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Les directions syndicales protègent Macron : que pouvait on réellement attendre d’autre ?

Ce jeudi s’est réunie l’intersyndicale au complet pour discuter de la situation sociale et du mouvement des Gilets Jaunes. Le résultat de cette réunion a été un texte ignoble (que seul Solidaire n’a pas signé) dans lequel les différentes directions appelaient expressément Macron à les concerter (le fameux « dialogue social ») mais, pire encore, ont condamné les violences des manifestants de samedi. Qu’on ne s’y trompe pas : condamner les violences de samedi, c’est condamner la colère légitime qui s’est exprimée dans les rues adjacentes aux Champs Elysée à Paris, et dans le reste du pays. Pas un mot n’a été écrit sur les violences policières, sur les 10.000 grenades lacrymogènes à Paris, la mort d’une octogénaire à Marseille, les tabassages par les CRS ou encore les mutilations causées par les grenades de désencerclement. C’est une honte pour le mouvement ouvrier et c’est une honte pour ces bureaucrates, définitivement coupés des prolétaires au noms de qui ils prétendent parler et qu’ils sont censés représenter.
Pourtant, nous n’avions rien à attendre réellement de cette réunion. Engluée depuis des décennies dans des concertations avec les différents gouvernement, les directions syndicales se sont avant tout acharnées à négocier les reculs sociaux, toujours plus inventives lorsqu’il s’agit de mettre en place des modalités de mobilisations perdues d’avances comme les journées d’actions sans perspectives, les grèves saute mouton ou, dernière en date, la grève perlée lors de la bataille contre le pacte ferroviaire.
Nous ne faisons cependant pas l’amalgame entre directions et bases syndicales. Dans de nombreux secteurs, les bases syndicales combatives luttent avec acharnement contre les politiques antisociales des différents gouvernements. Nous les en félicitons et continuons d’affirmer que la lutte à l’intérieur des syndicats, qui mette à l’ordre du jour la lutte de classe, est fondamentale. Il est temps de faire le ménage dans nos syndicats, qui sont des outils construits par et pour les travailleurs/euses, certainement pas au service du patronat !
Nous saluons la prise de position ferme et claire de la Fédération CGT de la Chimie qui s'offusque de cet ignoble communiqué intersyndical
Aujourd’hui, il n’y a rien a négocier avec Macron et consort. Nous devons le faire plier. C’est avec l’ensemble du monde du travail, des Gilets Jaunes, des étudiant.e.s et des lycéen.ne.s que nous y parviendrons, par la grève générale de masse.








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