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Après une semaine d'occupation policière, fin de la grève à l'aciérie d'Athènes

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Brève publiée le 29 juillet 2012

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

(afp) Les salariés d'une entreprise sidérurgique ont voté la fin d'un mouvement entamé en octobre 2011.

Les syndicats de l’une des principales usines sidérurgiques grecques ont décidé de mettre fin à une grève de neuf mois, le plus long mouvement de grève anti-rigueur dans le pays, déclaré illégal par un tribunal d’Athènes en juin, a annoncé samedi la télévision publique.

Sur les 150 ouvriers présents, 107 ont voté pour la fin de la grève des salariés du site sidérurgique du groupe Hellenic Halyvourgia, situé à Aspropyrgos, à l’ouest d’Athènes, selon la télévision.

Quatorze ouvriers ont voté pour la poursuite de la grève et 29 se sont abstenus.

Les salariés de l’usine devraient reprendre la travail lundi, à condition que les policiers présents sur le site depuis une semaine quittent les lieux.

Le 20 juillet, la police était intervenue à la suite d’une décision de justice pour ouvrir les portes de l’usine et s'était heurtée à la résistance d’ouvriers en grève présents sur les lieux.

Des protestataires avaient été arrêtés puis relâchés, en attendant d'être jugés pour s'être opposés à la décision d’un tribunal d’Athènes qui avait déclaré «illégale» le 6 juin la grève des ouvriers de cette usine.

Des ouvriers souhaitant reprendre le travail avaient voulu entrer dans l’usine mais des grévistes s’y étaient opposés.

Le gouvernement a affirmé avoir décidé de faire intervenir la police pour répondre à une demande des salariés souhaitant reprendre le travail. Le parti de la gauche radicale Syriza et le Parti communiste avaient condamné l’intervention policière.

«Les autorités sont intervenues pour protéger le droit au travail. Plus de 100 salariés ont demandé à la police de protéger ce droit», avait déclaré le porte-parole du gouvernement Simos Kedikoglou.

Les ouvriers avaient entamé la grève en octobre pour protester contre les mesures de chômage technique et les baisses de salaires imposées en raison de la crise économique.