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L’extrême droite finlandaise sur le point d’entrer au gouvernement
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(Le Monde) Eurosceptiques, Les Vrais Finlandais vont engager les négociations avec le futur premier ministre, Juha Sipilä, vainqueur des législatives
Sauf surprise, le parti populiste d'extrême droite des Vrais Finlandais va accéder pour la première fois de son histoire au pouvoir en Finlande. Le probable futur premier ministre, le centriste Juha Sipilä, a confirmé, jeudi 7 mai, qu'il allait entamer des négociations sur un programme de coalition avec ce parti, arrivé deuxième lors des élections législatives du 19 avril. Le leader charismatique du parti, Timo Soini, devrait dès lors réaliser son rêve et devenir ministre, probablement des finances ou des affaires étrangères.
" C'est la meilleure solution. La situation économique constitue le plus grand défi. Nous avons besoin d'une coalition forte, capable d'élaborer des réformes et de les mettre en œuvre ", a expliqué Juha Sipilä lors d'une conférence de presse. Les deux partis devraient également s'associer avec les conservateurs menés par le premier ministre sortant, Alexander Stubb, arrivés en troisième position lors des élections législatives.
Alliés, ces trois partis devraient bénéficier d'une majorité confortable de 123 sièges sur 200 et entamer dès vendredi les négociations sur le programme précis de coalition. Les sociaux-démocrates, qui faisaient partie du gouvernement sortant, resteront dans l'opposition, après avoir connu une défaite historique aux élections.
A 52 ans, Timo Soini a fait toute la campagne en assurant qu'il était prêt à gouverner. Ce populiste eurosceptique, très critique sur les aides à la Grèce, a policé son discours pour parvenir à ses fins.
Cure d'austérité
Les critiques contre l'euro ont notamment été mises de côté, même si son programme affirme toujours que la Finlande doit " renégocier son adhésion à l'Union européenne, récupérer des pouvoirs de Bruxelles et réduire les pouvoirs de la Commission européenne ". M. Soini a également placé au second plan ses critiques contre l'immigration, mais sans condamner les dérapages racistes de certains de ses candidats.
Dès le soir du scrutin, le centriste Juha Sipilä, arrivé en tête, avait annoncé qu'il n'excluait pas de gouverner avec M. Soini. En Finlande, les trois partis de gouvernement traditionnels estiment qu'il vaut mieux faire participer au pouvoir les Vrais Finlandais que de les laisser progresser dans l'opposition. Après la Belgique et la Grèce, la Finlande est le troisième pays européen à compter au sein du gouvernement un parti populiste eurosceptique.
Si l'euroscepticisme de M. Soini peut en partie convenir à M. Sipilä, la question de la position européenne de la Finlande va rapidement se poser, surtout s'il obtient le portefeuille des affaires étrangères ou des finances. Le conservateur Alexander Stubb est, en effet, un grand partisan de la construction européenne, et prône même l'adhésion de son pays à l'OTAN. Même si à l'unisson du reste des partis, il a toujours été réticent à aider la Grèce.
Les trois partis doivent aussi s'entendre sur la sévère cure d'austérité que prépare M. Sipilä pour redresser les comptes d'un pays qui a déjà connu trois ans de récession et se prépare encore à une croissance très faible en 2015. Le centriste a annoncé qu'il comptait réduire d'au moins 6 milliards d'euros les dépenses publiques sous sa mandature.
Mercredi, il a aussi tenté d'obtenir un accord des partenaires sociaux sur une réforme du marché du travail destinée à renforcer la compétitivité du pays. Mais syndicats et patronat ne sont pas parvenus à s'entendre. Si les conservateurs sont prêts à réduire drastiquement les dépenses publiques, les Vrais Finlandais sont, eux, nettement plus prudents et ont plusieurs fois demandé que les efforts ne soient pas trop brutaux.
Jean-Baptiste Chastand




