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Pour un parti qui ose !
Petit retour en arrière: la campagne présidentielle de Philippe a été bonne et utile à de multiples titres (présentation d'un travailleur et non d'un politicien professionnel, soutien aux luttes, parler vrai, etc.).
Mais d'un autre côté, on a assisté à une certaine forme d'autocensure :
Qu"est-ce qui vous différencie de Mélenchon ? Pas grand chose !
C"est quoi votre projet de société: on sait pas encore très bien !
Pourquoi ces cachotteries qui continuent encore aujourd'hui dans l'expression de nos porte parole ?
Au NPA, tout le monde sait que les directions syndicales et le front de gauche tentent de nous mener dans l'impasse et de canaliser le mouvement social vers l'épuisement ou vers des voies institutionnelles.
Mais c'est bien rare qu'on le dise publiquement.
Au NPA tout le monde sait que le front de gauche est nationaliste, militariste, franchouillard, pour le maintien de la bombe atomique, ambigu sur le nucléaire civil, qu'il propose des politiques keynésiennes vouées à l'échec, qu'il ne veut de la lutte que si elle se termine par la voie parlementaire, on en passe et des meilleures...
Et à part dans une tribune de Mediapart que personne ne lit, c'est absent de notre communication quotidienne, absent du discours de nos porte parole.
Pourquoi? c'est du suicide!
A quoi sert le NPA dans ces conditions alors qu'il y a le front de gauche qui semble dire la même chose ?
Comment voulez vous qu'on rassemble dans les comités, qu'on recrute dans les luttes ?
Car c'est quand même ça qu'il faut faire si on veut convaincre de notre programme et progresser vers notre idéal révolutionnaire, non ?
On a besoin de délimitations stratégiques claires pour rassembler un maximum de gens de la base qui se radicalisent.
Énoncer clairement dans notre expression publique la primauté absolue des luttes sur les élections, énoncer clairement en quoi nous sommes différents du front de gauche, ce n'est pas faire de la dénonciation stérile, c'est nous définir en positif et rendre crédible nos propositions politiques.
Et parler de notre projet de société, le socialisme réel, du gouvernement des travailleurs, EN LES ARTICULANT avec nos revendications transitoires, ce n'est pas se couper des gens, au contraire c'est leur présenter la totalité de notre projet politique révolutionnaire et faire comprendre vers quoi nous proposons d'aller.
Bref c'est dire la vérité sur ce qu'on pense. C’est être clairs et audibles.
Et pas surfer sur ce qu'on estime être le degré de conscience des travailleurs.
Depuis toujours, la LCR Meuse, puis le NPA Meuse ont proposé :
- le refus de toute alliance ou fusion même technique avec les partis de droite ou du PS, ou d'EELV
- le refus de toute alliance autre que dans les luttes avec le PC, le front de gauche et ses déclinaisons
- dans les luttes, pas d’appels communs sur la base des positions réformistes mais notre expression propre, ça n’empêche pas l' unité d'action.
- ne pas avoir peur, lorsque c'est possible, d'initier nous mêmes des luttes ou des soutiens, sans faire à tout prix un préalable du front unique (même si c'est bien de le rechercher) et en avançant prioritairement nos propres revendications. Nous n'avons rien à y perdre. (nous y parvenons en Meuse dans le domaine de l'écologie)
- favoriser la convergence des luttes sociales et écologiques
- parler de notre projet de société
On voudrait que notre parti existe vraiment.
On voudrait qu'il représente un espoir pour les révoltés qui recherchent un cadre de rassemblement et de lutte,
On voudrait qu'il fasse rêver d'une nouvelle société et en dessine les contours.
Donc sans véhiculer d'illusions réformistes.
Pour exister vraiment, il faut qu'on arrête de penser avant tout à peser sur les autres et il faut que l'on arrête de faire de l'unité un dogme absolu.
Il faut oser être nous-mêmes, c'est à dire des révolutionnaires.
C"est la P4 malheureusement très minoritaire dans le parti, qui est la plus proche de nos idées.
C"est pour ça qu'on a décidé de la renforcer en rejoignant la tendance Claire
Mais on espère bien qu'un jour, il n'y aura plus besoin de tendance Claire et que ce jour-là notre parti assumera, osera enfin occuper l'espace qui est le sien, celui qui propose la révolution et le socialisme aux gens et rassemble ceux qui sont prêts à l'entendre.
Et il y en a !




