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Marikana: les grévistes refusent de signer un accord de reprise du travail

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Brève publiée le 6 septembre 2012

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

JOHANNESBURG, 6 sept 2012 (AFP)

Les représentants des grévistes non-syndiqués et le petit syndicat AMCU à l'origine du conflit meurtrier de Marikana ont refusé de s'associer à un accord direction-syndicats majoritaires prévoyant la reprise du travail dans la mine sud-africaine, ont indiqué des protagonistes à l'AFP jeudi.

"Nous ne pouvons pas accepter de signer ça", a déclaré le représentant des grévistes non-syndiqués, Zolisa Bodlani, "ça dit que si on signe ce truc, les ouvriers doivent reprendre le travail. Mais ils ne vont pas reprendre le travail".

"Quand la direction et les autres parties seront prêtes à discuter les 12.500 rands (environ 1.250 euros), nous pourrons revenir au travail", a-t-il ajouté, en référence à la revendication salariale des mineurs qui ont déclenché la grève il y a près d'un mois sur ce site d'extraction de platine du nord de l'Afrique du Sud.

Les syndicats majoritaires et la direction de Lonmin, après des jours de pourparlers, ont finalement trouvé un terrain d'entente: "Finalement, l'accord a été signé tard dans la nuit par le ministère du Travail, le NUM (Syndicat des mines), Solidarity et l'UASA (deux syndicats minoritaires)", a précisé l'évèque Jo Seoka jeudi matin, l'un des médiateurs, ajoutant que le syndicat AMCU, qui avait encouragé la grève sauvage depuis le début, n'avait pas accepté le texte.

Début août, 3.000 mineurs sur les 28.000 employés sur le site ont déclenché une grève sauvage pour un triplement de leur salaire. Un conflit intersyndical, puis une fusillade policière le 16 août ont fait 44 morts, provoquant un choc national en Afrique du Sud.

Depuis le début des pourparlers, l'exploitant Lonmin a fait savoir qu'il n'accepterait de débattre de la question salariale qu'après la reprise du travail, pour éviter de créer un précédent. Les grévistes posent au contraire l'ouverture de négociations en préalable à la reprise du travail.