Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- L’ÉTAT a engraissé des MILLIARDAIRES qui veulent dominer la FRANCE - Marc Endeweld (31/10)
- "La loi du plus fort : vers la fin du droit international" avec Karim Benyekhlef et Aude Lancelin (30/10)
- Conférence de Mélenchon à l’Essec (30/10)
- Pour une histoire populaire de la gauche aux États-Unis (28/10)
- Conf de presse de Mélenchon et Trouvé sur le "pôle public bancaire" (28/10)
- Lordon : Orientations (28/10)
- Clémence Guetté sur France Info mardi (27/10)
- Kouvelakis : Une politique "écosocialiste" sans affrontement avec l’UE ? Réponse à Cédric Durand (26/10)
- Echange entre Mélenchon et Lenglet (26/10)
- Manuel Bompard, invité de LCI lundi 26 octobre (26/10)
- La situation économique au Brésil (Michael Roberts) (24/10)
- Le premier ministre a préparé la coupure des réseaux sociaux pour le 24 octobre (24/10)
- Communiqué de presse de la CGT le 24 octobre au soir (24/10)
- Sondage Ipsos : Mélenchon progresse de 2 points (24/10)
- Un tour de France du 17 octobre (24/10)
- À propos du 17 octobre (24/10)
- Mélenchon à la manif parisienne du 24 octobre (24/10)
- BLAST AVEC LA RUE CONTRE LA RÉPRESSION (23/10)
- Tribune d’économistes en soutien au contre-budget de LFI (23/10)
- Présidentielle: une dynamique Mélenchon chez Les Écologistes au risque de fracturer le parti? (23/10)
- État espagnol : la gauche radicale face à l’échec du « progressisme » et la nouvelle vague de mobilisations (23/10)
- Conquérir l’État ? Extrait du livre "L’État et la révolution citoyenne" (23/10)
- David Guiraud donne une correction à Bruno Retailleau (23/10)
- Manu Bompard ce mercredi (22/10)
- Clémence Guetté ce mercredi (22/10)
Liens
Donald Trump, le Groenland et l’autodétermination des peuples

Dans l’histoire des luttes pour l’autodétermination des peuples, les déclarations récentes de Donald Trump sur le Groenland ont constitué une nouvelle démonstration de l’arrogance impérialiste des grandes puissances. En 2019, l’ancien président américain avait exprimé son « intérêt » pour l’achat du Groenland, un territoire autonome sous souveraineté danoise. Aujourd’hui, il renouvelle sa proposition en la redoublant de menaces d’annexion militaire.
Le Groenland : un peuple sous tutelle en voie vers l’indépendance ?
Le Groenland, avec sa population majoritairement inuite, porte une longue histoire de domination coloniale. Depuis sa colonisation par le Danemark au XVIIIe siècle, le peuple groenlandais a été privé de sa pleine souveraineté.
Néanmoins, un accord a été trouvé en 2009 : le groenlandais devient la langue officielle et les Groenlandais sont reconnus comme un peuple ; le droit du peuple groenlandais à disposer de lui-même, et donc d’organiser un référendum pour l’indépendance, est reconnu. Les deux principaux partis du Groenland (le parti social démocrate Siumut et le parti de gauche antilibéral Inuit Ataqatigiit) sont indépendantistes, mais à moyen terme, le temps que l’économie du Groenland soit « prête ». L’accord prévoit que le Danemark subventionne le Groenland à hauteur de 483 millions d'euros par an, ce qui correspond à 60% du budget de l'île et près d'un quart de son PIB. A terme, l'économie d'un Groenland indépendant pourrait reposer sur l'extraction des matières premières, la pêche, et le tourisme.
Les déclarations de Donald Trump ne relèvent pas d’un simple caprice, mais d’une tentative de réaffirmer l’influence impérialiste américaine dans l’Arctique. Cette région, riche en ressources naturelles et stratégique sur le plan géopolitique (les « terres rares » qui sont des métaux indispensables à la fabrication de produits de haute technologie comme les téléphones portables, batteries, etc.), attire les convoitises des puissances capitalistes, prêtes à sacrifier l’environnement et les droits des peuples autochtones pour leurs intérêts économiques et militaires. Alors que la Chine jouit d’une position ultra dominante dans la production de terres rares, l’enjeu est donc majeur pour les Etats-Unis.
L’impérialisme contre l’autodétermination
Cette proposition états-unienne s’inscrit dans une logique capitaliste de marchandisation des territoires et des ressources. Pour Trump, le Groenland n’est pas un lieu de vie pour des milliers de personnes avec une culture et une histoire propres, mais un actif stratégique à exploiter. Cette vision déshumanisante illustre le mépris des impérialistes pour les aspirations des peuples opprimés.
L’autodétermination comme lutte révolutionnaire
Pour les marxistes révolutionnaires, l’autodétermination des peuples n’est pas une simple revendication juridique ou morale. Elle est une partie intégrante de la lutte contre l’impérialisme et le capitalisme. Tant que le Groenland restera soumis aux intérêts des grandes puissances, sa population sera privée des moyens de décider librement de son avenir.
L’exploitation des ressources naturelles du Groenland, notamment le pétrole, les minerais rares et la pêche, ne doit pas enrichir les multinationales ou les États impérialistes. Ces richesses appartiennent au peuple groenlandais et doivent être mises au service de ses besoins, sous le contrôle démocratique de la population. Mais cela ne pourra se faire que dans le cadre d’une rupture avec le système capitaliste, qui alimente l’exploitation et la domination.
Vive la solidarité internationale !
Face à la menace impérialiste, il est essentiel que les travailleurs et les opprimés à travers le monde se mobilisent pour défendre le droit du peuple groenlandais à l’autodétermination. Cette mobilisation est liée à la lutte globale pour le droit à l’auto-détermination des peuples, qui est plus que jamais remis en cause par l’aggravation actuelle des conflits entre blocs impérialistes.
En ce sens, les menaces de Donald Trump contre le Groenland ne sont pas un incident isolé, mais une expression des contradictions d’un système capitaliste en crise. Seule une révolution socialiste, portée par la solidarité internationale des peuples, permettra de mettre fin à l’impérialisme et de garantir un avenir où chaque nation pourra décider librement de son destin.
Ces articles pourraient vous intéresser :
Dark gothic MAGA : la phase la plus sombre du trumpisme
Contre la bête immonde : la résistance populaire aux États-Unis face à la politique fascisante de Trump
Depuis sa réélection en novembre 2024 et son retour au pouvoir en janvier 2025, Donald Trump a impulsé la fascisation de l’État américain, s’attaquant aux migrant.e.s et aux minorités, aux droits démocratiques fondamentaux et à toute forme d’opposition organisée. Mais face à cette offensive réactionnaire, la classe ouvrière, la jeunesse et les opprimé·es ne sont pas restés silencieux. Une résistance s’est levée, multiforme, courageuse, encore balbutiante dans ses formes d’auto-organisation mais prometteuse. Le mois d’avril 2025, en particulier, a vu deux grandes mobilisations nationales – les 5 et 19 avril – marquer une nouvelle étape dans cette lutte de classes qui couve sous la surface.
Lire la suite...







