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500 salariés de Sanofi manifestent devant le siège du groupe

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Brève publiée le 12 juillet 2012

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

MAZARIN (Essonne), 12 juil 2012 (AFP) - Environ 500 salariés de Sanofi, selon les syndicats, ont manifesté jeudi devant le siège du pôle recherche et développement pharmaceutique du groupe, à Chilly-Mazarin (Essonne), contre le "démantèlement de la recherche et développement".

"Entre 2009 et 2011, 4.000 postes ont été supprimés. Il est hors de question qu'il y ait encore des suppressions d'emplois dans ce groupe avec les profits qu'il réalise", a dénoncé Thierry Bodin, coordinateur CGT.

Sanofi a annoncé le 5 juillet une réorganisation dans la recherche, la production de vaccins et les fonctions support, sans préciser son impact sur les effectifs. Les syndicats y voient "un nouveau plan de restructuration" pouvant toucher 1.200 à 2.500 postes en France.

Selon Thierry Bodin, entre 400 et 500 salariés du site de Chilly-Mazarin, dont des chercheurs ou des ingénieurs, et une centaine de salariés du site de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), ont fait grève jeudi matin, pour participer au rassemblement devant le site de Chilly-Mazarin.

Vers 12H00, alors que le comité central d'entreprise, consacré à cette réorganisation, était toujours en cours, une centaine de salariés se trouvait devant l'entrée de Sanofi, a constaté une journaliste de l'AFP.

Une cinquantaine de salariés du site de Toulouse, concerné par d'éventuelles suppressions de postes et où les trois quarts des salariés sont en grève jeudi, s'est rendue jeudi à Chilly-Mazarin.

Ils ont rencontré Elias Zerhouni, président monde de la R&D. "Nous sommes toujours dans les mêmes questionnements, dans l'attente", a précisé à l'AFP Laurence Millet, chercheuse à Toulouse et élue SUD-Chimie au comité d'établissement.

"Il est facile de dire que la recherche n'est pas bonne, quand on nous empêche de faire notre travail", a-t-elle ajouté, faisant état de 500 emplois qui pourraient être concernés, sur les 640 que compte le site de Toulouse, "des emplois hyper qualifiés", selon elle.

"Cette réunion de plus d'une heure a permis d'avoir un dialogue ouvert, franc et constructif sur les réflexions en cours concernant la vocation du site", a commenté Sanofi.

Le groupe pharmaceutique a indiqué à l'AFP avoir "engagé le 5 juillet une phase de dialogue avec les partenaires sociaux concernant des réflexions sur l'évolution de ses activités en France à l'horizon 2015".

Sanofi a précisé également avoir "affirmé sa volonté d'engager une phase de dialogue avec les partenaires sociaux dans le but de présenter un projet dans le courant du mois de septembre, ainsi qu'avec les représentants des collectivités locales et territoriales".