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Gruissan: saisonniers en colère

lutte-de-classe

Brève publiée le 19 août 2014

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

http://communismeouvrier.wordpress.com/2014/08/19/gruissan-saisonniers-en-colere/

L’Indépendant, 19 août 2014 :

La mobilisation des employés d’une pizzeria de la station continue. Un nouveau restaurant épinglé pour les mêmes faits. Ils sont bien décidés à se faire entendre et obtenir gain de cause.

Depuis le 14 août, 5 salariés d’une pizzeria du port de Gruissan sont en grève devant le refus de leur employeur de leur payer les heures supplémentaires dues. Sous la pression (une plainte a été déposée auprès de la gendarmerie pour "intimidation"), les jeunes auraient signé leurs relevés horaires, tronqués. Vendredi dernier, ils ont obtenu, avec le soutien d’une déléguée CGT, le règlement des heures sup pour la première semaine d’août. Le restaurateur refuse toujours de payer celles de juillet. "En août, le mois n’est pas complet puisqu’ils ont travaillé environ une semaine", souligne Christophe Garreta de la CGT qui soutient les saisonniers. Concernant juillet, c’est en moyenne une trentaine d’heures par semaine qui n’ont pas été rémunérées par le restaurateur qui avait convenu d’un forfait avec les employés avant que les heures de service explosent.

Les faits, révélés le 12 août, ont fait grand bruit. Les saisonniers avaient découvert que, ramené au nombre d’heures effectuées, ils étaient payés 2,50 euros de l’heure. Le syndicat compte poursuivre les actions et maintenir sa présence devant le restaurant "en espérant que cela se règle rapidement", assure-t-il. D’autant que d’autres saisonniers ont alerté à leur tour le syndicat pour dénoncer le même type d’agissements. "Ce matin, vers 10 h, nous allons accompagner les quatre salariés d’un autre restaurant de la station pour qu’ils déposent leurs revendications", confie le syndicaliste. Là, il s’agit du non-paiement des heures supplémentaires, mais aussi de l’absence de contrat de travail pour certains. "Nous sommes prêts à négocier", confie-t-il persuadé qu’un terrain d’entente peut-être encore trouvé.