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Plateforme T - Réarmer et refonder notre parti: Pour le pouvoir des travailleur·se·s, vers le communisme autogestionnaire
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Tribune pour l'Anticapitaliste du 14 décembre 2017
Depuis le dernier congrès, une nouvelle majorité s'est progressivement constituée pour prolonger la ligne suivie depuis la création du NPA. Au nom de l’objectif d’un « parti large », elle a entretenu le flou sur nos réponses politiques. Cette ligne n’a pas permis de relancer la construction du parti malgré l’écho de notre campagne présidentielle et la popularité de nos porte-parole.
Alors que la « France insoumise » a pris au sérieux la nécessité d'écrire un vrai programme, multiplie les initiatives pour se construire, la majorité sortante est incapable de la moindre autocritique et propose simplement de « réaffirmer » le NPA. La gauche du parti est balkanisée : le sectarisme et le dogmatisme l’ont emporté sur nos propositions de construire ensemble une alternative à la direction. Malgré ce gâchis, nous refusons de nous résigner à un congrès pour rien. Notre démocratie interne est un bien précieux, et le congrès doit permettre de faire un pas en avant vers la refondation du parti.
Vouloir prendre « le meilleur des traditions du mouvement ouvrier », c'est aujourd'hui passer de l’anticapitalisme au communisme du 21e siècle, en se saisissant de toutes les questions. Ce n'est pas pleurnicher sur la crise du mouvement ouvrier (bien réelle) pour en conclure que la période ne nous permet pas de défendre ouvertement nos idées ! Nous devons travailler des réponses concrètes et précises afin de convaincre qu’une alternative communiste et autogestionnaire est possible, qu’elle est la seule issue positive pour notre camp social à la crise du système capitaliste et donc qu’il faut défendre systématiquement l’objectif du pouvoir des travailleur/se-s. Il ne s'agit pas de ressortir du frigo un programme communiste atemporel, mais d’élaborer un programme de transition précis et actuel, d'y intégrer pleinement l'anti-productivisme, de mieux y intégrer les oppressions spécifiques, de proposer les moyens concrets que devrait mettre en œuvre un gouvernement des travailleur/se-s, de lever le tabou de la rupture anticapitaliste avec l'Union européenne... Nous devons confronter notre projet avec celui des réformistes et expliquer que ce dernier conduit à une impasse. Dans un capitalisme en crise, il n'y a pas de marge de manœuvre pour des réformes sociales ; pour sortir de l'austérité, il faut s'attaquer aux structures fondamentales du système : la propriété et les institutions capitalistes.
Il faut définir une politique d’intervention commune dans les luttes, pour stimuler l’auto-organisation, réaliser le front unique des organisations, défendre l’objectif de la grève générale et donc combattre les états-majors des défaites : les directions réformistes, syndicales comme politiques. Depuis la création du NPA, le parti a défendu les grèves, mais il a refusé d'affronter publiquement les bureaucraties syndicales et de prendre des initiatives pour organiser celles et ceux qui se battent pour la grève générale. Il a même gardé ses distances avec le Front social, alors qu’il faut le construire pour rassembler les syndicalistes de lutte et les secteurs combatifs !








