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Gil Scott-Heron s’est éteint le 27 mai à l’hôpital St. Luke de New York à 62 ans
Le « Godfather of Rap » ou le « Black Bob Dylan », comme il était surnommé, était séropositif et avait été hospitalisé plusieurs fois pour soigner des pneumonies.
Il est l"un des précurseurs du Rap (avec The Last Poets) du temps où il était d"abord un vecteur politique, au début des années 1970.
Ni Rap (le mot n’existait pas encore), ni Spoken Word, non, on disait Black Poetry... et jazz.
Il était une des figures du « Black Power » et adulé par les Black Panthers.

Ses textes se nourrissent, entre autres, de la réalité de la rue, de « sa » rue, des problèmes politiques et sociaux dont lui-même souffre au quotidien. Il s’impose comme défenseur de la cause noire américaine dès la fin des années 1960 en décrivant la misère, la violence et la drogue qui ravagent les ghettos, en critiquant la politique américaine (et notamment le gouvernement de Nixon), et étendra son propos à la dénonciation de l’Apartheid.
Cet artiste évitait tous les pièges de la célébrité et du succès. Il aurait pu avoir toutes ces choses. Mais il était plus grand que cela. Il semblait tout à fait indifférent à l’argent.

Son chef-d"œuvre reste celui-ci, dans lequel il nous donne sa vision de la révolution en nous invitant à ne pas croire qu"elle se fera devant un écran de télé (à l"époque, c"était le plus grand média) mais dans la rue et de rajouter que c"est par elle seule que nous prendrons le pouvoir : « The revolution will not be televised / The revolution will put you in the driver"s seat / The revolution will be no re-run brothers / The revolution will be live » (La révolution ne sera pas télévisée / La révolution vous mettra à la place du conducteur / La révolution ne sera pas en différé, mes frères / La révolution sera en direct).
Écoutez la chanson ici :
Il restera à jamais une référence dans le Hip Hop, dans la musique en général et une des incarnations des luttes afro-américaines de la fin des années 60. Nous lui rendons hommage.








