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Propositions concrètes pour une réorientation immédiate du parti
Parmi les points communs à l’ensemble des plateformes présentées lors de cette CN figure le constat de la crise qui traverse notre organisation. Mais là où les points de vue diffèrent, c’est dans la manière de la surmonter.
Pour la Gauche anticapitaliste « sortiste » (plateforme G), le NPA est mort, il faut aller au Front de gauche car il aurait une dynamique militante. En fait, les camarades sont obnubilés par le succès médiatique et électoral de Mélenchon, qui lui a permis d’attirer une bonne partie des syndicalistes et des travailleurs qui luttent. Et, sur le fond, ils s’adaptent à toute vitesse aux orientations anti-libérales du FdG et leur volonté de le rejoindre s’accompagne du renoncement à défendre la moindre perspective révolutionnaire.
Pour la plateforme F (la P1A, centre de la direction, et ses alliés de la GA restante), au-delà de la promesse d’une « réflexion sur nos modes de fonctionnement », il ne faut surtout rien changer à l’orientation. Sous prétexte de « rassembler le parti », elle propose de continuer avec des formulations ambiguës sur le FdG et les élections, en refusant de mettre en avant tout programme révolutionnaire, en ne disant rien de l’internationalisme et en ne préconisant même pas les axes concrets pour l’implantation et l’intervention du parti dans les prochains mois.
Face à cela, les plateformes I (P2 et quelques autres) et H (Fraction l’Étincelle) ne présentent pas une alternative conséquente. La plateforme I se contente de deux amendements au texte F : délimitation à l’égard du FdG et priorité aux luttes ; leur contenu va dans le bon sens, mais tout le reste du texte reste flou et la démarche même des amendements contribue à semer la confusion au lieu de changer réellement l’orientation. La plateforme H présente une résolution correcte par ce qu’elle dit, mais très insuffisante car négligeant la défense d’un programme de transition révolutionnaire et l’internationalisme.
En faisant des propositions concrètes sur des aspects essentiels pour une réorientation radicale, nous ne faisons pas la « politique du pire », comme nous en accuse pourtant la direction de la P2. Nous récusons cet « argument » d’intimidation qui est analogue à celui du « vote utile » dans les élections bourgeoises. S’il y a des divergences substantielles, il est logique et sain qu’elles s’expriment et se soumettent au vote des camarades. Ce n’est pas cela qui menace l’unité du parti, contrairement à ce qu’affirme la direction dans une logique d’appareil. La CN de l’an dernier le prouve : on peut très bien présenter des plateformes différentes au vote, puis se rassembler pour mener ensemble les campagnes décidées... en espérant qu’elles ne seront pas cette fois qu’électorales !
C’est pourquoi, tout en allant jusqu’au bout de notre démarche pour une réorientation radicale, mais constatant qu’elle est minoritaire après le vote des AG, nous proposons concrètement que, au cours même de cette CN, se rassemblent toutes et tous les camarades qui se retrouvent dans les trois points suivants :
- indépendance politique totale par rapport au FdG, contre tout « front politique durable » ;
- priorité à l’implantation dans le monde du travail et aux luttes, contre l’électoralisme, pour de vraies décisions de construction et de vraies campagnes, à commencer par les licenciements ;
- prise d’initiatives du NPA dans la lutte des classes, avec appel à l’auto-organisation, à la convergence des luttes, propositions aux directions syndicales et aux réformistes pour l’unité dans les luttes (front unique), mais sans jamais se subordonner à leur ligne et à leurs rythmes.
Sans suffire à réorienter le parti, ce serait un pas en avant important pour nous engager dans la bonne voie.





