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Toulouse : grève des salariés de Sanofi pendant un comité d'entreprise

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Brève publiée le 3 juillet 2013

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

(Le Parisien) Les salariés de l'établissement de recherche de Sanofi à Toulouse étaient en grève ce mardi, jour où la direction du groupe pharmaceutique présentait devant le comité central d'entreprise (CCE) en région parisienne son plan de restructuration, qui prévoit la suppression de 207 postes en France avant décembre 2015.

A Toulouse, près de 250 salariés bloquaient l'entrée du site. Vêtus de blouse blanches ou déguisés en boîtes de médicaments, les grévistes présents à l'entrée du site distribuaient des tracts aux automobilistes et tenaient des pancartes où l'on pouvait lire "Sanofric" ou encore «Sanofi tue sa recherche en France».

Selon le plan de la direction, sur les 617 postes localisés à Toulouse, fin février, seuls 364 resteraient sur le site pendant la durée du plan. Le rapport de la mission Saintouil publié mi-mai, tablait sur un maintien de 500 emplois sur le site toulousain. Le plan prévoit le passage à «l'autonomie» du site toulousain en cinq ans. «La direction a clairement l'intention de se désengager malgré le rapport Saintouil, validé par le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg. C'est insupportable!», a déclaré le délégué syndical CFDT Pascal Delmas.

Pour le délégué syndical Sud-Chimie, Laurent Besson-Imbert, le nouveau projet «menace clairement la viabilité du site». «Il faut que la direction écarte ce plan (...) A l'heure actuelle, le site peut être externalisé dès maintenant», a-t-il martelé. Certains grévistes, désabusés, se voient déjà à Pôle Emploi. «J'ai 50 ans et je suis grand-mère. Hors de question pour moi d'être mutée en région parisienne», confiait pour sa part Anne, qui s'occupe de l'approvisonnement au sein du service technique.

Les salariés du site montpelliérain de Sanofi étaient également en grève ce mardi, ont indiqué des syndicalistes à Toulouse. Avec le site de Montpellier, qui doit se recentrer sur le seul «développement» et perdre 230 de ses 1 064 salariés, Toulouse est le plus affecté par la volonté de la direction de «réduire la dispersion» de sa recherche, en privilégiant la région parisienne, Lyon et Strasbourg.