Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- Rojava : l’État autonome kurde en Syrie en voie de disparition (21/02)
- Pour un antifascisme de masse ! (21/02)
- CENSURE PARTOUT : "On est une colonie numérique américaine" - Fabrice Epelboin (21/02)
- Affirmer notre antifascisme : le devoir du moment (20/02)
- Alternative communiste : Refuser l’instrumentalisation (20/02)
- L’AFFAIRE QUENTIN DERANQUE : CONTEXTE POLITIQUE et ANTI-FASCISME (20/02)
- LFI DANS LE VISEUR POLITICO-MÉDIATIQUE : À QUI PROFITE LA MORT DE QUENTIN DERANQUE ? (20/02)
- Mort de Quentin à Lyon : contre-enquête au cœur d’une ville gangrénée par la violence d’extrême-droite (20/02)
- Notre amie et camarade Susan George nous a quitté·es (19/02)
- Les titres de la presse auxquels vous avez échappé (19/02)
- Mort de la diplomate Leïla Shahid, éternel visage de la Palestine en France (18/02)
- Lordon : Les collaborateurs (18/02)
- NPA - L’Anticapitaliste : Défendre LFI, faire front face à la fascisation (18/02)
- Venezuela : "Il y a une richesse et une complexité politique dont la presse ne rend pas du tout compte" (17/02)
- Les fascistes ont bien organisé un guet-apens armé (17/02)
- L’Assemblée Nationale rend hommage à un néo-nazi (17/02)
- Les coopératives peuvent-elles sauver les travailleur·ses ? Entretien avec Willy Gibard (17/02)
- "L’antifascisme risque d’être diabolisé" (17/02)
- Le Moment politique de Mélenchon (17/02)
- NPA-R : Face aux intimidations et aux violences de l’extrême droite, union des travailleurs et réponse de classe (17/02)
- Manu Bompard affronte les Grandes Gueules (17/02)
- Coquerel sur RTL (17/02)
- Manu Bompard : Débunkage des fake news sur LFI (17/02)
- Paul Vannier sur RMC (17/02)
- Marx était-il stylé ? Entretien avec Vincent Berthelier (16/02)
Liens
Marche blanche à Aulnay pour Jean-Paul, tué par un baceux

Quelques centaines de personnes se sont réunies à Aulnay-sous-Bois pour rendre hommage à Jean-Paul Benjamin, résidant des Beaudottes et père de deux enfants, abbatu par un baceux en civil samedi dernier,le 26 mars.
L'émotion, mêlant rage et tristesse, était très présente lors de cette "marche blanche" qui fait suite à plusieurs nuits d'émeutes à Sevran et Aulnay-sous-Bois : une fois encore, les quartiers populaires payent par la vie de leurs habitants les politiques racistes et nécoloniales de l'Etat français. Personne n'est dupe ici et tout le monde sait ce qui se joue : "l'affaire" va être montée en épingle, la moindre faiblesse du parcours de jeunesse de Jean-Paul va être disséquée et jetée en pâture aux chiens de gardes médiatiques, toutes les circonstances atténuantes vont être imaginées pour blanchir le flic et incriminer, a travers la figure de la victime, toute une population qui ne serai pas "intégrée", qui serai contre "les valeurs de la République". D'ailleurs, les médias ne sont pas les bienvenus ici : les visages sont masqués et les photos ne sont pas acceptées. Le traitement médiatique des crimes policiers dans les quartiers est connu et il est rejeté. Les habitants, les proches et la famille veulent simplement faire le deuil, et réclamer justice.
Jean-Paul a été tué par balles par un agent de la BAC en civil, ne portant aucune distinction particulière qui aurai permis de l'identifier. L'existence même de ce type de meurtre montre l'impunité dont bénéficient les corps spéciaux de la police et la police en générale. Les quartiers populaires et leur habitants, majoritairement non blancs, sont régulièrement victimes d'exactions et de violence de la part des "forces de l'ordre" sans que celles-ci ne soient jamais réellement condamnées. Que l'on pense, entrés autres, à Adama Traoré, Lamine Dieng, Théo Luhaka ou encore Zyed Benna et Bouna Traoré, la liste des morts ne cessent de s'agrandir autant que celle des condamnés de se réduire.
À une semaine du premier tour des élections présidentielles, l'auteur des coups de feu a été mis en examen. Nul doute qu'il s'agit ici de calmer le plus rapidement possible une affaire qui pourrait enflammer les quartiers. Mais la paix sociale ne s'achète pas, pas plus que ne s'effacent l'impunité policière, le racisme structurel et les humiliations quotidiennes.
Pour Jean Paul Benjamin, pas de justice, pas de paix





.jpg)

