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Pour une rentrée CGT 13 offensive

syndicalisme

Brève publiée le 12 septembre 2014

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

http://www.udcgt13.fr/spip.php?article2099

Pour une rentrée CGT 13 offensive

En cette rentrée, la situation économique et sociale est désastreuse. Alors que tous les voyants sont au rouge dans notre pays ; Que la zone euro est menacée de déflation ; Que l’Economie française fait du surplace ; Que l’investissement des entreprises recule ; Que la production industrielle continue de reculer dans pratiquement toutes les branches d’activité.

Le gouvernement poursuit sa politique de régression sociale au détriment des salariés, des retraités et des privés d’emplois.

Que l’on soit d’une entreprise Nationale publique ou Semi-publique, dans les services publics ou dans le privé, personne n’est à l’abri aujourd’hui de perdre son emploi.

Les conséquences sont catastrophiques, pouvoir d’achat en berne, chômage qui atteint chaque mois de nouveau record, et des reculs des droits et acquis pour les salariés.

Cette situation était prévisible, ce n’est pas en répondant à la politique de l’offre qu’on va réduire les inégalités sociales, au contraire on va les accentuer encore plus.

Déjà, alors que les entreprises viennent de recevoir le versement de la première tranche du crédit impôt compétitivité emploi, nous voyons hier les résultats : La part des dividendes qui leur a été versé, a augmenté de 30%.

Au secteur bancaire, à terme en année pleine c’est 1 milliard d’euros de l’enveloppe du CICE au service des actionnaires.

S’ajoutent aux 180 milliards d’euros déjà offerts, 41 milliards supplémentaires d’aides aux entreprises, en particulier avec le Pacte dit de responsabilité.

Comme cela ne leur suffit pas, il faut encore aller plus loin, détricoter le code du travail, supprimer les prud’hommes , revenir sur les seuils, travailler le dimanche, allonger le temps de travail, au détriment de l’intérêt général, de l’emploi, au service du grand patronat.

La situation est extrêmement grave, en cascade, le démantèlement de la sécurité sociale est programmé par manque de recettes liées étroitement aux salaires et à l’emploi, accentué par des allègements de cotisations sociales offertes aux patrons au nom de la compétitivité des entreprises.

Le droit de se soigner, de faire face aux aléas de la vie de la naissance à la mort pour l’ensemble des citoyens à égalité de droit, risque d’être bafoué avec à terme, poursuite de la baisse des remboursements, hausse du coût des mutuelles et des impôts.

L’exemple de l’Unedic, sous prétexte que les caisses sont vides, est significatif quant aux reculs des droits des chômeurs, des intermittents et des intérimaires.

Nous pouvons déjà imaginer les prochains débats, les retraités, jusqu’à quel âge allons nous travailler, quid de la retraite par répartition.

C’est l’ensemble de la protection sociale qu’ils veulent anéantir.

Tout est lié, pour ces raisons nous nous félicitons que la CGT nationalement dans ce contexte, appelle le 16 octobre à des mobilisations que nous voulons les plus massives possible, le jour de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale.

L’heure n’est plus à la résignation, mais à la mobilisation autour de la défense des emplois privés et publics, et des augmentations de salaire, des pensions et des revenus de remplacements.

Le gouvernement Valls II, au-delà des personnes qui le compose, doit rompre avec cette politique ultra libérale ; l’unité des salariés est devenue indispensable pour faire échec à ce gouvernement antisocial.

La démarche entreprise dans notre département va se poursuivre, avec le rassemblement large des forces progressistes, et de toutes celles et ceux qui soutiennent que d’autres choix sont possibles, autre que l’austérité généralisée.

Le gouvernement actuel sous la présidence de Hollande assume ses choix, sans se détourner des objectifs qu’il s’est fixé, qui sont contraires aux valeurs de Gauche, sans tenir compte des résultats des politiques d’austérité menées en Europe, et bien sur sans tenir comptes des citoyens qui attendaient un changement de cap politique.

Il y a urgence que l’on revienne sur une politique de progrès social, à partir des besoins des populations.

Les députés qui votent les lois antisociales sont co-responsables de cette situation.

L’appel des 200, publié la semaine dernière, démontre que seule l’unité du Parti Socialiste est recherchée ; les pseudos frondeurs qui se sont abstenus tout en faisant en sorte que le Pacte de responsabilité passe, ne trompent personne.

Nous sommes dans un contexte inédit, avec un Front National aux aguets, qui se nourrit de la non-prise en compte des besoins, qui lui permet de mettre l’accent sur des faux problèmes à cause de la politique menée qui est sans retour pour le gouvernement actuel, ni pour toutes celles et ceux qui participent activement au changement de notre société et de notre modèle social.

Cette rentrée sociale, nous la plaçons à l’offensive, nous ne devons plus rien céder, et se placer en reconquête.

Si le gouvernement fait le choix, d’accentuer le virage ultralibéral, c’est aussi par manque de perspectives visibles à gauche. L’élévation du mouvement social est devenue indispensable pour faire échec à la régression sociale généralisée.

Rien n’est écrit à l’avance, c’est le message principal que nous faisons passer, dans ce département, nous avons des exemples avec des conflits gagnants comme FRALIB, comme la Centrale de Gardanne où nous avons pu empêcher les licenciements avec des avancées significatives dans les négociations pour le passage de la tranche IV au projet Bio Masse qui va dans le sens des revendications. A la SNCM, où nous avons pu empêcher la liquidation, par la lutte des camarades, et ce malgré la trahison de l’Etat qui s’est renié alors qu’il avait signé le dernier accord de fin de conflit qui permettait l’achat de bateaux, la fin du dumping social contre la compagnie nationale qui assure la continuité territoriale. La mobilisation a permis de donner un délai supplémentaire dans le dossier. Nous sommes demandeurs de rencontre avec les décideurs politiques, et ce dès à présent.

Pour la CGT, les solutions existent. Il est hors de question d’accepter le démantèlement de la compagnie qui est bénéficiaire contrairement à ce qui annoncé dans les médias.

Nous avons des solutions alternatives, jugées viables dans tous les dossiers.

Si ce gouvernement martèle que sa priorité c’est l’emploi, sur le terrain on ne le voit pas.

Là aussi, des exemples existent, à Lyondell Basell, avec la fermeture de la raffinerie qui est intervenu alors qu’un repreneur crédible existait, et ce malgré la mobilisation des salariés, et les multiples rencontres dans les ministères.

Au grand Moulin Maurel, avec l’occupation des salariés pour sauvegarder l’outil de production de l’Usine. Là aussi, depuis des mois, un repreneur s’est positionné, il a répondu à ce jour à toutes les garanties demandées par les services de l’Etat.

Le Grand Conseil de la Mutualité, après le plan dit social, des incertitudes persistent sur le dossier, avec près de 850 emplois restant dans les centres de santé mutualistes.

Depuis le début, nous avons fait état de 28 propositions, à partir d’un projet crédible, permettant le maintien de toutes les activités et des centres de santés de proximité. La mobilisation se poursuit afin d’éviter tout démantèlement.

Inquiétude à Total La Mède, avec les annonces du PDG de Total, qui utilise tous les subterfuges sur les surcapacités et sur le « coût du travail ».

A Ascométal, où si la mobilisation a permis d’éviter la fermeture à Fos, la situation reste fragile.

En cette rentrée sociale, les dossiers sont nombreux départementalement, la réforme territoriale, la Métropole et les déclinaisons pour notre département concernant le Pacte de responsabilité nourrissent toutes nos inquiétudes.

C’est résolument à l’offensive que nous plaçons notre Meeting de Rentrée :

LE 19 SEPTEMBRE 2014

A la Mérindole - PORT DE BOUC.

Au-delà du meeting et de la prise de parole de l’UD, il y aura des stands, une pièce de Théâtre, avec la mise en scène du conflit de nos camarades de Fralib, un film sur le Low Cost, liant les dossiers Air France et la SNCM, qui permet de comprendre les véritables enjeux et intentions des Directions d’entreprises et de l’Etat.

Cette initiative est ouverte, à partir de 16 h, camping de la Mérindole, avenue des Pins, Port de Bouc.