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Privés de savoir ? #DATAGUEULE 63

Cet article fait partie d’une série d’articles visant à diffuser des vidéos présentes sur internet que nous considérons intéressantes sans pour autant souscrire à tous les positionnements politiques qu’elles impliquent. La production foisonnante de vidéastes sur tout un tas de sujets, humoristiques, sociétaux, politiques, scientifiques… principalement sur la plateforme YouTube, est un moyen très agréable de découvrir, de réfléchir, d’apprendre.
Cette vidéo parle d’un sujet central dans la vie des chercheuses et des chercheurs : la publication des travaux de recherche. En effet, c’est par cette publication que les chercheurs et les chercheuses font connaître leur travaux mais aussi se font repérer par leur pairs, ce qui permet, pour les plus jeunes d’entre elleux, de trouver un travail dans une université, ceci à la condition d’être publié.e.s dans les bonnes revues.
C’est ici que le bât blesse puisque ce qui se voulait faire circuler le savoir est devenu une gigantesque machine à fric pour quelques éditeurs scientifiques comme Elsevier. Il y a une vraie concentration qui a conduit à un oligopole privé. Par un cercle vicieux basé sur un business plan extrêmement malin, les chercheuses se retrouvent à soumettre leur articles, et en passant à renoncer à leur droit d’auteur/trice, à des revues privées qui sont achetées par les mêmes universités qui les emploient… Ce mécanisme de privatisation des travaux scientifiques financés par des fonds publics est extrêmement bien expliqué dans cette vidéo, avec chiffres à l’appui, sourcés, et un rythme dynamique et agréable.
À l’heure d’internet, on pourrait naturellement penser que cet outil devrait faciliter le partage scientifique et la diffusion plus libre que jamais, mais la propriété privée des quelques grands éditeurs empêche ceci. Il y a fort heureusement des plateformes qui ont la volonté d’un partage libre et massif, mais qui se heurtent au combat acharné des grand éditeurs luttant pour garder leur monopole, et qui donc fonctionnent dans l’illégalité. La vidéo présente aussi, le projet Open Édition, portail de ressources électroniques en sciences humaines et sociales, qui malgré leur audience grandissante et maintenant très importante, ne rivalise pas encore avec les géants de l’édition.
Même si la vidéo ne le mentionne pas, il existe aussi la plateforme HAL (Hyper articles en ligne) du CNRS qui permet aux chercheurs et chercheuses de toutes disciplines de déposer leurs articles et manuscrits dans une base à accès ouvert. Les universités et les chercheurs et chercheuses négocient pour que les revues permettent le dépôt sur HAL qui permet d’ouvrir un peu l’accessibilité des travaux.
La lutte donc se mène, et il y a des avancées, mais qui restent encore bien insuffisantes. Pour avancer plus, le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche, en France et dans tous les pays, a besoin d’une organisation militante, syndicale et auto-organisée, pour mener le combat et exproprier les grands groupes, pour libérer le savoir, et faire un pas de plus vers le monde que l’on veut construire dans lequel aucune propriété privé ne pourra faire entrave à la diffusion du savoir.





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