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    Brève publiée le 20 juin 2014

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    cf. https://paris-luttes.info/neuvieme-jour-de-greve-manif

    PARIS, 20 juin 2014 (AFP) - Le mouvement des cheminots décline au fil des reprises du travail votées par les assemblées générales des grévistes hostiles à la réforme ferroviaire et le Premier ministre Manuel Valls a jugé vendredi qu'"il est temps" que la grève "s'arrête", les députés ayant achevé l'examen du projet.

          L'unité des cheminots s'est fissurée jeudi au lendemain des premières modifications apportées par les députés même si lagrève a été reconduite pour un dixième jour. Si le mouvement a été reconduit majoritairement, plusieurs assemblées générales l'ont suspendu, notamment à Rennes et Toulouse, ce qui permet une amélioration du trafic.

          Les députés ont terminé jeudi soir l'examen du texte. Il sera soumis à un vote solennel mardi avant d'être discuté au Sénat du 9 au 11 juillet.

          Selon le Premier ministre Manuel Valls, "la grève doit avoir un sens, ses motivations profondes doivent être comprises, ça n'est pas le cas, donc il faut que cette grève s'arrête".

          "Nous avons abouti à un texte de loi qui refonde la SNCF, qui permet à la SNCF de préserver ses grandes missions de service public, (...) qui préserve le statut des cheminots", a-t-il indiqué, rappelant que le texte avait été discuté en amont avec "tous les syndicats".

          Le patron de la SNCF Guillaume Pepy a souhaité de son côté que le travail "reprenne aujourd'hui" vendredi, puisque "les inquiétudes des cheminots ont trouvé des réponses dans le débat parlementaire".

          De fait, sur les thèmes au coeur de la contestation de la CGT Cheminots et de SUD-Rail, les députés ont modifié le projet de loi: ils ont ainsi renforcé l'unité du futur groupe SNCF, voté une "règle d'or" permettant d'alléger la pression de la dette sur le gestionnaire de l'infrastructure, et le principe d'un cadre social commun s'appuyant sur une convention collective.

          Ils ont aussi conforté le statut des cheminots. Alors que le projet prévoit de regrouper dans une holding publique la SNCF et Réseau ferré de France, les salariés issus de RFF qui "remplissaient les conditions d'embauche au statut lors de leur recrutement" pourront opter pour ce statut.

          La réforme prévoit une organisation complexe avec trois établissements publics à caractère industriel (Epic), dont l'un nommé SNCF chapeautera deux filiales, "SNCF Mobilités" et "SNCF Réseau". L'objectif est de stabiliser la dette du secteur ferroviaire (44 milliards d'euros) et de préparer son ouverture totale à la concurrence. Les deux entreprises SNCF et RFF avaient été séparées en 1997.

          Le coût de la grève, 15 trains neufs

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          Mais jeudi, les "avancées significatives" saluées par l'Unsa n'ont pas suffi à faire cesser la grève. Même si le numéro un de la CGT Thierry Lepaon estimait que l'action des cheminots a commencé "à payer" et qu'on était "sans doute à un tournant", le leader de la CGT-Cheminots, Gilbert Garrel qualifiait, lui, les amendements "d'enfumage".

          Même amendé, le projet est "loin de la revendication des grévistes" de créer "une seule entreprise publique", estime SUD-Rail, qui "appelle à maintenir l'unité syndicale et à poursuivre le mouvement de grève".

          Guillaume Pepy a évalué à "plus de 160 millions" le coût de dix jours de grève, soit l'équivalent de "15 trains neufs". 

          Jeudi, les premières défections notables ont eu lieu avec en premier Toulouse, où a été votée la reprise du travail.

          Résultat, la SNCF a annoncé un taux de grévistes jeudi de 10,48%, contre près de 28% le premier jour et promet pour vendredi un trafic encore amélioré. 

          Vendredi, huit trains sur dix en moyenne vont circuler sur les grands axes, selon la SNCF.

          Quatre-vingts TGV supplémentaires seront mis en circulation vendredi pour les départs en week-end. Le service sera normal sur Eurostar et Thalys, et quasi-normal sur l'axe Est, assure le groupe ferroviaire.

          Huit TGV sur dix en moyenne circuleront sur l'axe Nord, 2 sur 3 sur l'axe Atlantique, 6 sur 10 sur l'axe Sud-Est et 6 sur 10 sur les relations Province-Province.

          Concernant les intercités, la circulation sera de 6 trains sur 10 en moyenne. Sur les TER, le trafic sera de 7 sur 10 en moyenne. Enfin, en Ile-de-France, deux tiers des trains devraient rouler en moyenne.