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1917-2017, Cent ans d’insurrections – Soirée-anniversaire révolutionnaire à Orléans
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À l’initiative de camarades, appartenant pour certain-e-s au NPA et à la Tendance Claire, l’exposition « 1917-2017, Cent ans d’insurrections » faisait son vernissage dans le foyer de la Scène Nationale d’Orléans. L’occasion de voir ou revoir des documents de 1917, mais aussi une collection d’affiches politiques révolutionnaires et internationalistes, et de nombreuses créations contemporaines sur le thème des insurrections présentes et à venir.
Mêlant art, histoire et actualité des luttes, l’exposition comportait par exemple des textes historico-politiques rédigés pour l’occasion par Ludivine Bantigny, présente pour l’occasion, et des photographies du mouvement contre la loi Travail prises en 2016 par Martin Noda. La chanteuse lyrique Marie Soubestre, accompagnée au piano de Romain Louveau, y prêtait sa voix à des poèmes de Bertolt Brecht mis en musique par Hanns Eisler. L’exposition se prolongera jusqu’au 10 décembre.
Le groupe « Volga » montait ensuite sur la scène de la salle Vitez pour un spectacle de théâtre musical. Autour du poème « 150 000 000 » du révolutionnaire Vladimir Maïakovski, des harmonies free jazz aux tons martiaux faisaient revivre, dans un langage musical de notre temps, l’âpreté de la lutte consciente des ouvrier-e-s, paysan-ne-s et soldats russes contre les classes possédantes pour instaurer le pouvoir des travailleur-e-s. La mise en scène aux accents futuristes reflétait les avancées et les reflux de la révolution et donnait à voir un présent où le talon de fer du capitalisme est sans cesse secoué par les masses d’exploité-e-s et d’opprimé-e-s faisant irruption sur la scène de l’Histoire.
Au groupe « Das Kapital » revenait de conclure la soirée avec éclat. Joignant l’inventivité esthétique à l’engagement politique, leur jazz inspiré notamment de Hanns Eisler transporta l’auditoire en exprimant à la fois l’âpreté de la lutte contre le système capitaliste et le chatoiement des instants de victoire et de solidarité qui préfigurent le communisme ici et maintenant. Entraînés par leurs péans rouges, artistes et public se sont ensuite rejoints pour continuer la soirée en danses et en débats jusqu’à l’aube nouvelle.
À n’en pas douter, cette soirée restera dans les mémoires, non comme un retour en noir-et-blanc sur une histoire au passé, mais comme un moment où se sont cristallisées bien des expériences de lutte, tant centenaires qu’actuelles, dans la chaleur du souvenir et des rencontres. La construction d’un parti de masse pour la révolution et le pouvoir des travailleur-e-s passe notamment par la lutte pour l’hégémonie culturelle, c’est-à-dire par la diffusion de la mémoire et de l’imaginaire du communisme et de la révolution. En ce sens, le 2 décembre à Orléans, un monument vivant a été érigé, dont l’inscription est gravée en chacun-e de nous :
« le communisme est vraiment l’exigence la plus petite,
ce qui est le plus à notre portée,
la solution moyenne, raisonnable. »
(Bertolt Brecht, « Éloge du communisme »)





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