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    France Télécom-Equant – Rennes : un recul de la direction

    lutte-de-classe

    Brève publiée le 15 septembre 2013

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    (Lutte ouvrière) Avant l'été, la direction de la branche entreprise d'Orange avait annoncé sa décision de réorganiser ses activités de manière à en transférer une part croissante vers les filiales du groupe aux conditions les plus défavorables : convention Syntec la plus défavorable du secteur des télécoms, rémunérations minimales, clauses de mobilité imposées, etc.

    1 200 salariés étaient directement concernés, dans un premier temps, pour être transférés de la filiale Equant et de SCE vers les filiales Syntec.

    Cette attaque avait provoqué la colère, et plusieurs assemblées du personnel et débrayages avaient eu lieu en juin et en juillet. Les salariés s'étaient quittés en juillet en s'engageant à se retrouver le 5 septembre afin d'entamer un mouvement de grève si la direction persistait dans ses projets. Et, dès la fin août, la mobilisation qui s'annonçait était dans beaucoup de discussions.

    Mais, la veille du jour où le mouvement devait se décider, les salariés ont vu débarquer à Rennes une petite armada de directeurs, qui ont entrepris de les convaincre qu'ils avaient mal compris leurs plans : réunions avec des groupes de salariés, réunion avec les chefs, avec, le soir, une réunion avec les organisations syndicales qui est venue clore leur entreprise de communication (à défaut de séduction !). Voilà que leurs hypothèses avaient changé depuis juillet et que les réductions d'effectifs allaient être revues à la baisse ! Même si cela ne remet pas en cause l'objectif global de réduction de la masse salariale, il s'agissait bien d'un premier recul.

    Le lendemain matin, 300 salariés de Rennes se sont réunis comme ils avaient prévu. Les revirements de la direction ont été interprétés comme la conséquence de la mobilisation qui se précisait. Reste que les belles paroles patronales n'ont pas encore donné lieu à des écrits annoncés pour les prochains comités d'entreprise de la branche.

    Le débrayage s'est donc terminé par la décision de se retrouver après le prochain comité d'entreprise afin de vérifier que la direction confirme ses dires. Et elle peut être certaine que, si elle ne tient pas ses engagements, les salariés, eux, respecteront les leurs.

    Correspondant LO