de l’emploi

Spécialiste des politiques antisociales, cynique et calculateur, Gérard Collomb a finalement obtenu un boulot à la hauteur de ses qualités : celui de responsable des politiques de sécurité intérieure, (de répression) des libertés publiques, d’immigration et d’asile. La manière dont il a géré ces problématiques au sein de sa ville laisse présager la manière dont il se comportera à l’échelle nationale. Agir en continuité des politiques sécuritaires et de chasse aux pauvres et aux immigrés des dernières années est de toute façon ce qui est attendu de lui à ce poste. Le fait qu’il ait été nommé ministre d’État, c’est-à-dire une sorte de « sur-ministre » est à la fois un cadeau pour son travail de promotion pour Emmanuel Macron et le signe de l’importance que le président consacre aux enjeux sécuritaires.

Gérard Collomb succède à une série de ministres tous plus répressifs et droitiers les uns que les autres : Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, Claude Guéant, Manuel Valls, Bernard Cazeneuve. Il sera soutenu dans sa tâche répressive par Patrick « Flashball » Strzoda, le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron. Soyons donc sûr·e·s que les actions du désormais ex-Maire de Lyon seront dans la continuité parfaite avec celles de ses prédécesseurs.

Pas d’inquiétude non plus pour ses fans lyonnais, en bon monarque local, nul doute que Gérard Collomb, qui a déjà placé ses pions sur les divers investitures macronnistes pour les Législatives, a déjà assuré son héritage politique à la mairie et à la Métropole.

Lire l’intégralité de l’article sur le site Rebellyon.info...

Notes

[1] Tous les liens renvoient vers des articles publiés sur le site collaboratif d’infos alternatives de la région lyonnaise rebellyon.info.