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Répression antisyndicale au garage Grasser de Schweighouse-sur-Moder

lutte-de-classe syndicalisme

Brève publiée le 29 juillet 2014

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

http://communismeouvrier.wordpress.com/2014/07/29/repression-antisyndicale-au-garage-grasser-de-schweighouse-sur-moder/

L’Alsace, 29 juillet 2014 :

Marion Vidot, élue CGT au garage Grasser de Schweighouse-sur-Moder, est sous le coup d’une procédure de licenciement. Selon elle, c’est à cause de son engagement syndical.

Pugnace, Marion Vidot ne s’est pas laissé abattre par le comité d’entreprise extraordinaire qui, hier après-midi, a approuvé la procédure de licenciement prise à son encontre par la direction du garage Grasser à Schweighouse-sur-Moder. Une cinquantaine de militants CGT étaient venus soutenir bruyamment la salariée.

Deuxième licenciement

Cette femme d’une trentaine d’années est déjà passée par la case licenciement en 2009. Un licenciement annulé suite à un recours introduit par le syndicat CGT, et qui avait entraîné sa réintégration dans l’entreprise en 2011. Pour elle, ses nouveaux ennuis découlent de sa demande à la direction de fournir les comptes d’exploitation, « ce qui n’était pas fait depuis 2012. J’ai alerté l’inspection du travail, qui a rappelé à l’entreprise l’obligation de fournir ces comptes. »

Elle a demandé aussi que toutes les organisations syndicales soient représentées à l’assemblée générale des actionnaires. « On m’a reproché alors un comportement agressif. Et la direction a décidé de me licencier. » Sollicitée, la direction du garage n’a pas souhaité répondre à nos questions.

Marion Vidot n’est pas un cas isolé. D’autres délégués syndicaux CGT des garages Oblinger à Haguenau ou Sarrebourg, ou à l’usine ISRI à Merckwiller, qui fabrique des pièces pour Mercedes, ont été ou vont être licenciés.

« À ISRI, explique Lucette Hohmann, secrétaire générale de l’union locale CGT à Haguenau, l e licenciement pour fait de grève avait été refusé par l’inspection du travail et par le ministère. Mais le tribunal administratif de Strasbourg a accordé le licenciement. Aujourd’hui, le dossier est en appel à Nancy. »

« La métallurgie ne veut pas de syndicats qui les obligent à respecter les textes , poursuit la secrétaire générale, et surtout pas la CGT ! »