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Résumé du 17ème jour de grève des postiers du 92

lutte-de-classe

Brève publiée le 15 février 2014

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

Résumé du 17ème jour de grève des postiers du 92 (vendredi 14 février 2014)

Au lieu de négocier, la direction envoie la police contre les grévistes

Parodie de négociation

En fixant la séance de négociation à 8h, l’objectif de la direction était de tenter d’empêcher les grévistes d’organiser des prises de parole sur les centres à la prise de service. Peine perdue : les grévistes ont pu s’organiser pour prendre la parole et reconduire la grève dans tous les centres touchés par le mouvement (Rueil, La Garenne/Bois-Colombes, Courbevoie, CTED, Gennevilliers, Malakoff-Vanves, Montrouge, Asnières, Neuilly, La Défense).

Une fois présents sur le site de la direction départementale, les grévistes se sont rapidement rendus compte qu’on se payait leur tête : M. Saint-Guilhem, directeur départemental, a expliqué aux grévistes que pour négocier, il fallait qu’ils reprennent au préalable le travail, et qu’ensuite ils pourraient discuter chacun avec leurs chefs d’établissements respectifs, seuls à même de se prononcer sur le fond des dossiers.

Les grévistes s’installent dans le bureau du directeur

Les grévistes se sont donc rendus au 3ème étage de la direction et ont malgré tout fait une nouvelle proposition : puisque les directeurs d’établissements prétendent de leur côté ne pas être en mesure de décider, et que le directeur départemental renvoie les grévistes vers les directeurs locaux, pourquoi ne pas négocier dès le début d’après-midi avec à la fois les directeurs locaux et le directeur départemental ? M. Saint-Guilhem a repoussé cette nouvelle proposition de négociation et les grévistes se sont donc rendus dans son bureau pour exiger face-à-face que le directeur départemental prenne ses responsabilités. C’est alors qu’un huissier a fait irruption en distribuant une assignation aux grévistes leur ordonnant de quitter les lieux sous peine d’intervention policière... assignation datée du 31 janvier ! Hilares, les grévistes ont ordonné à leur tour à l’huissier d’aller faire ses constats à 500 euros HT plus loin, ce qu’il a fait sans demander son reste. Il ne fut pas le seul à fuir : quand la poussière était retombée, M. Saint-Guilhem s’était lui aussi éclipsé.

Police et direction se couvrent de ridicule, les grévistes quant à eux préparent la grève départementale

En attendant la réponse de la direction à leur proposition de rencontre, les grévistes ont pu constater que le grand bureau du directeur départemental fournissait un lieu parfait pour se réunir et préparer la suite de la mobilisation. La conclusion centrale de l’AG du jour : il est temps de préparer une grève départementale, et plus simplement une somme de grèves locales. La direction ferait mieux de céder si elle ne veut pas prendre le risque de se rendre compte de ce que cela veut dire.

En fin d’après-midi, plusieurs cars de CRS s’étaient amassés aux abords de la direction départementale. Au moment où les 60 CRS étaient en train de gravir les marches vers le 3ème étage et où M. Saint-Guilhem se frottait les mains à l’idée de voir les grévistes expulsés manu militari, les postiers empruntaient un passage dérobé vers la sortie et déboulaient en manifestation devant les grilles de la DOTC : les policiers s’étaient eux-mêmes enfermés dans une direction départementale vide. Avant de repartir pour préparer les opérations de la semaine prochaine, les grévistes se sont copieusement moqués des policiers, des patrons et autres huissiers : ils ont beau travailler main dans la main contre nous, ils ne sont pas invincibles.