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    Cantines scolaires de Villeurbanne : succès de la grève

    lutte-de-classe

    Brève publiée le 11 octobre 2013

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    (LO) Durant une semaine à partir du 26 septembre les agents de service des écoles de Villeurbanne ont fait la grève des repas deux heures par jour. Elles revendiquaient une hausse des salaires et l'amélioration de leurs conditions de travail.

    Pour elles, les tâches s'enchaînent de 6 h30 à 15 heures : ménage, préparation des repas, service, plonge, le tout en sous-effectif car le nombre d'élèves s'accroît d'année en année et des postes de vacataires ont été supprimés. De plus, l'accroissement de la charge de travail que provoquera la semaine de quatre jours et demi, qui devrait être mise en place à la rentrée 2014, les inquiète.

    La grève a été très suivie : dès le premier jour, seulement trois écoles sur 24 ont pu servir des repas chauds. La mairie a d'abord réagi en faisant servir des repas froids, ce qui a entraîné l'élargissement de la grève car des Atsem (assistantes maternelles) et des livreurs, qui ne voulaient pas casser la grève, l'ont rejointe en ajoutant leurs propres revendications. Surprise, l'administration a ensuite proposé aux parents d'élèves d'accueillir les enfants qui auraient apporté leur repas, ce qui a encore accru la colère des agents.

    Le mouvement a été très dynamique, avec des manifestations tous les jours reprenant le slogan « Le changement, c'est maintenant ! », jusqu'au jeudi 3 octobre, où un protocole d'accord a été proposé par la ville et discuté en assemblée générale, en présence du maire socialiste.

    Les grévistes ont obtenu la création de onze postes supplémentaires et le renforcement de l'équipe de vacataires par trois nouveaux emplois de contractuels. Il est également prévu l'achat de matériel, d'équipements de protection, et des travaux dans les restaurants afin de réduire la pénibilité du travail. En ce qui concerne les salaires, le maire confirme la majoration prévue nationalement (22 euros mensuels en moyenne par agent) au 1er janvier 2014, mais n'a pas voulu céder plus. Un point a été ajouté au protocole, stipulant que les agents devront être respectés par leur hiérarchie.

    Estimant avoir obtenu une victoire, pas totale bien sûr, mais aussi avoir été entendus, les grévistes ont alors décidé de reprendre le travail le lendemain, bien déterminés à faire respecter les termes de l'accord.

    Correspondant LO